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L’Etat joue le rôle de coordonnateur de la mise en place
des mécanismes institutionnels et des instruments et stratégies adéquats pour
la prise en charge des groupes vulnérables. Une orientation claire de son
action dans la lutte contre la pauvreté a été définie dés le 9ème
Plan. Cependant, les éléments politiques mis en place jusque-là ont révélé
d’importantes faiblesses qu’il convient de corriger dans le cadre du
DSRP : identification des bénéficiaires souffrant de pratiques politiciennes,
les approches ponctuelles de gestion de situations de crise, etc.
Les politiques d’ajustement ont engendré des réflexes de
restrictions budgétaires. Les secteurs de la santé et de l’éducation, en
particulier, ont souffert de plafonds d’investissement arbitraires. Les
déséquilibres structurels, qui en ont résulté, justifient pour plus
d’efficacité l’existence d’une Cellule d’Appui aux Groupes Vulnérables (CAGV)
qui pourrait être coordonnée par la
Direction de la Planification du Ministère de l’Economie et des Finances et
intégrant, les représentants de toutes les institutions qui interviennent dans
la prise en charge des groupes vulnérables.
Elles constituent de par leurs compétences une instance
pertinente pour la mise en œuvre des activités de prise en charge des groupes
vulnérables. Les avantages comparatifs sont nés de la politique de
décentralisation et de transfert des compétences qui ont contribué à rapprocher
l’administration des administrés.
L’implication
du secteur privé dans la définition des politiques sociales est restée relativement faible à cause de
l’éclatement en pôles d’obédiences, tout comme le syndicalisme sénégalais. Le
secteur privé doit donc être intégré comme partie prenante dans l’exécution de
la stratégie de réduction de la pauvreté et dans la définition des politiques
sociales qui sont capables de faire baisser
les tensions issues du manque de réponse adéquate à la demande sociale par l’état.
La crise des années 70 a stimulé le développement des
initiatives à la base. Les associations de la société civile, les Organisations
Paysannes (FONGS) et les ONG en particulier, se sont activement impliquées dans
le développement socio-économique, par l'appui à l’auto promotion des populations notamment en milieu rural. On
dénombre près de 250 ONG officiellement agréées, dont plus d’une centaine se
sont fédérées au sein du Conseil des ONG d'Appui au Développement (CONGAD).
Elles interviennent sur des thèmes divers : la santé, l'éducation, la
gestion des ressources naturelles, la production et le crédit populaires
l'intermédiation financière, etc. La FONGS contribue à l’appui des populations
par : la formation, l’alphabétisation, la sécurité alimentaire, la participation
au capital de la CNCA.
Face à la précarisation de leurs
conditions de vie, elles ont créé pour leur auto promotion des institutions de
solidarité: Groupements féminins, ASC, tontines, djamras, groupements d’intérêt
économique(GIE). Elles deviennent de plus en plus des acteurs au premier plan.
Le
développement des initiatives a rencontré l’adhésion de multiples partenaires.
A l’analyse le défaut majeur de leur intervention réside dans la multiplicité
des procédures et des modes de gestion des interventions. L’État pourrait
remédier à cela en appliquant le principe du guichet unique, comme mécanisme de
coordination. Cette centralisation positive rendrait l’État responsable du suivi et de l’évaluation de l’efficacité
d’intervention au niveau national et éviterait une dispersion sectorielle
préjudiciable à l’harmonisation des approches.
Une évaluation à mis parcours du Plan d’Action National de
la Femme ( PANAF) réalisée en 2000 axé sur les cinq domaines retenus a mis en
évidence les éléments suivants:
- La composante « Promotion économique et lutte contre
la pauvreté » : d’immenses efforts ont été déployés par les
différents partenaires pour parvenir aux résultats enregistrés sur les plans
qualitatif et quantitatif. A partir de 1998-1999, les partenaires extérieurs
ont contribué concrètement à la lutte contre la pauvreté des femmes par le
biais de divers programmes et projets. On peut en citer une composante du
Programme Elargi de Lutte contre la Pauvreté financé par le PNUD à hauteur de
400 millions FCFA destinés directement à la promotion de l’égalité de genre
dans divers domaines socio-économiques, le projet de Lutte contre la
Pauvreté/Action en faveur des Femmes et des Enfants, financé par le FAD et le
FND essentiellement orienté vers la promotion d’actions génératrices de
revenus, l’alphabétisation et l’accès aux infrastructures. D’autres partenaires
extérieurs comme le Japon, le Canada, l’Union européenne, l’Autriche, la
Norvège et des ONG ont largement
participé au financement de la composante « Promotion économique et lutte
contre la pauvreté ».
