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Le Gouvernement, en rapport avec les bailleurs de fonds, a adopté en
juin 2003 un plan d’actions relatif aux procédures budgétaires et de passation
des marchés publics. La mise en œuvre de ces actions dont le suivi est assuré
par un Comité conjoint Etat – Bailleurs de fonds, devrait nous rapprocher des
meilleures pratiques internationales, notamment les procédures optimales qui
garantissent les principes de concurrence, de transparence et de traçabilité
dans la gestion des ressources, laquelle doit être caractérisée par des taux
d’absorption suffisamment élevés.
Au regard des limites actuelles des procédures budgétaires, le
Gouvernement proposera des modalités de gestion fiduciaire en rapport avec le
MCC. La structure en charge de la gestion fiduciaire devrait avoir des
compétences avérées en matière de comptabilité, suivi évaluation et passation
de marchés et elle s’appuierait sur les agences d’exécution existantes pour
réaliser les actions prévues dans le programme
selon les principes de bonne gestion susmentionnés. Celles-ci
prépareraient les appels d’offres et le suivi des travaux qui leurs sont confiés.
L’Agence fiduciaire sera supervisée par un Comité d’orientation où
seront représentées les différentes parties prenantes du projet (Etat, Société
civile, Bailleurs de fonds). Ce Comité veillera à la bonne exécution du
Compact, notamment sa mise en œuvre selon l’échéancier et les orientations
retenus. Il veillera également à l’atteinte des objectifs en s’appuyant
notamment sur les indicateurs de suivi.
La coordination des interventions des bailleurs de fonds se fera au
sein de cette structure où seront également discutés et initiés en rapport avec
les services techniques les textes réglementaires (actes administratifs) qui
doivent accompagner l’exécution du Compact.
Pour garantir des taux d’absorption élevés, il est essentiel que les
centres de décision relatifs aux décaissements soient à Dakar, d’autant que
selon plusieurs études, les taux de
décaissement sont élevés lorsque ces centres sont au niveau local et assez bas
sinon.
Comme
tout programme de développement, il
existe des risques liés à la mise œuvre qu’il convient de déceler dès la phase
de conception afin d’intégrer dans la stratégie des mesures d’atténuation voire
d’élimination ou de transformation de ces risques, en atouts. Les risques identifiés portent
essentiellement sur l’occupation actuelle de l’espace.
Toutefois,
ces risques devraient être amenuisés par le processus participatif qui a sous
tendu le Plan d’Urbanisme de Diamniadio, mais également par le processus de
validation du programme dont les orientations ont déjà fait l’objet d’un
séminaire regroupant l’Etat, la Société Civile et les Bailleurs de fonds.
La
proposition finale fera l’objet d’une validation par l’ensemble des acteurs
précités, par un Conseil Présidentiel ou
interministériel et également par l’Assemblée Nationale.
Par ailleurs, le Gouvernement a sécurisé le site par décret présidentiel n°
2002-574 du 6 juin 2002 actualisé par le décret n°2004 1006 du 19 Juillet 2004
qui institue le secteur de Diamniadio en zone spéciale d’aménagement. Aucun titre
de propriété délivré après le 06 juin 2002 n’est valable. Pour les titres
fonciers privés déjà octroyés avant le décret et se situant dans les emprises
frappées de servitude, une procédure de déplacement volontaire est en cours.
Le Gouvernement a proposé à
travers le Compact dont les grandes lignes sont décrites dans les
développements précédents, un dispositif qui permettra la mise à disposition de
sites industriels et commerciaux aménagés et ce pour pallier à la non
disponibilité de tels sites dans la capitale. En mettant en place des voies
d’accès fluides entre la Plateforme et les principaux pôles économiques du
pays, le Gouvernement crée non seulement les bases pour une amélioration de la
mobilité urbaine de Dakar, mais également des conditions d’émergence de
nouveaux pôles de développement dans les autres régions.
Celles-ci, toutes situées à
moins de deux heures de la Plateforme, devraient en outre tirer profit des
incitations du Code des Investissements qui confère une série d’avantages aux
entreprises qui s’installent en dehors de la région de Dakar. Cette stratégie
qui contribuera à l’accélération de la croissance et à la réduction de la
pauvreté devrait pérenniser la résolution du problème de la disponibilité de
sites industriels, touristiques, artisanaux et commerciaux et désengorger
définitivement Dakar, du moins sur une très longue période. Aussi, le
Gouvernement proposera-t-il des modalités spécifiques de maintenance des
infrastructures du Compact.
Le Gouvernement reste ouvert à
toute autre forme d’appui supplémentaire que le MCA pourrait lui apporter aux
fins d’accélérer la croissance, notamment en facilitant l’accès au financement
des petites et moyennes entreprises.
S’agissant de l’engagement
vis-à-vis des critères, le Gouvernement accordera une importance de premier
plan au suivi des indicateurs de sélection du MCA. A cet égard, il veillera
particulièrement à la mise en œuvre de la Stratégie de Développement du Secteur
Privé, du Programme National de Bonne Gouvernance (PNBG), du Programme Décennal
de l’Education et de la Formation (PDEF), du Programme de Développement Intégré
de la Santé (PDIS), des orientations du Document de Stratégie de Réduction de
la Pauvreté (DSRP) et des accords signés avec le Fonds Monétaire International,
d’autant que pour l’essentiel, les indicateurs de sélection du MCA sont suivis
dans le cadre de ces programmes.
Par ailleurs, le Gouvernement a
déjà instruit les ministères concernés par ces indicateurs de proposer des
modalités d’amélioration ou de préservation des performances du Sénégal. Des
mesures spécifiques seront proposées particulièrement pour le contrôle du
critère de corruption et pour les deux indicateurs (taux d’immunisation contre
les trois principales maladies et taux d’achèvement de l’école primaire) pour
lesquels le score du Sénégal était en deçà du niveau médian pour les pays à
faible revenu éligibles au guichet de l’IDA.
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