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1.
La proposition du Sénégal, Compact, comprend quatre volets. Le
premier volet consiste en la réalisation à Diamniadio,
à une trentaine de kilomètres de Dakar, sur un site de 2500 ha, d’une
plateforme dite « Plateforme du Millénaire », destinée à
accueillir de nouvelles activités industrielles et commerciales ou la
délocalisation d’activités industrielles et commerciales existantes pour leur
assurer de meilleures opportunités de développement.
2.
En plus de la fourniture de sites industriels aménagés, le projet vise
aussi la mise en place d’un cadre propice à la réalisation d’équipements
marchands financés par le secteur privé dans le cadre de partenariats public/privé. Il s’agit
notamment du port sec, de la gare des gros porteurs, du marché d’intérêt
national, d’une gare urbaine et interurbaine et d’une école privée de formation
technique et professionnelle. La plupart de ces équipements marchands ont déjà
fait l’objet de manifestation d’intérêt par le secteur privé. Le projet de
plateforme comporte également la mise en place d’équipements sociaux (écoles,
hôpital, commissariats de police...).
3.
Le second volet du Compact concerne l’amélioration des dessertes routières
entre le site d’implantation de la plateforme et les principaux pôles
économiques du pays à savoir Dakar – Thiès – Diourbel
– Kaolack et Fatick qui font 65% de la population.
4.
La troisième composante du Compact consiste en la mise en place d’une
facilité de financement destinée à pallier l’insuffisance de
ressources longues au niveau des banques, laquelle fait que les crédits à long
terme (échéance de plus de deux ans) ne représentent qu’environ 4% des crédits à l’économie en raison d’une
disposition prudentielle qui veut que les emplois longs soient couverts à
hauteur de 75% par des ressources stables (fonds propres, dépôts à long terme,
emprunts à long terme).
5.
la quatrième composante du Compact est relative à un appui à la mise en
œuvre et au dispositif institutionnel devant accompagner le Compact.

6.
L’offre a pour objectif de
lever les obstacles à l’accélération de
la croissance précédemment mis en exergue et sa réalisation s’inscrit dans le
cadre de la mise en œuvre du plan d’actions associé à la Stratégie de
Développement du Secteur Privé (SDSP). La Plateforme et les liaisons avec les
principaux pôles de développement économique favoriseront la mise en place de
la nouvelle capitale politique et administrative dont l’emplacement est prévu à
moins de 70 km de Diamniadio
et la création de nouveaux pôles de développement recommandée par la SDSP.
7.
Le coût total de ce programme est évalué à
1283.5 millions USD. Il est financé à hauteur de 630.1 millions par le
secteur privé. La contribution attendue du MCA est de 250.9 millions USD. Le
reliquat sera pris en charge par l’Etat et d’autres
bailleurs.
8.
Le projet permettra au Sénégal d’atteindre des taux de croissance moyens
d’environ 7.5% durant les cinq premières années contre une moyenne d’un peu
moins de 5% au cours des 10 dernières années. A partir de la cinquième année,
le taux de croissance avoisinera durablement 8%. Le projet renforcera par
ailleurs l’intégration régionale puisqu’il est localisé dans une zone qui est à
l’intersection des deux routes régionales inscrites au programme du NEPAD. Il
contribuera ainsi à la réduction substantielle de la pauvreté au Sénégal.
II.2.2 Justification du choix du site de Diamniadio
9.
Comme mentionné précédemment, une hypothèque majeure pèse sur la
concrétisation du potentiel de croissance en raison de l’hypertrophie de Dakar
qui concentre environ 25% de la population et plus de 80% des activités
économiques et industrielles sur 0,3% du territoire. Par ailleurs la quasi totalité des services administratifs et commerciaux
est concentrée à l’extrémité ouest de Dakar. Ces choix d’urbanisation à
reculons par rapport à la façade maritime, hérités de la colonisation, sont à
l’origine des importants mouvements pendulaires aux heures de pointe entre les
cités dortoirs de la banlieue et le cœur historique de Dakar.

10.Aujourd’hui, Dakar n’a plus la
réponse aux exigences du niveau de développement économique qu’elle a atteint
tant au plan de la fonctionnalité de ses services administratifs que de la
fluidité de la circulation. Le coût de la congestion à Dakar a déjà été évalué
en 1998 à 200,8 millions USD, soit 4,6% du PIB. Aujourd’hui, la situation s’est
davantage dégradée entraînant une inertie aux heures de pointe dans la
principale zone d’activité économique de Dakar et dans l’unique voie de sortie
de la ville.
11.De ce qui précède il apparaît
évident que pour lever la contrainte majeure de l’accès à un foncier aménagé
pour la réalisation d’activités industrielles et commerciales il faudra :
·
réaliser une zone d’aménagement sur un site assez éloigné de Dakar pour
échapper à son influence spéculative mais tout en restant proche de ce cœur
historique pour rester attractif pour les investisseurs. Cette zone devrait
aussi se situer assez loin du coeur historique de Dakar pour avoir un impact
positif sur la mobilité urbaine par l’inversion d’une partie du trafic de
pointe.
·
Améliorer la liaison de cette zone d’aménagement avec les principaux pôles
économiques.
12. Aussi, le site de Diamniadio, situé à l’extrémité orientale de la région de
Dakar et à la croisée des deux routes nationales les plus importantes, en
termes de trafic entre Dakar et le reste du pays, s’impose comme choix de la
zone d’aménagement susmentionnée.