Certaines contraintes ou insuffisances n’ont pas toujours
favorisé l’efficacité et l’efficience des actions. Il s’agit du déphasage
entre la date d’adoption du PANAF et celle relative aux cycles de formulation
des programme-pays par les partenaires extérieurs, de la lenteur observée dans
le processus d’élaboration, du poids de la dette sur les budgets alloués au
développement humain, en particulier sur les secteurs sociaux qui intéressent
les femmes et les filles et de l’absence d’harmonisation, de complémentarité
réelle, de coordination entre tous les programmes de lutte contre la pauvreté.
- La composante « Education, formation des femmes et
scolarisation des filles » : les progrès réalisés dans ce domaine,
grâce à la mise en œuvre du PANAF sont considérables, malgré les écarts
importants à combler afin de parvenir à la scolarisation de toutes les filles
et à l’éradication de l’analphabétisme des femmes. La présence des filles s’est
améliorée dans le préscolaire (plus de 50% des inscrits depuis 1997-1998), des
garderies communautaires accueillent 2.112 filles et 2.096 garçons. Dans
l’enseignement élémentaire, le taux brut de scolarisation (TBS) des filles est
passé de 49,83% en 1996 à 63% en 1999. Par contre, dans l’enseignement moyen
secondaire général et dans l’enseignement technique, l’évolution du pourcentage
des filles n’est pas très significative. Dans l’éducation des adultes, les
actions menées ont permis d’augmenter le nombre d’auditrices qui est passé de
88.520 en 1995 à 149.464 en 1998 (+69%) et de réduire le taux d’analphabétisme
des femmes de 78,2% en 1995 à 71,5% en 2000. Par ailleurs, de nombreuses
actions de formation ont été menées au profit de groupes de femmes dans les
domaines de l’organisation et de la gestion des groupements et dans les
domaines techniques. Malgré ces progrès, de fortes contraintes et des
faiblesses notoires subsistent et rendent difficile l’atteinte des objectifs du
PANAF. Ces contraintes restent liées aux pesanteurs socioculturelles, au statut
de la femme (mariages et grossesses précoces, taux d’abandon élevé à l’école, à
l’insuffisance des ressources allouées à l’éducation, au déficit en
infrastructures d’équipement et en personnel, au coût élevé des frais
d’éducation, à l’insuffisance des mesures stimulantes et celles
d’accompagnement.
- La composante « santé des femmes et des petites
filles y compris la santé de la reproduction, la santé sexuelle et la
planification familiale ». Grâce aux activités menées dans le cadre du
Programme de Développement Intégré de la Santé (PDIS), la santé des femmes
s’est améliorée de manière générale. L’espérance de vie des femmes à la naissance
est passée de 50 ans en 1995 à 53 ans en 1998 (contre 48 et 51 pour les
hommes). L’Indice Synthétique de Fécondité des femmes âgées de 15-49 ans est
passé de 6,6 enfants par femme en 1986(EDS I) à 5,2 en 1999 (ESIS). En 2000, le
taux des consultations prénatales a été de 81% pour les femmes ayant accouché
au cours des 12 mois précédents l’enquête, et 59,5% des accouchements ont été
assistés par un personnel qualifié. Les résultats permettent d’apprécier la
sensibilisation des femmes à la santé de la reproduction. Le Programme National
de Lutte contre le VIH/SIDA, contribue à la sensibilisation et à la formation
relatives à la santé de la reproduction. Parmi les femmes de 15-49 ans, 73% ont
entendu parler du VIH/SIDA et 56% connaissent au moins un moyen de prévention
(MICS II). Des programmes d’IEC et des campagnes de sensibilisation des
populations, en direction des enfants en particulier, ont été organisés par le
MFSN pour les ONG. Ainsi, le pourcentage d’adolescentes mères entre 15-19 ans a
baissé. Il est passé de 20% en 1993 (EDS II), à 18% en 1997 (EDS III). Des
programmes nationaux ont été mis en œuvre pour l’éradication de certaines
maladies dont l’onchocercose, la bilharziose et le ver de guinée. Aucun cas ver
de guinée n’a été enregistré depuis 1997.
Dans le domaine de la santé, le PANAF est confronté à de
fortes contraintes en ce qui concerne les femmes » Ces contraintes
découlent du déficit d’équipement et d’infrastructures, notamment ceux
nécessaires pour faire face à la santé de la reproduction, de la faible
présence des femmes dans la prise de décision dans les comités de santé et le
statut de subordination de la femme, du faible niveau d’information des femmes
sur les méthodes préventives.
