Communiqué de presse

 

Standard & Poor’s Paris

Le 18XX décembre 2000

Navaid Farooq, Londres + 44 207 847 71 06

John Chambers, CFA, New-York + 1 212 438 73 44

Contact presse :

Laurence Aussedat, Paris + 33 (0)1 44 20 66 57

 

 

RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL

·       Attribution de notes

 

 

NOTES ATTRIBUÉES

République du Sénégal                                                        République du Sénégal

Notes S&P (LT) :                  B+                                          Note S&P (CT) :                      B

Note de référence                                                                   Note de référence

 

Perspective                            stable

 

 

Standard & Poor’s attribue les notess à long terme « B+ » et à court terme « B » à la République du Sénégal. La perspective est stable.

La perspective attachée à la note long terme est stable.

 

Le Sénégal est le premier pays de l’Afrique de l’Ouest noté par Standard & Poor’s.

 

Les notes attribuées à la République du Sénégal sont limitées par les éléments suivants :

·        lLe faible niveau de développement du pays, notamment avec un PIB par habitant inférieur à 500 dollars U.S. et le manque important d’infrastructures ;

,

·        lLe faible niveau d’éducation, le taux élevé de pauvretéLe bas niveau d’éducation, la grande pauvreté et les autres faibles indicateurs de développement humain témoignent d’une agriculture de subsistance qui emploie plus de la moitié de la main d’œuvre du pays. Les manques d’infrastructures, en particulier en ce qui concerne la production d’électricité et les moyens de transports, limitent la croissance de l’économie ;

 

,

·        lLe haut niveau de la dette publiquepublique, à 92 % du PIB en 2000. La dette publique (publique est plus élevée que la moyenne de la catégorie « B » et que la moyenne de tous les autres pays notés « B+ » à l’exception du Liban (137 %). Néanmoins, la structure favorable de la dette - pratiquement totalement constituée de dette extérieure à des taux avantageux - atténue son impact négatif sur l’économie. En conséquence, les paiements d’intérêt du gouvernement s’élèvent à 8 % des revenus. Les finances extérieures du Sénégal sont ainsi moins vulnérables à la confiance des investisseurs que celles d’autres pays notés « B+ ».

 

 

Les notes bénéficient des éléments suivants :

·        lL’appartenance du Sénégal à l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), avec une banque centrale indépendante (la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, BCEAO) indépendante, qui est en charge de la politique monétaire et de l’émission du franc CFA (Communauté Financière Africaine), la monnaie domestique.

,

LLe franc CFA a une parité fixe avec l’euro et reçoit une garantie de convertibilité (et non de taux de change) du Trésor français. Ces accords institutionnels, le support de ses membres (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) depuis plus de quarante ans et la politique monétaire prudente de la BCEAO ont été bénéfiques à la zone monétaire.

 

En particulier le taux d’inflation est faible, estimé à 2 % en 2000 et 2001 pour le Sénégal. Comparé à d’autres devises de pays émergents, le franc CFA a conservé sa valeur intrinsèque. La zone monétaire est aussi moins vulnérable aux risques de liquidités extérieures. Enfin le risque de taux de change pour les agents domestiques a été réduit. Par conséquent, la solidité financière de la zoneBCEAOcette région est supérieure à celle de l’ensemble de ses huit pays membres réunis, ;

 

 

·        Une politique macroéconomique prudente et des réformes structurelles. Le support financier et technique des bailleurs de fonds et les contraintes extérieures imposées par l’appartenance à la zone monétaire devraient engendrer une gestion saine de l’économie. La poursuite des réformes des entreprises publiques permettra une allocation plus efficace des ressources et l’amélioration de l’environnement économique.

 

Perspective : stable

La perspective attachée à la note long terme du Sénégal est stable.

En mars 2000, le Sénégal a connu sa première alternance politique d’un parti a un autre depuis l’indépendance en 1960.

Abdoulaye Wade, candidat du Parti Ddémocratique Ssénégalais, a remporté les élections présidentielles.

 

La perspective stable reflète l’attente de Standard & Poor’s que le gouvernement va continuer à adhérer au programme de réformes structurelles. Ce programme , qui inclut basé sur la vente d’entreprises publiques, l’harmonisation de la taxe sur la valeur ajoutée, la simplification de la législation sur l’investissement, et la restructuration dues fonds de pension public.s (PLUSIEURS OU UN SEUL un seul?). Les institutions politiques du pays, ainsi que la des conditions stabilitémacroéconomiques stablesde ses structures se distinguent favorablement le Sénégal d’autre pays sub-sahariens.

 

La poursuite du programme de réformes initié par le Président Wade devrait conduire le Sénégal à remplir les conditions nécessaires à un allégement de la dette publique dans le cadre de l’Initiative d’Allègement de la Dette des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et donc à améliorer le profil de sa dette extérieure.

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