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Troisième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés : Mémoire présenté par le Sénégal |
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4. Les nouveaux avantages espérés par le
Sénégal dans le contexte de la Troisième Conférence des Nations Unies sur les
Pays les Moins Avancés Le Sénégal
s'inscrit pleinement dans une dynamique d’intégration de son économie dans le
processus de mondialisation. Dans cette perspective, il compte améliorer la
compétitivité et la spécialisation de son économie, et réussir son évolution
vers des secteurs faisant l'objet d'une demande internationale croissante.
Cette demande concerne un ensemble de produits issus d'industries d'assemblage
ou de transformation, ainsi qu'une très importante sphère d'activités se
situant dans le domaine du commerce international des services, en tête
desquelles se trouvent le tourisme et les services liés à la culture. Le pays
compte mettre en valeur d’importants atouts qui rendent possible la poursuite
de cette vision: une situation géographique idéale, une richesse de
l’environnement naturel et de la culture, et un engagement de la communauté
internationale aux côtés du Sénégal pour créer les conditions d’améliorer la
qualité de sa spécialisation et de renforcer ses avantages comparatifs et
compétitifs. Dans ce contexte,
l'entrée du pays dans la catégorie des PMA ne constitue pas, pour les Autorités
sénégalaises, un recul dans l'option prise de participer de façon dynamique et
active au processus de la mondialisation. Le Sénégal voit dans le passage au
statut de PMA un rappel des handicaps structurels dont souffre le pays, qui ne
constituent pas des barrières permanentes au développement mais confirment
l'importance du choix de moderniser l'économie. Si les Sénégalais souffrent de
bas revenus (PIB par hab.) et d'un grand retard dans le développement de leurs
ressources humaines (APQLI), et que l'économie est hautement vulnérable parce
que la production agricole est instable (EVI), il importe de réduire la
vulnérabilité du secteur agricole par la mise en œuvre de politiques de
réformes appropriées, de mettre en pratique un processus dynamique
d’exploration et d’exploitation d’autres niches de croissance et en définitive,
d’accroître la contribution à la croissance de secteurs moins vulnérables. La
croissance attendue de l’amélioration de la qualité de la spécialisation et
d'une moindre vulnérabilité de l'économie constitue la meilleure garantie d'un
progrès économique et social, qui pourra en définitive se traduire par une
progression des indicateurs de revenu national et de développement du capital
humain. Dans cette perspective, le Sénégal peut espérer ressortir de la
catégorie des PMA. Le Sénégal compte
réaliser son objectif de développement durable en s’appuyant sur la
mobilisation de toutes ses ressources internes et l’appui de la communauté
internationale (publique et privée) dans le cadre d’un partenariat profitable à
toutes les parties. La Troisième Conférence des Nations Unies sur les Pays les
Moins Avancés est pour le Sénégal une occasion pour définir un nouveau cadre de
partenariat afin de tirer meilleur profit de l‘environnement économique
international. Ainsi , la
Troisième Conférence des Nations Unies sur les PMA pourrait appuyer les
initiatives visant à créer des avantages nouveaux dans les domaines suivants
qui sont d’importance pour le Sénégal: - les infrastructures d’accompagnement aux activités de production et d’échanges,
singulièrement les transports ferroviaire, aéroportuaire et routier. Il s'agit
en effet d'une exigence vitale pour
permettre aux opérateurs économiques sénégalais de tirer pleinement profit des
opportunités d’affaires non seulement sur le marché national, mais également
dans l'ensemble de la sous- région ouest africaine, dans le cadre des marchés
des potentiels de près de 60 millions
de consommateurs au sein de l’UEMOA et de près de 200 millions au niveau de la CEDEAO,
et enfin partir à la conquête des marchés des autres régions du monde. De ce
point de vue, le volet investissement de la Conférence, à la suite de la réunion
d'experts sur le rôle du secteur privé dans le développement des
infrastructures, est d'un intérêt tout particulier pour le pays . La
Conférence pourrait appuyer la conception et la mise en œuvre d’une stratégie
visant à attirer, par des incitations appropriées, les entreprises des pays
développés nettement plus compétitives dans ce domaine et à internaliser les technologies avancées; - le développement
du capital humain pour conférer
aux populations des capacités à mieux valoriser les opportunités d’affaires,
aide à consolider la compétitivité de l’économie nationale et à disposer d’une
main d’oeuvre qualifiée qui est une autre dimension essentielle de
l’attractivité d’un pays pour les investisseurs. En matière d’éducation en particulier, le développement fulgurant des nouvelles technologies
de l’information ouvre des perspectives de nouer un partenariat fécond avec les
centres d’excellence étrangers de réputation mondiale (universités par exemple)
pour développer des activités virtuelles et en réseau, dans les domaines de
l’éducation et de la formation , incluant l’échange de professeurs et la
co-délivrance de diplômes, le parrainage. Le secteur pourrait jouer un rôle
primordiale dans la création de ces centres d’excellence, notamment au niveau
de la sous-région UEMOA. - la modernisation de l’agriculture sénégalaise sous
plusieurs volets : attirer des
investissements lourds privés dans le secteur agricole en vue d’assurer une
production diversifiée et compétitive, maîtriser les circuits de distribution
ce qui suppose notamment de renforcer les capacités d’analyse et de suivi des
marchés notamment extérieurs, promouvoir un entreprenariat agricole dynamique.
La Conférence offre l’opportunité d’intensification les réseaux de coopération
mis en place dans cette perspective ; - enfin, le tourisme qui du fait des importants investissements réalisés , mais dont les résultats quoique positifs, ne sont pas encore à la hauteur des attentes. Une étude de l’impact du tourisme sur l’économie et la société sénégalaise doit être prochainement effectuée, avec l’appui du PNUD. Cette étude devrait mettre en lumière les carences dans les liens entre ce secteur d’activités et le reste de l’économie, sans lesquels tout espoir d’effets positifs du secteur pour le pays serait vain. Différentes actions visant à développer ces liens (notamment les liens avec l’agriculture et la culture locale), y compris des actions de mise en valeur et de sensibilisation des acteurs concernés, pourraient recevoir lors de la Conférence un appui précieux. << Retour
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