- La composante « Mécanismes institutionnels et
financement de la promotion de la femme » : La volonté politique
affirmée par le Gouvernement, les partenaires au développement, les ONG et
autres organisations de la société civile, s’est traduite par des initiatives
novatrices qui ont favorablement influé sur les avancées enregistrées en
matière de promotion de la femme. Il s’agit, entre autres, de la mise en
place du Grand Prix du Chef de l’Etat pour la promotion de la Femme Sénégalaise
et l’institutionnalisation d’une semaine et de la journée de la femme.
Plusieurs initiatives ont aussi permis l’organisation de plus d’un million de
femmes dans 6840 groupements de promotion féminine regroupant prés de deux
millions de femmes érigées en fédération nationale. Les ONG ont également mis en place un réseau Genre et
Développement au CONGAD, le Réseau Siggil Jiggeen qui a exécuté un programme
important programme de promotion des droits de la femme et de lutte contre les
violences faites aux femmes, le Réseau Africain pour la promotion de la Femme
Travailleuse (RAFET), qui œuvre pour la promotion et l’application effective
des normes sur le travail des femmes. Il faut signaler également, la mise en
place d’une Mutuelle de Santé, d’Habitat et de Crédits de Proximité pour les
femmes ; l’existence de points focaux, sur le plan institutionnel, pour la
promotion de la femme, dans tous les départements et de prise de décision entre
les acteurs concernés par la promotion de la femme et celle du Conseil
Sénégalais de Femmes (COSEF) qui est une plate-forme civile et politique pour
l’accès des femmes aux instances de décision ainsi que l’engagement
volontaire des populations de Malincounda pour l’abandon des mutilations
sexuelles féminines, qui a été le déclic d’une série d’abandon de cette
pratique et qui constitue une application pratique de loi pénalisant les
violences à l’égard des femmes.
- La composante « Droits fondamentaux des femmes et de
la petite fille et accès des femmes à la prise de décision ». Les nombreux
efforts déployés par les gouvernants et les autres acteurs ont abouti à des
résultats probants en ce qui concerne l’adoption de lois de protection et de
promotion des droits de la femme. Sur le plan juridique, la loi du 29 janvier
1999 réprime de façon spécifique, les violences contre les femmes et renforce les sanctions. Cette loi est axée
sur les mutilations génitales exercées sur les filles et les femmes, le
harcèlement sexuel, les violences conjugales, les coups et blessures, le viol,
la pédophilie et l’inceste. Sur le plan des mécanismes institutionnels un
comité de suivi de l’application de la loi du 29 janvier 1999 sur les violences
contre les femmes a été mis en place. Du point de vue de l’exercice du povoir
judiciaire, on peut noter quelques avancées. La cour de Cassation est dirigée
par une femme, l’une des sections du Conseil d’Etat est présidée par une femme,
le tribunal Régional hors classe de Dakar également, la cour d’Appel compte
trois présidents de chambre et une femme Avocate générale.
Le projet du Fonds d’Investissement Social mis en place avec le concours de la Banque
Mondiale pour une enveloppe d’un montant de 30 millions de dollars américains
est axé sur les activités de promotion féminine entre autres.
Pour la promotion et la protection des
enfants, différents programmes et projets ont été menés.
Les acquis sont relatifs, surtout la santé de l’enfant et
celle de la mère. Entre 1992-93 à 1997, il y a eu une augmentation de 11% de la
fréquence des soins prénatals de la mère – qui ont une répercussion sur la
santé du nouveau né – avant de fléchir légèrement en 2000 (MICS II) avec
toutefois des variations importantes selon l’âge, le milieu de résidence, le
niveau d’instruction, etc. Quant à la couverture vaccinale des enfants,
antérieurement très faible, elle se situe actuellement à 44% pour les enfants
de moins de 5 ans, avec 55,2% en milieu urbain et 38,2% en milieu rural. Le PEV
a permis de faire de grands efforts dans le sens de l’amélioration
substantielle de la couverture vaccinale (ESIS, 1999). L’on note, cependant,
une tendance régressive au niveau du PEV. Pour ce qui est de la lutte contre le
VIH/SIDA, le Sénégal affiche aujourd’hui un taux de séropositivité de 2%, ce
qui en fait un des pays africains les moins touchés par le fléau. En tout état
de cause, les conséquences de cette donnée sur la petite enfance résident dans
sa relative sécurisation contre des affections quelconques d’origine sidéenne.