Contexte socio-économique
13.Le choix du site est aussi
guidé par la nécessité, dans la mise en place de pôles régionaux de
développement économique recommandée dans la Stratégie de Développement du Secteur Privé, de créer une zone tampon de
redéploiement ou d’installation d’activités industrielles et commerciales en
raison notamment du fait que la raréfaction de terrains à aménager à Dakar
entraîne une spéculation foncière qui atteint, aujourd’hui, des niveaux
vertigineux mais surtout incompatibles avec l’installation de certaines
activités industrielles ou commerciales. Cette insuffisance de foncier aménagé
et équipé à proximité des grandes infrastructures a été perçue par le secteur
privé comme un frein à la réalisation des investissements agréés par l’APIX.
14.Le site de Diamniadio,
grâce à sa proximité avec la zone maraîchère des Niayes
et des quais de débarquement de produits halieutiques aussi bien de la côte
Nord (Kayar, Mboro, Lompoul) que de la côte Sud (Rufisque, Mbour,
Joal, etc…) offre
d’intéressantes possibilités de stockage et de traitement de ces produits
essentiellement destinés à l’exportation.
15.Il est aussi
intéressant de noter que Diamniadio a toujours été un
carrefour d’échanges. Ainsi la réalisation de la Plateforme le confirmera dans
ce rôle en l’amplifiant. En effet, de par sa position géographique, Diamniadio est à l’intersection des deux routes régionales
inscrites au programme du NEPAD. Il s’agit, de la transaharienne Dakar – Tanger dont le seul tronçon manquant,
Nouakchott - Nouhadibou (en Mauritanie) est en cours
d’achèvement et de la transahélienne Dakar – Djibouti
dont la première section, Dakar – Bamako est en cours de réalisation. Cette
position géographique justifie la volonté du Gouvernement Sénégalais de faire
de Diamniadio un pôle d’échanges à la fois régional,
national et interdépartemental.
16.Aussi le Ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du
Territoire (MUAT), initiateur d’un projet d’urbanisation de la zone de Diamniadio bien avant l’éligibilité du Sénégal au MCA,
avait-il déjà reçu d’importantes demandes de foncier aménagé résumées dans le
tableau ci-après:
|
Nature de la demande enregistrée au MUAT |
Demande en ha |
|
·
Promoteurs de sites industriels |
300 |
|
·
Relocalisation des industries de la baie de Hann |
210 |
|
·
Secteurs à fort potentiel de croissance (Agro-Industries,
tourisme, pêche, textile, NTIC) |
1 200 |
|
·
Gare des gros porteurs, Port sec, Entrepôts |
500 |
|
·
Habitat |
430 |
|
TOTAL |
2 640 |
17.Les demandes concernent
essentiellement la mise en place d’Unités
industrielles dans les secteurs à fort potentiel (l’agriculture et
l’agro-industrie, l’industrie textile et la confection, les Bâtiments et
Travaux Publics, le Tourisme et les Nouvelles Technologies de l’Information et la communication), de zones de stockage et
d’entrepôts et de distribution de produits finis vers l’intérieur du pays et
les pays limitrophes. Les demandes concernent également des sites
d’habitation.
18.Le principal objectif poursuivi
par le Gouvernement du Sénégal dans la mise en œuvre du projet de plateforme du
millénaire de Diamniadio est de contribuer à une
réduction de moitié, de la pauvreté à l’horizon de 2015, en accélérant le
processus de création de richesse.
19.La réalisation de la plateforme du millénaire à Diamniadio ainsi que la mise en place des éléments
concourant à une meilleure rentabilisation de la plateforme et à une
pérennisation des investissements consentis (voies d’accès fluides, facilité de
financement pour les PME) est en phase avec la stratégie de développement du
secteur privé.
20.Pour lever les contraintes qui
hypothèquent l’accélération de la croissance en vue d’une réduction
significative de la pauvreté, le Gouvernement du Sénégal souhaite :
·
Aménager, à Diamniadio, d’une part de nouveaux
sites industriels, commerciaux et à usage d’habitation et, en partenariat avec
le secteur privé, les équiper en infrastructures de base.
·
Améliorer la desserte entre la plateforme et les principaux pôles
économiques environnants que sont Dakar, Thiès, Diourbel,
Kaolack et Fatick.
·
Favoriser les investissements dans la plateforme grâce à la mise en place
de dépôts à moyen et long terme destinés à faciliter l’accès au financement et
couvrir partiellement le risque bancaire.
21.Les objectifs spécifiquement
poursuivis consistent en l’exécution de travaux d’aménagement et de
viabilisation de 2500 ha de terrain dont les 80% (soit 2000 ha) seront destinés
à accueillir des activités industrielles, artisanales, commerciales et
touristiques, le reste (20%) étant réservé à l’habitat et aux équipements
sociaux (écoles, structures de santé, etc.). Les
travaux d’aménagement consistent à niveler toute la zone du projet, à réaliser
les principales voies d’accès, de desserte (longitudinales et transversales) et
de contournement de la plateforme. Dans le même ordre d’idées, il est aussi
prévu, pour les réseaux divers (eau, électricité, téléphone et assainissement)
d’effectuer les travaux dits d’amenée des réseaux (réseau primaire) et leur
premier maillage (réseau secondaire). Pour ce qui est du réseau de desserte
finale, sa réalisation est laissée à l’initiative du Secteur Privé. Le coût de
ces travaux est évalué à 223 millions USD dont 186 millions USD devraient être
financés par le MCC et 37 millions USD par le secteur privé.
