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RESULTATS DES TRAVAUX
2ème PLENIERE
PRESENTATION DES RAPPORTS D’ATELIER
ATELIER N°1
DISPOSITIF
DE SUIVI, INDICATEURS, SYSTEME D’EVALUATION, SYSTEME DE COMMUNICATION
Le suivi de la stratégie de réduction de la pauvreté vise
les objectifs suivants : (i) le suivi du processus (de la progression)
de la mise en œuvre de la stratégie ; (ii) l’évaluation de ses impacts à
travers les indicateurs intermédiaires et de résultats ; (iii) le suivi et
l’évaluation de l’exécution financière et (iv) la mise en place d’un système
d’information.
Le DSRP a proposé une série d’indicateurs et un dispositif
général pour le suivi. Pour donner un contenu précis, une réflexion a été
engagée par l’ensemble des acteurs. Elle a été consignée dans des documents
techniques qui devront faire l’objet de discussions en vue de dégager des
consensus sur le dispositif de suivi, le système d’évaluation, et le système de
communication à mettre en place.
Plus spécifiquement, il était demandé à l’atelier de :
§
compléter et valider les
indicateurs, sur la base des contributions,
§
étudier et formuler des
recommandations sur les modalités de suivi de l’articulation entre les
politiques sectorielles, les programmes et le DSRP,
§
discuter les propositions sur
les mécanismes de suivi en précisant les rôles et responsabilités et les
mesures à prendre pour assurer la sécurité du dispositif,
§
discuter les différentes
propositions de procédures d’évaluation en identifiant les forces et limites,
et en proposant des mesures d’accompagnement,
§
identifier les divers
produits et services de communication à mettre en place en précisant les rôles
des différents acteurs.
Les travaux de l’Atelier consacré au
dispositif de suivi, indicateurs, système d’évaluation, système de
communication ont été conduits par un bureau composé comme suit :
A.
Méthodologie de travail
L’analyse des TDR a conduit à regrouper en un seul point les thèmes: articulation politiques/programmes et DSRP, dispositif de suivi - système d’évaluation-système de communication.
Partant de ce remaniement des termes de
référence le schéma de travail suivant a été adopté:
§ Discussion sur le dispositif de suivi-évaluation et de communication
Plusieurs contributions écrites ont été
enregistrées et seront versées au dossier de la CSPCL-MEF. Ces contributions
portent en général sur les indicateurs.
B. Résultats des travaux
B1.
sur les indicateurs.
La lecture des indicateurs a conduit de la part de l’atelier les observations et constats ci-dessous :
Recommandations sur les
indicateurs
B2. Sur le dispositif de suivi-évaluation.
En ce qui concerne le deuxième point, les observations et constats ci après sont notés :
o Le suivi de l’exécution de la SRP
Recommandations sur le dispositif de
suivi-évaluation
o de valoriser l’existant (systèmes existants de collecte de données et d’analyse de politiques et études existantes),
Ce dispositif devra être
complété par un programme d’appui (outils et méthodes, renforcement de
capacités, cadre et conditions de travail propices) et la mise en place d’un
observatoire de suivi des conditions de vie des ménages.
ATELIER
N°2
.
CADRE INSTITUTIONNEL
Le dispositif institutionnel de mise en œuvre du DSRP peut
être articulé autour de deux niveaux : le niveau stratégique et le niveau
opérationnel. Ce choix prend en compte les expériences des politiques, s’appuie
sur les principes de base de la stratégie et s’inscrit dans une dynamique de
cohérence avec les options fortement affirmées dans le cadre de la
décentralisation.
Les objectifs spécifiques assignés à l’atelier sont :
§
discuter le dispositif institutionnel arrêté par le gouvernement en vue
de formuler des recommandations sur les mesures d’accompagnement et les
dispositions à prendre au niveau de chaque secteur ;
§
donner un contenu aux principes directeurs retenus par le DSRP et
formuler des recommandations sur les dispositions à prendre pour rendre
effectif ces principes.
Les travaux de l’Atelier ont été conduit par un bureau composé comme
suit :
§
Président :
Medoune Diop. Collectif des Organisations de la Société Civile
§
Personne
ressource : Ibrahima Dia
§
Rapporteur :
Ahmed Lamine Thioye, UPE/MEF
§
Facilitateur :
Ababacar Kane, Cabinet MGP-Afrique
L’atelier N° 2 a eu à réfléchir sur le
dispositif institutionnel de mise en œuvre de la SRP. Les débats parfois
passionnés mais fructueux se sont
déroulés sous l’autorité du président de séance.