Toutefois il faut évoquer la situation combien préoccupante des orphelins du
Sida. Malgré la crise (ou à cause d’elle), l’enfance est en train de conquérir
un certain nombre de droits fondamentaux à travers des actions menées avec
l’appui de la société civile, des organisations non gouvernementales et
internationales, des médias et, plus récemment, des autorités politiques ;
et ces droits jurent même parfois d’avec les références culturelles
traditionnelles les plus ancrées.
Malgré des avancées réelles dans la
conquêtes des droits de l’enfant au Sénégal, beaucoup de lacunes sont à noter.
Le droit d’expression, qui semble aujourd’hui largement accessible à la
jeunesse sénégalaise, ne couvre réellement que la sphère publique, et surtout
en milieu urbain, au sein des familles, il est loin d’être effectif. Le
qualificatif même de la jeunesse peut être l’arbre qui cache la forêt, la
jeunesse se réduirait-elle à l’adolescence, de surcroît instruite, et les
enfants qui n’ont pas fréquentés l’école, ceux qui ont abandonnés en cours de
route, et la petite enfance et les nouveau nés. Il serait important, dans le
traitement des questions relatives à la jeunesse, de prendre en compte les
spécificités afférentes aux étapes de développement de l’enfant. Aujourd’hui,
le travail des enfants demeure plus que jamais une réalité malgré les
initiatives multiples d’ONG et des organisations internationales telles que le
BIT et l’UNICEF, la mendicité des talibés est devenue monnaie courante, le
phénomènes des enfants de la rue ne recule pas. Ces phénomènes sont amplifiés
par l’exode rural et la pauvreté. Les filles sont utilisées comme marges «d’enrichissement »
par les familles par le biais de l’exploitation éhontée de leur féminité dans
le cadre de cérémonies fastes.
Différents programmes sont en cours en
faveur des enfants. Etant donné le niveau d’intégration des axes de ces
programmes aux politiques sectorielles, il est difficile de les mettre ici en
exergue. On peut cependant citer
Le Programme de lutte contre le travail des enfants / IPEC.
Initié par le BIT et son programme IPEC de concert avec le Gouvernement
sénégalais Le programme IPEC du BIT, il fut lancé en 1998. Son objectif majeur
est d’accroître les capacités nationales à prévenir et lutter contre le
phénomène de l’exploitation des enfants au travail.
Le Programme de lutte contre les
pires formes de travail des enfants, financé par le gouvernement
italien est exécuté par l’UNICEF en coopération avec le Sénégal qui a confié la
tutelle du Ministère de la Famille et de la Petite Enfance. Il a pour objectifs
de contribuer à réduire la vulnérabilité des enfants en situation de risque,
d’améliorer la situation des enfants pris dans les pires formes de travail,
d’appuyer le processus de décentralisation dans le domaine de la protection
spéciale des enfants et enfin de renforcer les capacités institutionnelles des
opérateurs associatifs et gouvernementaux.
En ce qui concerne
les jeunes, il faut noter, outre les actions programmes sectoriels
quelques actions spécifiques développés au profil de cette composante pour la
promotion de la jeunesse. Il s’agit du Fonds National d’Action pour l’Emploi,
de la mise en œuvre de la Convention Nationale Etat/Employeurs pour l’emploi
des jeunes qui comprend quatre programmes : un programme de stage en
entreprise, un programme contrat de solidarité, un programme contrat
d’essaimage et un programme de financement des ressources humaines des PME. Ces
programmes visent à renforcer les capacités des jeunes en vue de leur permettre
de développer des activités productives et d’accéder à des emplois.
Le Fonds National d’Action Social (FNAS) a été mis en place
pour contribuer à alléger les souffrances des populations démunies. Le constat
aujourd’hui est qu’au Sénégal, il y a une absence criarde de prise en compte
des aspirations des personnes handicapées dans les différents chantiers de la
nation (construction d’infrastructures publiques, gestion du cursus de
formation, insertion professionnelle, etc.). En dehors de quelques actions
d’assistance humanitaires, il n’existe
pas de programmes spécifiques visant la promotion des personnes
handicapées.
Pour ce qui est des programmes en faveur
des personnes du 3ème âge, il faut regretter l’absence d’initiatives
destinées à prendre en compte cette catégorie. Cependant, la volonté de prise
en charge est de plus en plus affirmée et des tentatives de développement de
programmes sont en cours, notamment à partir de leur plate-forme revendicative.