22.Pour améliorer la valeur
ajoutée locale et réduire le plus possible l’incidence d’un tel projet sur la
balance commerciale du pays, l’option d’aménagement retenue consiste, autant
que faire se pourra, à utiliser les matériaux locaux et à faire appel à la main
d’œuvre pour la réalisation des infrastructures. Cela se traduit concrètement
par une utilisation massive du béton tant dans les réseaux (supports de lignes
électriques et téléphoniques, tuyaux d’adduction d’eau et d’assainissement, etc.) que dans les voiries, pavés pour chaussées et
trottoirs et par une utilisation des techniques à Haute Intensité de Main
d’œuvre (HIMO) qui favorisent
l’utilisation massive de la force humaine, dans le respect de décentes
condition de travail, pour la réalisation d’un certain nombre d’infrastructures
telles que les voiries pavées, la construction des caniveaux, etc. Cette option permettra de réduire les disparités de genre et de renforcer la prise en charge
des groupes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes, en améliorant leurs capacités
productives.
23.Les travaux d’aménagement de la
plateforme produiront les bases nécessaires aux investissements des promoteurs
de sites industriels et d’habitat tout comme la construction d’équipements
marchands spécifiques (port sec, gare des gros porteurs, marché d’intérêt
national, gare urbaine et interurbaine et école privée de formation technique
et professionnelle) destinés à maximiser les effets de la plateforme. Des
opérateurs privés se sont déjà manifestés pour participer au financement de la
réalisation et à l’exploitation de ces équipements.
24.L’enquête menée par l’APIX et le FIAS en 2002 révèle que parmi les contraintes au développement du Secteur privé, le manque
d’infrastructures et l’accès au terrain ont été cités par respectivement 65.6 % et 54.9 % des entreprises
interrogées. Par ailleurs, une
étude comparative des durées officielles d’accès aux terrains aménagés classe
le Sénégal 17ème parmi 20 pays
africains.
25.Ces quelques données chiffrées
issues d’études récentes montrent à plus d’un titre l’importance d’accorder la
priorité aux sites à usage industriel et commercial dans le périmètre de Diamniadio.
26.Le Ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire
a déjà été sollicité par un
certain nombre d’investisseurs et de Promoteurs de sites industriels qui sont
porteurs de projets d’implantation dans la zone. Certains de ces projets sont
déjà à un stade assez avancé. Les manifestations d’intérêt déjà enregistrées
portent sur plus de 1 500 ha.
27.Le
Compact vient apporter un cadre cohérent pour tous les investisseurs et
promoteurs privés décidant de s’installer sur le site en apportant une solution
au problème des investissements agréés par l’APIX et
non réalisés faute de sites aménagés. Le coût de ces constructions entièrement
financé par le secteur privé est évalué à 255.6 millions USD. Le détail des calculs est donné par le
tableau qui suit :
|
|
Sites industriels |
|
Surface brute (ha) |
2 000 |
|
Surface nette (ha) |
1 500 |
|
Surface bâtie (ha) |
500 |
|
Coût (USD/ m²) |
51.11 |
|
Coût total (en millions USD) |
255.6 |
28.Bien
avant l’idée du Compact, Diamniadio était ciblée par
plusieurs promoteurs privés de sites d’habitation compte tenu de la
surpopulation de Dakar. Ceci résulte du redéploiement logique d’une partie de
la population de Dakar soucieuse d’obtenir des terres vers cette zone qui a un potentiel de développement significatif dû à sa
proximité de Dakar et sa position en tant que plaque tournante. A titre
d’exemple: pour une population active de moins de 5000 habitants, 12000 parcelles à lotisser ont été demandées, ce qui dépasse largement les
besoins de la population autochtone. Certains promoteurs sont à un stade très
avancé.
29.La
réalisation du Compact permettra aux promoteurs de bénéficier des voiries
primaires et secondaires bien aménagées rendant ainsi leurs sites plus
accessibles et attrayants pour les clients. Par ailleurs la proximité de sites
de déploiements d’activités économiques assurera une demande solvable pour les
parcelles à usage d’habitation. Ces infrastructures seront financées par le
secteur privé pour un montant de 232.3 millions USD.
|
|
Sites d’habitation |
|
Surface brute (ha) |
500 |
|
Surface nette (ha) |
375 |
|
Surface bâtie (ha) |
250 |
|
Coût (USD/ m²) |
93 |
|
Coût total (en millions USD) |
232.3 |
30.La réalisation de cette
infrastructure consiste en l’aménagement, sur le site de Diamniadio,
d’une zone de stockage de marchandises extraites du Port de Dakar et qui seraient acheminées sur le site.
L’objectif poursuivi dans la réalisation de cet investissement est de
désengorger le Port de Dakar en transférant, dès leur débarquement, les
marchandises mises sous conteneurs à destination de l’intérieur du Sénégal et
des pays voisins (essentiellement le Mali), vers une zone de dépôt située dans
les abords de Diamniadio. Pour les opérations de
transfert, la voie ferrée existante sera utilisée. Ainsi, la réalisation de
cette infrastructure permettra d’offrir au Port des capacités de stockage
supplémentaires améliorant ainsi sa compétitivité face aux ports voisins.