Après présentation des TDR par le
facilitateur, un rappel a été fait par le CT des éléments essentiels du dispositif
institutionnel arrêté par le gouvernement.
Cela a conduit à constater que le cadre
institutionnel prévu au niveau régional n’est que le reflet des recommandations
issues des consultations régionales.
Les discussions ont tourné autour des 3
questions suivantes :
1 - La
présidence du CRP
En ce qui concerne la présidence du Comité
Régional de Pilotage trois (3) options se sont dégagées au cours des discussions.
La 1ère option s’est exprimée en
faveur du choix du Président du Conseil Régional (PCR) en conformité avec la
loi 96-06. La 2ème option montrait la pertinence du choix du
Gouverneur.
Outre ces éléments d’appréciation du choix
du Gouverneur ou du PCR, un 3e groupe d’intervenants a estimé que
l’enjeu n’est pas la présidence, mais les objectifs, les missions et résultats
attendus. Pour cela, il est proposé pour des raisons de précaution et de
prudence de maintenir l’option retenue par le Gouvernement.
Les échanges ont permis de retenir les
propositions de mesures d’accompagnement suivantes :
§
tout en
maintenant la présidence du Comité de Pilotage par le
Gouverneur, confier le pilotage du Comité de suivi aux collectivités
locales
§
faire jouer
aux ARD le rôle de secrétariat du Comité de Pilotage
et à la DPS le rôle de Secrétariat du Comité de suivi.
2 – La Composition des Organes
Composition des Instances.
Des interventions ont montré qu’il y a des
omissions d’acteurs à corriger ; pour cela, les recommandations suivantes
ont été faites :
§
Mettre en
cohérence la liste de composition des comités Régionaux avec celle du Comité
National de Pilotage.
§
La société
civile ne peut pas être représentée par une seule personne au CNP. Il faut
prendre en compte la diversité, en particulier veiller à la présence d’un
représentant des associations d’handicapés, de jeunes, de femmes, de religieux.
§
Les
collectivités locales ne peuvent être représentées par une personne ;
veiller à avoir les trois (03) ordres de collectivités locales.
§
Créer un observatoire National de la Société Civile
pour le suivi de stratégies qui organisera des évaluations et des
investigations indépendantes.
§
Mettre à
profit les compétences locales dans les universités et centres de recherche
pour les activités d’évaluation et d ‘analyse.
§
Mettre tous
les services régionaux existants dans le dispositif régional y compris l’ANCAR
et les CRP.
§
Intégrer tous
les ministères concernés dans le Comité National de Pilotage
Les participants ont adopté le dispositif
institutionnel et souhaité une harmonisation et simplification des appellations
pour éviter toute confusion. A ce titre, les recommandations suivantes ont été
faites :
§
Comité
National de pilotage de la SRP
§
Comité Régional
de pilotage de la SRP
§
Cellule
Nationale de Suivi de la SRP
§
Comité
Régional de suivi de la SRP
§
Points focaux
de suivi de la SRP
Pour l’opérationnalité de la mise en œuvre de la SRP, le Comité Technique a par ailleurs présenté un schéma institutionnel exhaustif délimitant les composantes des structures pour les missions de pilotage, de suivi et d’exécution.
La phase opérationnelle s’appuiera également
sur des éléments existants en ayant recours aux principes que l’atelier avait
aussi pour tâche d’apprécier.
Ainsi, le contenu des principes a été validé
avec toutefois des propositions de reformulation et d’organisation dans la
logique de présentation, de hiérarchisation.
Il est, à ce titre, proposé que le principe
de rendre compte soit retenu comme un huitième principe. Une proposition de
définition des modalités, des contraintes, et des mesures à prendre en a déjà
été faite. Les principes de faire avec ou de faire ensemble, à coté de celui du faire-faire, le principe
d’efficience et d’efficacité, et le principe d’autonomie sont proposés par les
divers intervenants.
Pour ce qui est des principes déjà définis,
il est recommandé de prioriser les régions les plus pauvres dans les mesures à
prendre et également de définir plus
précisément les actions qui sont
restées jusque là assez générales.
ATELIER N° 3
GESTION FINANCIERE
Parmi les risques de la stratégie identifiés dans le DSRP
figurent la capacité d’absorption des ressources du plan d’actions prioritaires
en rapport avec les procédures budgétaires actuelles qui peuvent compromettre
la mise en œuvre de la stratégie au niveau de la célérité dans les
décaissements et le contrôle efficient de l’utilisation des ressources.
Dans un souci de lever les contraintes liées à ces risques,
des discussions ont été engagées et des propositions ont été élaborées par les
différentes parties prenantes.
