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MCA
Préparation
du document du Sénégal
Rapport
de l’atelier du 1 juillet 2004
1. Introduction
Le 1 juillet 2004 s’est tenu à l’hôtel Ngor Diarama, un atelier sur le Millenium Challenge Account (MCA).
L’atelier avait pour objectif général d’informer les acteurs et partenaires sur le processus de préparation de la proposition du Sénégal sur le MCA. Plus spécifiquement il s’agissait d’informer sur le mécanisme MCA, les dispositions prises par le Sénégal depuis son éligibilité, l’état d’avancement du processus et de recueillir les avis de tous les acteurs sur les orientations proposées par le Comité technique.
L’atelier s’est déroulé en deux phases :
Phase 1 : Exposés
Phase 2 : Discussions
La première partie de l’atelier a été consacrée aux exposés suivants :
Dans son allocation Mr Diarisso a d’abord présenté l’équipe technique mise en place par arrêté primatorial comprenant l’administration et la société civile à travers le secteur privé. Il a ensuite mis en évidence les caractéristiques suivantes du MCA :
- le MCA est une initiative du Gouvernement américain qui s’inscrit dans le cadre de l’optique de contribution aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et donc à la Stratégie de réduction de la pauvreté. Le MCA est un fonds mis en place, sur une base Compétitive, pour augmenter l’assistance aux pays en développement, en vue d’accélérer la croissance et de réduire la pauvreté ;
- Critères d’éligibilité : Ne sont éligibles la première année que les pays du groupe IDA, c'est-à-dire disposant d’un revenu par tête inférieur à 1435 US$ et répondant aux critères définis par le MCA ;
- Ces critères sont des indicateurs conçus en fonction des normes définis par les Organisations internationales : OMS pour la santé, UNESCO pour l’éducation et le FMI pour les finances ;
- le MCA a défini un seuil correspondant à la moyenne des indicateurs des pays de l’IDA ;
- les pays candidats sont sélectionnés en fonction de leur niveau d’atteinte par rapport à la moyenne des pays ;
- le Sénégal est, pour l’essentiel des indicateurs, au-dessus des moyennes des pays sauf pour les indicateurs d’achèvement du cycle primaire et de santé ;
- La compétition par rapport aux ressources dépend de la qualité de la proposition et des délais.
Après un rappel des analyses sur les liens entre croissance et pauvreté dans le DSRP, basées sur des estimations des données provisoires d’enquête, et qui montraient que la croissance n’avait pas eu des impacts significatifs sur la réduction de la pauvreté, Mr Diarisso a indiqué l’importance à accorder à ce lien. Sur la base des données définitives de l’ESAM II, Mr Diarisso indique que les impacts de la croissance ont été en réalité plus forts qu’estimés dans le DSRP, prouvant ainsi que la croissance a induit une diminution de la pauvreté même si celle-ci reste encore très forte notamment en milieu rural. Passant en revue les différentes contraintes à la croissance identifiées par les études, Mr Diarisso insistera sur le poids que constituent les difficultés d’accès au foncier aménagé à Dakar et la mobilité urbaine. Enfin, malgré toutes les mesures d’incitation prises pas l’Etat, les investisseurs sont encore réticents à s’installer dans les régions de l’intérieur.
L’exposé sur la proposition du Sénégal a été présenté par Mr Aziz Gueye conseiller technique du Ministre des infrastructures et de l’équipement, membre du Comité technique.
Mr Gueye a introduit son exposé en présentant les critères et principes directeurs qui ont guidé le Comité technique dans son choix :
- impacts sur les bases de la croissance à long terme ;
- contribution à la réduction de la pauvreté par la création d’emplois ;
- synergie et complémentarité avec les projets et initiatives existants ;
- réaliste et faisable à court terme.
- Célérité par la valorisation de travaux existants (études, projets) pour respecter les délais.
Le projet proposé est un programme « compact » qui s’articule autour de la réalisation d’une plateforme industrielle à Diamnadio. Le projet consiste à :
-
la mise à disposition de sites
pour l’implantation d’activités industrielles et commerciales ;
- la réalisation de voies d’accès fluides vers les principaux pôles économiques ;
- Sites touristiques ;
- Sites artisanaux ;
- Port sec ;
- Zones de dépôt et de stockage ;
- Gare des gros porteurs ;
- Marché d’intérêt national.
Le projet contribuera ainsi à :
- la réduction du déficit foncier aménagé de la ville de Dakar ;
- au désengorgement de la ville de Dakar ;
- à l’amélioration de la mobilité urbaine ;
- à la mise à disposition d’un cadre de mise en œuvre de la politique de déconcentration des services administratifs ;
- à l’amélioration des systèmes d’approvisionnement et de distribution alimentaire pour les productions agricoles nationales.
3. Discussions :
Les différents intervenants de la Société Civile, des Syndicats, du Secteur privé et de l’Administration ont axé leurs interventions sur les questions suivantes :
- la participation des acteurs et partenaires sociaux dans le pilotage de la préparation des dossiers ;
- les indicateurs d’éligibilité ;
- les modalités de financement du MCA ;
- le montage financier ;
- les options alternatives au projet de Diamnadio ;
- la cohérence avec les autres projets, notamment ceux qui sont en cours d’exécution et les grands projets du Président de la république ;
- les impacts sociaux, environnementaux et toutes les externalités liées au projet ;
- la communication sur le projet, notamment sur l’intitulé ;
A l’issue de riches échanges, l’atelier a retenu les conclusions suivantes :
- Les participants se félicitent de l’initiative de cette rencontre, qui s’inscrit dans le processus de dialogue et de participation des acteurs à la définition des politiques publiques initié avec le DSRP, et s’engagent à apporter leurs contributions tout au long du processus de formulation de la proposition ;
- Les participants partagent le diagnostic fait sur les problèmes de croissance et approuvent les analyses faites par l’équipe technique sur la nécessité de trouver des solutions réalistes ;
Les participants :
- approuvent l’approche pragmatique adoptée par le Comité technique qui consiste à valoriser l’existant, à mettre en synergie des projets en cours ou planifiés dans un seul projet compact ;
- approuvent le projet de plate-forme comme une orientation pertinente pouvant effectivement contribuer à lever les contraintes actuelles à la croissance dues aux problèmes de mobilité urbaine et d’absence de sites pour les investissements ;
- Ils estiment cependant qu’il faut :
o prendre en compte les articulations avec les autres projets, notamment les Grands projets du Président de la République, la vision à long terme de l’aménagement du territoire ;
o mettre davantage l’accent sur les aspects « création de richesse » que de communiquer sur l’image de « nouvelle ville » en mettant mieux en évidence l’impact sur les « grappes » de développement.
Les participants encouragent le Comité à poursuivre dans la démarche et dans les orientations actuelles tout en veillant à :
- renforcer la participation des acteurs de la société civile dans ses différentes composantes dans le processus de finalisation du projet en vue de faciliter une large appropriation nationale du projet et de sensibiliser les différentes parties prenantes ;
- développer une communication, notamment en diffusant les résultats de l’atelier, la documentation sur le MCA en particulier à travers les media et le site WEB du Ministère de l’Economie et des Finances.
L’atelier félicite le Comité technique pour la qualité de travail effectué.
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