31.De plus l’extraction des
marchandises à destination de l’intérieur du pays et
des pays limitrophes (Mali essentiellement) permet un réel gain de temps dans
leur acheminement vers les centres de consommation. La réalisation de la gare
« gros porteurs » permettra d’optimiser les effets du port sec qui
sera entièrement financé par le secteur privé pour un coût de 37.2 millions USD
dans le cadre d’un partenariat
public/privé. Par ailleurs, avec la décision du Gouvernement Sénégalais de
réaliser dans les abords immédiats de la Plateforme du Millénaire, à Bargny exactement, à 8 km de Diamniadio, un port minéralier contribue à faciliter
l’intégration de cette infrastructure dans le futur paysage industriel de la zone.
32.La réalisation de cette
infrastructure obéit aussi bien à un impératif économique qu’à celui de
mobilité urbaine et d’aménagement de l’espace urbain. En effet, l’absence d’une
telle infrastructure sur tout le territoire de la région de Dakar a des
conséquences extrêmement négatives sur la compétitivité de notre système de
transport de marchandises par voie routière et par suite sur la compétitivité
du Port de Dakar. Un certain nombre de pays voisins étant dépendants, pour ce
qui est de leur approvisionnement du Sénégal, la performance de ce principal
moyen de transport de fret est cruciale pour notre économie et l’intégration
sous régionale (ex : les 2 cimenteries du Sénégal alimentent les pays limitrophes).
33.Du point de vue de la mobilité
urbaine dans Dakar, l’insuffisance de la capacité de stockage des gros porteurs
entraîne leur stationnement sur les trottoirs, notamment au voisinage du Port, ce qui constitue une gène notoire à la
fluidité de la circulation.
34.La gare des gros porteurs
jouera aussi le rôle de bureau de fret où seront concentrées toutes les
demandes de transport de marchandises à destination de l’intérieur du pays ou
vers l’international. Cette infrastructure sera financée par le secteur privé
pour un montant de 16.4 millions USD dans le cadre d’un partenariat
public/privé.
35.Son déficit dans le paysage
urbain sénégalais a été, de nombreuses fois, dénoncé par la quasi totalité des
branches professionnelles. Un marché de gros moderne offrant toutes les
facilités de stockage en chambres froides, situé à un carrefour d’échanges
permet non seulement d’offrir un lieu de négoce de gros volumes mais aussi, sous réserve d’un
dimensionnement adéquat, la possibilité de libérer les producteurs maraîchers
tout comme les pêcheurs, de la forte dépendance des commerçants intermédiaires,
quant à la fixation des prix des denrées. Ce rôle de régulateur du marché est
crucial dans l’économie libérale moderne.
36.Par ailleurs, le MINA agit
comme tampon aussi bien dans l’approvisionnement de Dakar que dans celui des
autres centres urbains. Il a aussi pour objectif de servir de base à la
création de multiples entreprises orientées vers la transformation des fruits
et légumes et des produits de la mer. Cette infrastructure sera financée par le
secteur privé pour un montant de 31.7 millions USD dans le cadre d’un
partenariat public/privé.
37.Pour éviter que Diamniadio ne connaisse le même sort que Dakar à moyen et
long terme, il est nécessaire, dès le départ, d’introduire ce type
d’équipement qui joue un rôle de premier
plan dans la séparation des trafics. Son objectif, comme dans toutes les
grandes villes est de fournir un pôle de convergence de tout le transport
public de voyageurs dont la destination
est dans l’agglomération ou plus généralement vers les autres zones urbaines du
pays. Elle permettra d’assurer la fluidité du trafic à l’intérieur de Diamniadio et facilitera les liaisons avec les autres
pôles. Cette infrastructure sera également financée par le secteur privé pour
un coût de 17 millions USD dans le cadre d’un partenariat public/privé.
38.Les études les plus récentes
ont mis en évidence la corrélation qui existe entre le niveau de développement
économique et le capital humain dont on admet de plus en plus fortement qu’il
pourrait être le principal déterminant de la productivité des entreprises et de
leur compétitivité. L’ouverture d’une école technique et professionnelle à Diamniadio permettra de répondre à l’une des principales
préoccupations des chefs d’entreprise qui est la disponibilité de ressources
humaines de qualité répondant à leurs besoins et qui a été révélée par toutes
les enquêtes réalisées dans le cadre de l’élaboration et des réactualisations
successives de la stratégie de développement du secteur privé. Elle permettra
de renforcer l’offre de formation technique initiale encore limitée du système
éducatif national et débouchera sur des compétences et des capacités
opérationnelles relatives au secteur de la production et des services. Elle
constituera également une structure d’accueil
des programmes de formation continue initiés par le secteur privé, comme
préconisé par la stratégie de développement du secteur privé. Le coût de la
mise en place de cette infrastructure évalué à 2.8 millions USD sera
entièrement pris en charge par le secteur privé.
39.En accompagnement des
investissements productifs engendrés par le programme, le Gouvernement veillera
strictement au respect des normes internationales en matière d’urbanisme et
d’habitat par la mise en place d’équipements sociaux adaptés, conformément à la
stratégie de l’Etat qui repose notamment dans la
décentralisation des établissements sociaux dans le cadre du DSRP. Les secteurs
sociaux prioritaires que constituent l’éducation / formation et la santé seront particulièrement visés. La
programmation et la mise en place des équipements sociaux tiendront compte du
rythme d’implantation dans la zone de Diamniadio.