Les travaux de l’Atelier consacrés à la « Gestion
financière » ont été conduits par un bureau composé comme suit :
La discussion s’est engagée autour des TDR
et l’approche à suivre. Les participants se sont accordés sur le principe d’une
amélioration des TDR par les points soulevés suivants :
1. les ressources pour financer la SRP et les contraintes
Les sources de financement suivantes ont été identifiées :
Etant donné que les ressources du Secteur
privé et des ONG restent en dehors du cadre budgétaire de l’Etat, le mécanisme
de gestion financière ne retiendra que les autres sources de financement
C’est ainsi que le tableau ci-après
identifie les sources de financement et établit leur relation avec le mécanisme
de gestion budgétaire publique.
|
N° |
SOURCES DE FINANCEMENT |
MECANISMES DE GESTION FINANCIERE (Publique) |
|
1 |
Ressources
budgétaires internes / Etat et démembrement |
|
|
2 |
Ressources de
l’initiative PPTE |
Visée |
|
3 |
Ressources
des bailleurs de fonds |
Visée |
|
4 |
Ressources
des ONG |
Non Visée |
|
5 |
Ressources du
Secteur Privé |
Non Visée |
2. La mobilisation et l’absorption
A propos des contraintes, l’atelier a retenu de les sérier en « contraintes liées à la mobilisation des ressources de l’Etat » et celles liées aux procédures des bailleurs.
§ Les contraintes liées à la mobilisation et à l’absorption des ressources budgétaires de l’Etat (projets d’investissement public) ont été identifiées au niveau du MEF, des ministères techniques et des procédures budgétaires en général ; dans ce sens, les recommandations du Comité de réflexion pour l’Amélioration de l’Absorption des ressources dans les Projets d’investissement public ont été adoptées et connaissent un début de mise en œuvre. Le Comité Technique ad hoc a fait siennes ces recommandations et proposé une recommandation (adoptée en conseil interministériel) relative à l’identification des dépenses de pauvreté.
L’atelier a relevé par ailleurs le manque d’informations et d’implication de certains acteurs (la société civile et les collectivités locales) dans le cadre de ces réflexions ainsi que le déséquilibre dans l’allocation des ressources.
§ Les contraintes liées à la mobilisation des ressources des bailleurs : procédures complexes, conditionnalités, non-objection sur certaines catégories de dépenses, procédures d’appel d’offres, etc., coordination avec les experts nationaux.
Les recommandations :
§
la poursuite
de la mise en oeuvre des recommandations contenues dans le rapport du comité de
réflexion susmentionné pour ce qui couvre l’Etat et les bailleurs ;
§
une meilleure
implication des acteurs dans toutes les étapes ;
§
l’équité dans
le ciblage et l’allocation des ressources ;
§
le
renforcement des capacités ;
§
l’allègement
des procédures des bailleurs ;
§
l’harmonisation
des procédures ;
§
une meilleure
coordination.
3. les modalités de financement et les contraintes
Concernant les partenaires au développement, trois (3) modalités de financement ont été identifiées avec leurs contraintes et avantages.
|
N° |
MODALITES DE FINANCEMENT |
AVANTAGES |
INCONVENIENTS |
|
1 |
§
Vision
globale §
Coordination des besoins §
Souplesse §
Harmonie |
§
Risque pour
le préfinancement §
Risques liés
aux aléas politiques §
Lourdeur des
procédures |
|
|
2 |
Appui / Approche Programme |
§
Cadre
attrayant pour les Bailleurs de Fonds §
Impact
social avéré §
Visibilité
des actions et ciblage |
§
Multiplicité
des procédures |
|
3 |
Aide-projet |
§
Ciblage
géographique, sectoriel et social mieux assuré |
§
Concentration
de projets ou télescopage avec besoins non satisfaits ailleurs §
la Procédure
des bailleurs |
L’atelier a retenu les recommandations
suivantes sur les modalités de financement en direction des
bailleurs :
§
l’encouragement de la modalité «Appui programme» du fait
que le programme sectoriel (par son orientation et l’impact attendu sur la
réduction de la pauvreté) constitue aussi un bon cadre de mobilisation pour les
bailleurs.
En ce qui concerne les modalités de mise en œuvre financière, l’atelier recommande :
§
le
développement d’un système informatique accordant une priorité aux dépenses de
pauvreté identifiées en attendant une réflexion beaucoup plus approfondie sur
un mécanisme de financement particulier,
§
l’atelier
suggère une année budgétaire pour mesurer l’efficacité.
