République du Sénégal
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I.        LA LOI DE FINANCE DE L'ANNEE 2005

La loi de finances de l’année 2005 est définie dans un contexte de mise en œuvre d’importantes réformes budgétaires avec la déconcentration de l’ordonnancement, la décentralisation du Budget Consolidé d’Investissement (BCI), la mise en œuvre du Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) dans quelques ministères et l’unification des nomenclatures du BCI et du Budget.

Elle est marquée par la poursuite de la mise en œuvre du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) qui constitue le cadre global du programme de croissance et de réduction de la pauvreté.

I1.   Les ressources du budget général

Les ressources ordinaires du budget (hors dons) pour l’année 2005 sont arrêtées à 841,1 milliards contre 781,4 milliards dans la loi de finance initiale 2004. Elles enregistrent ainsi une amélioration de 59,7 milliards par rapport à l’année 2004, grâce notamment à l’effort conjugué de recouvrement des recettes fiscales et non fiscales.

I11. Les recettes fiscales

Les recettes fiscales attendues pour l’année 2005 s’élèvent à 802,2 milliards contre 737,2 milliards lors de la gestion 2004, soit une hausse de 8,9%.

Les impôts directs sont projetés à 200 milliards en 2005 contre 170,7 milliards en 2004, soit une croissance de 17%. Cette progression serait imputable à une bonne évolution de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur le revenu.

Les impôts indirects ont été arrêtés à 602,2 milliards en 2005 contre 566,5 milliards en 2004, soit une augmentation de 6,3%. Cette évolution résulterait des bonnes performances des recouvrements sur les impôts et taxes intérieurs sur les biens et services et les droits et taxes à l’importation.  

Les taxes sur biens et services sont attendues à 448 milliards en 2005 contre 403,6 milliards en 2004, soit une progression de 6,3%.

Les droits de douanes (hors TVA à l’importation)  sont prévus à 136,2 milliards en 2005 contre 132,1 milliards en 2004, soit une hausse  de 3%.

I12. Les recettes non fiscales

Les recettes non fiscales de l’année 2005 devraient croître de 13% par rapport à l’année précédente pour s’établir à 38,9 milliards.

 

I13. Les dépenses du budget général

Les prévisions de dépenses du budget général s’établissent à 868,1 milliards. Elles sont constituées des dépenses courantes (personnel et autres dépenses courantes) dont le montant est fixé à 559,1 milliards et des dépenses en capital sur ressources internes évaluées à 309 milliards, dont un montant de 49,6 milliards financé sur ressources PPTE.

I14. Les dépenses de personnel 

Les dépenses de personnel  pour l’année 2005 sont prévues à 249,3 milliards. Elles devraient ainsi connaître un accroissement de 23,4 milliards en valeur absolue et de 10,4% en valeur relative, par rapport à la gestion budgétaire 2004. Cet accroissement est essentiellement dû d’une part à la politique de recrutement de 5000 agents par an dans la fonction publique initiée depuis l’année passée et d’autre part à la révision de l’échelle de rémunération des fonctionnaires de l’état à partir d’octobre 2004.

I15. Les autres dépenses courantes

Ces dépenses sont projetées à 299,8 milliards (hors un montant de 10 milliards de dépenses sur ressources PPTE) contre 284,8 milliards l’année précédente. Elle progressent ainsi de 15,1 milliards en variation absolue et de 5,3% en variation relative. Cet accroissement est le fait des dépenses en fournitures, entretien et autres qui passent de 146,3 milliards à 157 milliards soit une hausse de 7,3%.

La hausse des dépenses courantes s’explique par le respect des normes fixées pour les budgets alloués à l’éducation et de la santé, notamment aux soins de santé primaires. En effet, la part du budget de fonctionnement allouée à l’Education est de 40% et 10% pour la Santé.

I16. Les dépenses d’équipement

La politique d'investissement du Gouvernement sera renforcée par la mobilisation accrue de ressources internes et l'amélioration de l'efficacité de la dépense publique. Après l'accroissement de l'épargne publique, les actions seront de plus en plus orientées vers les infrastructures d’appui à la production (routes, télécommunications, secteurs productifs etc.), la mise en valeur des ressources humaines, la promotion du secteur privé et l’amélioration des conditions de vie des populations. Un accent particulier sera accordé à l’amélioration de la mobilité urbaine à Dakar.

De nouvelles procédures seront mises en place pour accroître la capacité d’absorption des ressources et la qualité des travaux publics notamment par le biais de la programmation budgétaire par objectifs qui est déjà initiée dans les secteurs de l'Education et de la Santé.

Le Budget Consolidé d’Investissement est fixé à 575,9 milliards contre 461,4 milliards l’année passée. Il progresse ainsi de 114,5 milliards en valeur absolue et de 24,8% en valeur relative.

Les dépenses d’investissement financées sur ressources internes sont établies à 309 milliards et s’améliorent ainsi de 52,8% par rapport au BCI de 2004 soit un effort interne de 106,8 milliards.

 Les comptes spéciaux du Trésor

Les comptes spéciaux du trésor sont projetés en dépense pour 46,4 milliards en 2005 contre 43,3 milliards dans la loi de finances 2004, soit une hausse de 3,1 milliards en valeur absolue et 7,2% en valeur relative. Les ressources du compte progressent quant à elles de 5,4%.

I17. Le financement du déficit budgétaire

En ce qui concerne le financement intérieur, le Gouvernement continuera de s’adresser au marché financier de l’espace UEMOA par le biais de l’émission de bons de Trésor afin de poursuivre la réduction progressive des concours directs de la Banque Centrale et au profit d’un marché des titres publics dynamiques.

Au niveau de l’assistance extérieure, le Sénégal continuera à bénéficier des concours des partenaires extérieurs avec des taux concessionnels.

 

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