40.Dans le domaine de l’éducation
et de la formation, des équipements seront installés à Diamniadio
de façon à satisfaire toute la demande d’enseignement pour les niveaux du
préscolaire et des cycles du primaire et du
secondaire, l’enseignement supérieur étant déjà été pris en charge par
l’Université du futur africain établi dans la zone.
Ces équipements, réalisés dans le cadre des programmes et projets, notamment le
Projet de Développement des Ressources Humaines (PDRH), le Programme Éducation
pour Tous (PET), le Programme Décennal de l’Education
et de la Formation (PDEF, 2001-2010), permettront à la localité d’atteindre les
objectifs prioritaires définis dans ce secteur, en droite ligne de la stratégie
de réduction de la pauvreté. Ces
équipements seront financés par l’Etat pour un
montant de 31.6 millions USD.
41.Dans le domaine de la Santé, le
Gouvernement du Sénégal, avec l’appui de ses partenaires au développement, a
élaboré et mis en œuvre un Programme National de Développement Sanitaire et
Social (PNDS) pour la période 1998-2007. La stratégie retenue pour atteindre
les objectifs fixés dans le domaine est notamment de doter les localités en
infrastructures équipées, de qualité, selon la pyramide établie. A cet égard,
il s’agira de construire à Diamniadio, sur le financement conjoint de l’Etat et des
contributions des autres bailleurs de fonds, des postes de santé, des centres de santé et
un hôpital de façon à répondre aux normes de l’OMS. Ces équipements évalués à
14.9 millions USD seront financés par l’Etat.
42.La consolidation des bases du développement,
notamment la sécurité des biens et des personnes constitue une préoccupation
majeure du gouvernement. Aussi, en appui aux différentes réalisations du
programme, des commissariats de police, de gendarmerie et des casernes de
sapeurs pompiers seront érigés à Diamniadio de façon
à assurer un maillage optimal de la localité. La construction et l’équipement
de ces infrastructures évalués à 3.7 millions USD seront financés par l’Etat.
43.L’Etat financera de
façon générale la construction des équipements sociaux au travers notamment des
recettes issues des ventes de parcelles à Diamniadio.
En effet,
après que l’Etat ait fixé les modalités de cession
des parcelles, toute ressource issue des ventes de parcelle à Diamniadio sera domiciliée dans une banque de la
place : 80% seront affectés à un dispositif de facilité de financement
tandis que les 20% seront affectés à un compte destiné au financement des
équipements sociaux.
TABLEAU DE FINANCEMENT (en
millions USD )
|
Volet |
Total |
|
A rechercher |
||||
|
Disponible |
Etat |
Secteur privé |
Autres
bailleurs |
MCA |
Autres
bailleurs |
||
|
Plateforme |
|||||||
|
·
Travaux d’aménagement |
223.0
|
- |
- |
37.2
|
- |
185.9
|
- |
|
·
Construction de bâtiments industriels |
255.6
|
- |
- |
255.6
|
-
|
- |
- |
|
·
Construction de sites d’habitation |
232.3
|
- |
- |
232.3
|
- |
- |
- |
|
·
Gare des gros porteurs |
16.4 |
- |
- |
16.4
|
- |
- |
- |
|
·
Port sec |
37.2 |
- |
- |
37.2
|
- |
- |
- |
|
·
Marché d’intérêt national |
31.7 |
- |
- |
31.7
|
- |
- |
- |
|
·
Gare urbaine et interurbaine |
17.0 |
- |
- |
17.0
|
- |
- |
- |
|
·
Ecole privé
d’enseignement technique et professionnel |
2.8 |
- |
- |
2.8
|
- |
- |
- |
|
·
Construction d’équipements sociaux |
50.2 |
- |
50.2
|
- |
- |
- |
- |
|
Total Plateforme |
866.2
|
- |
50.2
|
630.1
|
- |
185.9
|
- |
44.Dans cette composante il est spécifiquement visé la réalisation
d’infrastructures routières devant permettre d’améliorer l’interconnexion de la
plateforme avec les autres pôles économiques du pays (Dakar, Thiès, Kaolack, Fatick, Diourbel, etc.).
45.Il s’agit en fait de corriger
les erreurs du passé en réalisant un élargissement de cet axe et la
construction d’échangeurs au niveau des carrefours les plus chargés. Selon l’Enquête sur la Mobilité dans les Transports et les Services
Urbains réalisés en 2000, le nombre de déplacements quotidiens dans
l’agglomération dakaroise s’élève à 4.6 millions dont 70 % sont constitués par
un transit de masse. Etant donné la répartition géographique des emplois
modernes, cet axe, qui est la seule entrée/sortie de Dakar et la desserte
privilégiée des quartiers de la banlieue, est en saturation quasi permanente,
contribuant ainsi, pour près 50%, aux différents coûts liés à la congestion du
trafic dans Dakar. Son aménagement facilitera la liaison avec Diamniadio et aura un impact positif extrêmement important
sur la mobilité urbaine. Les travaux de l’élargissement et la réalisation des
échangeurs sont évalués globalement à 89.2
millions USD. L’Etat a déjà débloqué 38.5
millions USD et recherchera un financement complémentaire de 50.7 millions USD
auprès d’autres bailleurs de fonds (Union Européenne, Banque Mondiale, Banque
Africaine de Développement, Banque Ouest Africaine de Développement, Banque
Islamique de Développement).
46.Il s’agit concrètement de
l’aménagement d’une Voie de Dégagement Nord (VDN) allant de Dakar jusqu’à la
plateforme de Diamniadio en longeant la Côte Nord .