4. le budget par objectif
A propos de la méthode des budgets par
objectif, le débat à permis de dégager
les avantages et les contraintes et a abouti à une recommandation :
§
les
avantages :
Ø la transparence dans la gestion et la bonne
gouvernance ;
Ø la programmation pluriannuelle ;
Ø la minimisation des risques de
rupture ;
Ø le faire - faire ;
Ø la visibilité ;
Ø la méthode participative ;
Ø la décentralisation ;
Ø le suivi et l’évaluation.
§
les
contraintes
Ø la défaillance du système
d’information ;
Ø l’insuffisance des compétences.
§
Recommandation
Avant de vulgariser la méthode des budgets par
objectif, évaluer les expériences en cours (secteurs Santé et Education) pour
en tirer les leçons quant à la possibilité d’extension et prendre le temps de
former tous les acteurs impliqués à tous les niveaux.
5. La décentralisation de la gestion
financière.
L’atelier constate que la décentralisation de la gestion financière pose des problèmes, c’est ainsi qu’il recommande les mesures suivantes :
§
compte tenu
des insuffisances (montants, délais) notées dans le système actuel de gestion
financière, l’atelier recommande d’explorer les possibilités qu’offre la
décentralisation pour améliorer le système dans le respect des principes
directeurs du DRSP ;
§
pour améliorer
l’efficacité de la gestion financière, il faut, d’une part, augmenter les
moyens des institutions de contrôle internes et, d’autre part, s’ouvrir au
contrôle externe.
SYNTHESE DES DISCUSSIONS DE LA 2ème PLENIERE
La deuxième plénière a eu pour objet l’audition des trois rapports d’ateliers. Chaque atelier était dirigé par une organisation comprenant un président, une personne ressource membre du comité technique, un facilitateur et un rapporteur .
La restitution des résultats des travaux d’ateliers a montré que, dans chaque atelier, le déroulement des travaux a épousé une démarche conforme aux termes de référence de l’atelier ; et avant d’ouvrir les débats la personne ressource de l’atelier a apporté les précisions et clarifications nécessaires.
L’audition des rapports d’ateliers a été suivie d’échanges sur des aspects précis de la mise en œuvre et du suivi de la SRP ; les interventions ont essentiellement tourné autour de trois axes, à savoir :
§
le choix des indicateurs
Beaucoup d’interventions ont été axées sur le choix des indicateurs ; certains ont estimé que trop d’indicateurs ont été proposés , ce qui risquait de renchérir le coût du suivi ; d’autres, par contre, ont insisté sur la nécessité de renseigner sur la situation de référence des indicateurs liés à l’emploi, la culture, le cadre de vie etc.
Un consensus s’est dégagé sur la nécessité de retenir les indicateurs les plus pertinents, de les caractériser et de les prioriser.
§
le cadre institutionnel
La nécessité de mettre la société civile à une position la plus élevée possible, du niveau stratégique, a été évoquée par plusieurs intervenants.
Le dispositif de mise en œuvre au niveau régional était aussi une autre préoccupation des intervenants. En ce qui concerne, la prépondérance de l’administration, au détriment des collectivités locales, dans le dispositif proposé, les réaménagements, du cadre institutionnel régional, proposés pour confier des rôles au Président du Conseil Régional et à l’A.R.D. ont été appréciés.
Il est aussi ressorti des débats :
§ la nécessité d’impliquer tous les acteurs locaux (élus locaux, services techniques, secteur privé, société civile) à la mise en œuvre de la SRP,
§
la nécessité de donner un
contenu précis à l’observatoire de la société civile,
§ la nécessité d’organiser une conférence budgétaire avec les bailleurs de fonds, en harmonie avec la programmation budgétaire de l’Etat et d’harmoniser les évaluations des bailleurs.
§
la mobilisation et la gestion des ressources
Sur cet aspect, les interventions ont fait ressortir la nécessité de:
i. définir une stratégie claire de mobilisation des ressources et de parvenir à une programmation conjointe Gouvernement – Partenaires au Développement.
ii. Définir un axe de mobilisation des ressources locales.
iii. Proposer la création d’un groupe de contact des bailleurs.
iv. Elaborer un manuel de procédures simple et accessible.
v. Renforcer les capacités locales.
A la suite des interventions le Comité Technique a tenu à apporter les précisions suivantes :
§ les DSRP sont des stratégies qui se réajustent après chaque évaluation ;
§ par rapport aux Observatoires, il faut distinguer l’observatoire des conditions de vie des ménages, qui est technique, de l’observatoire de la société civile qui sera un instrument d’alerte et d’action de la société civile dans le processus de mise en œuvre de la SRP.
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