47.L’aménagement de cette voie
obéit à un impératif de désenclavement des quartiers nord de la capitale
améliorant du coup le niveau de service sur la seule sortie actuelle de Dakar
dont la saturation est quasi permanente. Par ailleurs cette voie agit comme
voie de contournement de deux villes situées entre Dakar et Diamniadio
(Rufisque et Bargny).
48.Le
coût de cet aménagement évalué à 57.6 millions USD.
Il est financé par le Fonds kowétien à hauteur de 26 millions USD. Le reliquat devrait également être financé
par le Fonds Kowétien.
49.Il s’agit d’une troisième voie
reliant Dakar à Diamniadio et longeant la Côte Sud du
pays. Cette voie complètera ainsi l’aménagement de la baie de Hann dont la vocation touristique sera mieux affirmée après
la délocalisation, vers Diamniadio, des unités
industrielles qui y sont édifiées, entraînant une pollution sans précédent de
la baie de Hann, qui, de l’avis des spécialistes, est
une des plus belles du monde. Le financement de cette voie dont le coût est
évalué à 61.3 millions USD est à
rechercher auprès d’autres bailleurs de fonds (Union Européenne, Banque
Mondiale, Banque Africaine de Développement, Fonds Mondial de l’Environnement, Banque Islamique de Développement).
50.Pour éviter les mêmes résultats
négatifs que les différentes politiques économiques ont eu sur la ville de
Dakar, il est impérieux, dan le cadre de la mise en œuvre d’un projet de
plateforme aussi ambitieux que celui de Diamniadio
d’y inclure, dès la phase conceptuelle, la réalisation de et/ou l’amélioration
des voies d’interconnexion entre ce nouveau poumon économique et les autres
pôles régionaux de développement.
51.Pour ce faire, quelques axes
majeurs ont été identifiés. Ils concernent essentiellement la réhabilitation de
tronçons des routes nationales:
·
la réhabilitation de la RN1 entre Diamniadio et
Kaolack en passant par Mbour et Fatick ;
·
la réhabilitation de la RN2 entre Diamniadio et
Thiès ;
·
la réhabilitation de la RN3 entre Thiès – Diourbel
·
la réhabilitation de la RN4 entre Diourbel - Gossas et Kaolack ;
Le coût de ces travaux de
réhabilitation est évalué à 82.7 millions USD dont 52 millions USD sont déjà
disponibles. Le financement complémentaire est à rechercher. Il devrait être
assuré par l’Etat et d’autres bailleurs de fonds
(Banque Mondiale, Union Européenne, Banque Africaine de Développement, Banque
Islamique de Développement - BID, Banque Internationale pour le Développement
Communautaire - BIDC).
52.Il s’agit de réaliser une
connexion, dans le sens Nord – Sud, des routes nationales RN1, RN2, RN3, RN4 et
RN5. L’aménagement de cette dorsale est nécessaire pour permettre aux véhicules
quittant le Nord du Sénégal et se rendant ver le Sud d’éviter de transiter par
le carrefour de Diamniadio. Ainsi elle est aussi un
gage de mobilité dans l’agglomération de Diamniadio.
Le financement de cette voie dont le coût est évalué à 61.3 millions USD est à
rechercher auprès d’autres bailleurs de fonds (BID, BADEA, Fonds Kowetien).
TABLEAU DE FINANCEMENT (en
millions USD )
|
Volet |
Total |
Disponible |
Etat |
Secteur privé |
Autres
bailleurs |
MCA |
A rechercher |
|
Amélioration
de la desserte de la plateforme |
|||||||
|
·
Elargissement de la RN1 |
89,2 |
38,5
|
- |
- |
- |
- |
50,7
|
|
·
Aménagement VDN |
57,6 |
26,0
|
- |
- |
31,6
|
- |
- |
|
·
Réalisation Voie sur berges |
61,3 |
- |
- |
- |
- |
- |
61,3
|
|
·
Amélioration de la liaison avec les autres pôles
économiques |
82,7
|
52,0
|
- |
- |
- |
- |
30,7
|
|
·
Dorsale |
61,3 |
- |
- |
- |
- |
- |
61,3
|
|
TOTAL |
352,2
|
116,5
|
- |
- |
31,6
|
- |
204,1 |
53.En se fondant sur l'expérience
de nombreux pays, le Sénégal s'est engagé dans le cadre de son DSRP à créer et
développer de nouvelles branches industrielles à travers notamment la promotion
des PME/PMI. La plateforme de Diamniadio offre
l’opportunité aux nombreux investisseurs de régler les problèmes fonciers
auxquels ils sont confrontés à Dakar. Cependant, une des contraintes relevée
dans toutes les études, notamment celles relatives à la Stratégie de
Développement du Secteur privé concerne l’accès au crédit. A cet égard, force est de noter que les
crédits à long terme ne représentent que 4% des crédits à l’économie et les
banques expliquent cette situation par l’insuffisance des ressources longues
puisque la réglementation exige que 75% des emplois longs soient couverts par
des ressources stables. Aussi, le Gouvernement, sur financement du MCC mettra
en place un dispositif de facilité de financement en allouant 60.1 millions USD
dans un compte de dépôt dans une banque de la place. De façon pratique, dès
lors que les autorités d’une banque approuvent un crédit de long terme pour un
investissement dans la plateforme du millénaire, il sera procédé à un dépôt à
long terme (échéance de plus de 2 ans) dans cette banque, à concurrence d’un
pourcentage à fixer du crédit et cela à partir du compte de dépôt susmentionné.
Les intérêts issus de ces dépôts à long terme seront destinés à des actions de
lutte contre la pauvreté, conformément aux priorités du Document de Stratégie
de Réduction de la Pauvreté (DSRP).
54.Par ailleurs, les ressources
issues des ventes des parcelles, évaluées à au moins 260 millions USD sur 10
ans, seront destinées à hauteur de 80% au renforcement du dispositif de
facilité de financement, tandis que les 20%
seront affectés à un compte bancaire destiné au financement des équipements
sociaux à Diamniadio.
55.Au regard de la dimension du
Compact, le Gouvernement mobilisera tous les moyens nécessaires pour la
réussite de cet ambitieux projet qui permettra de relever significativement les
taux de croissance économique et lutter contre la pauvreté. Aussi, 5 millions
USD seront affectés au dispositif de mise en œuvre et d’arrangement
institutionnel parce que le Compact en nécessite beaucoup (partenariat public
privé, gestion de la plateforme, etc.). Ce volet sera financé par le MCC.
56.Au total, le coût de ce vaste
programme est estimé à près de 1283.5
millions USD. Le programme est essentiellement financé par le secteur privé
pour un montant de 630.1 millions USD, soit environ de 49% du coût global. Il
est attendu du MCA un financement de 250.9 millions USD, soit environ 20% du
coût total du programme.
TABLEAU RECAPITULATIF DES
FINANCEMENTS (en Millions de USD)
|
Rubrique |
Total |
Disponible |
Etat |
Privé |
Autres bailleurs |
A rechercher |
|
|
MCA |
Autres bailleurs |
||||||
|
1. Plateforme |
866.2
|
- |
50.2
|
630.1 |
- |
185.9 |
- |
|
· Travaux d’aménagement |
223.0
|
- |
- |
37.2
|
- |
185.9 |
- |
|
· Construction de bâtiments
industriels |
255.6
|
- |
- |
255.6 |
- |
- |
- |
|
· Construction de sites d’habitation |
232.3
|
- |
- |
232.3 |
- |
- |
- |
|
· Gare des gros porteurs |
16.4 |
- |
- |
16.4
|
- |
- |
- |
|
· Port sec |
37.2 |
- |
- |
37.2
|
- |
- |
- |
|
· Marché d’intérêt national |
31.7 |
- |
- |
31.7
|
- |
- |
-
|
|
· Gare urbaine et interurbaine |
17.0 |
- |
- |
17.0
|
- |
- |
- |
|
· Ecole privé d’enseignement
technique et professionel |
2.8 |
- |
- |
2.8
|
- |
- |
- |
|
· Construction d’équipements sociaux |
50.2 |
- |
50.2
|
- |
- |
- |
- |
|
2. Amélioration de la desserte
de la plateforme |
352.2
|
116.5 |
- |
- |
31.6
|
- |
204.1 |
|
· Elargissement de la RN1 |
89.2 |
38.5
|
- |
- |
- |
- |
50.7
|
|
· Aménagement VDN |
57.6 |
26.0
|
- |
- |
31.6
|
- |
- |
|
· Réalisation Voie sur berges |
61.3 |
- |
- |
- |
- |
- |
61.3
|
|
· Amélioration de la liaison avec les
autres pôles économiques |
82.7 |
52.0
|
- |
- |
- |
- |
30.7
|
|
· Dorsale |
61.3 |
- |
- |
- |
- |
- |
61.3
|
|
3. Facilité de financement |
60.1 |
- |
- |
- |
- |
60.1
|
- |
|
· Facilité de financement |
60.1 |
- |
- |
- |
- |
60.1
|
- |
|
4. Appui à la mise en oeuvre et au
dispositif institutionnel |
5.0
|
- |
-
|
- |
- |
5.0
|
- |
|
· Appui à la mise en oeuvre et au
dispositif institutionnel |
5.0
|
- |
- |
- |
- |
5.0
|
- |
|
Total
général |
1 283.5 |
116.5 |
50.2
|
630.1 |
31.6
|
250.9 |
204.1 |
57.Le
projet Compact, compte tenu de la diversité et de l’ampleur des infrastructures
et équipements projetés, sera un instrument privilégié pour la création
d’emplois temporaires et permanents. Pour analyser ce potentiel de création
d’emplois, il sera distingué une phase
de mise en place de la plateforme et une phase d’investissements productifs
dans la plateforme.
a) Phase de mise en place de la
plateforme
58.Avec
des hypothèses moyennes sur le rythme d’implantation des entreprises, le taux
de rentabilité économique devrait se situer à 18% contre un coût du crédit bancaire
de 9.5%.
59.Durant
la phase de réalisation des infrastructures
de la plateforme, 866.2 millions USD
seront ainsi injectés dans le circuit économique créant ainsi un effet
mécanique immédiat sur la création d’emplois et de richesses.
60.Pour
accentuer cette création d’emplois et de distribution de revenus qui est un des
objectifs majeurs du Compact, l’approche dite HIMO sera privilégiée et des directives précises seront
élaborées pour la promotion d’entrepreneurs utilisant des approches HIMO
rentables dans le cadre des travaux d’infrastructures tout en respectant les
normes fondamentales du travail et des conditions de travail correctes.
61.Au
total, il est attendu la création de près de 47 000 emplois pour une
valeur ajoutée supplémentaire de l’ordre
de 215.6 millions USD sur 4 ans.
62.Toutefois,
pour des raisons évidentes d’efficacité, certaines infrastructures, notamment
les voies de contournement seront réalisées par des techniques à Haute
Intensité d’équipement (HIEQ), permettant ainsi aux grandes entreprises
installées d’accéder à ce vaste marché.
b) Phase
d’investissements productifs dans la plateforme
63.Le
taux de rentabilité interne durant cette phase se situerait à 18% conduisant
ainsi à un taux de rentabilité globale dans les deux phases de 18%.
64.La
phase d’investissements productifs dans la plateforme devrait se traduire par
d’importantes créations d’emplois puisqu’il est projeté de créer près de 60 000
emplois dans un horizon de 10 ans, soit l’équivalent de 80 % de l’effectif
total recensé actuellement au sein des
Sociétés non financières du secteur moderne. Les investissements attendus
tourneraient cumulativement autour de 3644 millions USD, correspondant à une
valeur ajoutée additionnelle de 1232 millions USD.
65.Le
pays atteindrait ainsi, des taux d’investissement de l’ordre de 28%, dépassant les 25% dès 2006 et compatible
avec une croissance moyenne de 7 à 8 % par an. Au total, les investissements
productifs de la plateforme pourraient engendrer chaque année plus de deux
points de croissance du PIB par rapport à la tendance des 10 dernières années
établie à environ 5%. Ainsi le Sénégal devrait pouvoir atteindre l’objectif de
développement du millénaire portant sur la réduction de moitié de l’incidence
de la pauvreté d’ici l’horizon 2015 sous l’hypothèse d’une élasticité unitaire
entre la croissance du revenu par tête et la réduction de l’incidence de la
pauvreté, résultat observé jusqu’ici.
IMPACT DES
INVESTISSEMENTS PRODUCTIFS DANS LA
PLATEFORME
|
|
2005 |
2006 |
2007 |
2008 |
2009 |
2010 |
2011 |
2012 |
2013 |
2014 |
TOTAL |
|
Situation
tendantielle |
|
||||||||||
|
Taux
de croissance réelle du PIB sans plateforme (en %) |
|
6,5 |
6,5 |
6,5 |
6,6 |
6,6 |
6,7 |
6,8 |
6,9 |
7 |
|
|
Taux
d'investissement hors plateforme (en
%) |
23,5 |
23,8 |
24,1 |
24,6 |
25,0 |
25,5 |
26,0 |
26,4 |
26,8 |
27,2 |
|
|
Impact
sur la Valeur ajoutée (VA) |
|||||||||||
|
Taux de croissance
réelle du PIB avec plateforme (en %) |
|
7,6 |
7,5 |
7,5 |
7,5 |
7,5 |
7,7 |
7,7 |
7,9 |
7,9 |
|
|
Incidence
investissement productif plateforme sur la croissance (en %) |
|
1,1 |
1,0 |
1,0 |
0,9 |
0,9 |
1,0 |
0,9 |
1,0 |
0,9 |
|
|
Impact
sur l'investissement |
|||||||||||
|
Taux
d'investissement avec investissement productif plateforme (en %) |
23,5 |
26,6 |
26,5
|
26,8 |
27,2 |
27,6 |
28,2 |
28,3 |
28,8 |
28,9 |
|
|
Incidence
investissement productif plateforme sur le taux d'investissement (en %) |
|
2,8
|
2,4 |
2,2 |
2,1 |
2,1 |
2,3 |
1,9 |
2,0 |
1,6 |
|
|
Impact
sur l'emploi |
|||||||||||
|
Emploi
marginal généré par la plateforme |
|
4 243 |
4 243
|
4 930 |
5 389
|
6 402
|
7 822
|
8 272 |
9 031
|
9 480 |
59 812
|
|
Emploi
cumlé généré par la plateforme |
|
4 243 |
8 485 |
13 415 |
18 804 |
25 207 |
33 029 |
41 301 |
50 332
|
59 812
|
|
66.Les collectivités locales qui sont à la périphérie de la
plateforme sont : Diamniadio, Sébikotane, Sangalcam-Bambilor, Bargny et Rufisque. La réalisation de la plateforme dans
cette zone qui sera érigée en Zone autonome
d’aménagement profitera ainsi à toutes les collectivités environnantes et
les avantages tirés dans les deux phases
seront :
§
un meilleur aménagement de
l’espace qui mettra fin aux problèmes de délimitation souvent rencontrés par le
passé dans cette zone ;
§
le Compact créera un espace
d’échanges et/ou de jumelages pouvant permettre à toutes les collectivités de
pouvoir jouir des retombées économiques de son implantation ;
§
une meilleure prise en charge
des lotissements réalisés ou en instance ;
§
la réduction des habitats
spontanés par la prise en compte des préoccupations des communes environnantes
en matière d’aménagement ;
§
la protection des zones
propices au développement de l’agriculture contre la pression des spéculateurs.
c) Liaisons
avec la plateforme de Diamniadio
67. S’agissant des routes, les taux de rentabilité interne se situent entre
20 et 29%, à l’exception de la dorsale pour laquelle ce taux est estimé à au
moins 16% contre un seuil de 12% communément accepté par les bailleurs de
fonds. Les investissements attendus se chiffrent à 352 millions USD
correspondant à 8 000 emplois sur 4 ans.
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