Le programme du Gouvernement en coopération avec le FNUAP accès sur les
questions de population inscrit de plus en plus d’actions en faveur des
personnes du 3ème âge. Dans
ce sens, le Gouvernement développe de plus en plus d’actions pour traduire les
recommandations de l’Organisation des Nations Unies dans le cadre du Plan
International d’Action sur le Vieillissement de Vienne en 1982. Une journée des
personnes du 3ème âge est célébrée chaque année au Sénégal et les
principales organisations de ce groupe, le FARPAS et l’ANRS développent des
initiatives de plaidoyer en leur faveur.
L’amélioration durable des conditions de vie des groupes vulnérables est lié au renforcement de la perception et de l’action de l’Etat concernant les services sociaux de base et du renforcement de la part de l’investissement en faveur de l’éducation, de la formation professionnelle et des services sanitaires de base. Les effets de la croissance économique ont tardé à induire une amélioration des conditions de vie de la population sénégalaise en général.
L’effet escompté de la croissance sur l’amélioration des conditions de vie pour les prochaines années dans le contexte de la libéralisation de l’économie sénégalaise ne serait pas obtenu si les efforts certains prévus dans le cadre du DSRP pour la réduction de la pauvreté en général et la prise en charge des groupes vulnérables en particulier ne viendraient pas en complément de la croissance.
Dans ce contexte, l’effort financier nécessaire à la prise en charge des
groupes vulnérables est estimé à un coût global de 78,25 milliards de FCFA,
soit 15,65% du volume du DSRP, répartis comme suit :
Programmes ad hoc Femmes : 8,90 milliards
Programmes ad hoc Enfants : 7,50 milliards
Programmes ad hoc pour personnes Handicapées : 2,90 milliards
Programmes ad hoc pour les Personnes du 3ème âge : 8,00 milliards
Programmes ad hoc Cadre de vie urbain : 20,25 milliards
Programmes ad hoc Cadre de vie rural : 22,70 milliards.
|
Objectifs |
Activités |
Résultats |
Indicateurs |
Coûts |
Maîtres d’œuvre |
|
Objectif 1 : -
Assurer
une couverture socio-sanitaire et nutritionnelle adéquate à tous les enfants
de familles vulnérables |
- Améliorer le
fonctionnement du système de soins de santé primaire et la capacité du système à prendre en compte
les enfants des populations pauvres et exclues ( Médicaments à bas prix,
faciliter l’accès aux structures de santé..) ; -
Promouvoir l’éducation pour la santé de la mère et de l’enfant ; - Pérenniser les
résultats satisfaisants des programmes nationaux de santé tels que les
PEV, etc. ; -
Elaborer et mettre en oeuvre une politique nutritionnelle ciblée sur les
enfants des ménages les plus vulnérables ; -
Lutter par des activités de sensibilisation et la promotion de RVO et des
activités nutritionnelles contre les maladies diarrhéiques, la malnutrition,
la toxicomanie, le retard de croissance, etc. ; - Aménager des espaces et des infrastructures
favorables à l’épanouissement des enfants ; - Lutter contre les pires formes de travail
des enfants. |
-
Le
système de soins de santé primaire et la capacité à prendre les enfants des
pauvres sont améliorés. -
La
mère et l’enfant sont sensibilisés pour prendre en charge leur santé ; -
La
situation sanitaire des cibles s’améliore durablement ; -
Diminution
de la malnutrition infantile et des maladies afférentes ; -
L’état
sanitaire des enfants s’améliore ; -
Les
enfants disposent de cadres
d’épanouissement ; -
Les
risques auxquels sont confrontés les enfants travailleurs sont jugulés. |
- Taux de mortalité infanto-juvénile -Taux
de prévalence de certaines maladies Accroissement
taux consultation -
Prévalence
de l’insuffisance pondérale dans le groupe ; -
Statistiques des Centres de santé ; -
Nombre
de schémas d’aménagement de l’espace
prévoyant des aires de jeu ; -
les
statistiques des accidentés aux travail. -
Nombre
d’enfants impliqués dans les pires formes de travail |
1 milliard
CFA |
Ministère de l’action
sociale Ministère de la santé Ministère de la
Famille et de la petite Enfance |
|
Objectif 2 : -
Scolariser
et former tous les enfants en âge scolaire et non pris en charge. |
-
Sensibiliser
les parents sur l’importance de l’éducation des enfants pour leur
avenir ; -
Doter
les écoles des zones pauvres en cantines scolaires |
-
Les
parents appréhendent l’importance de l’éducation ; -
Les
enfants ont davantage accès à l’école grâce à leur prise en charge pour la
restauration |
Taux de scolarisation Taux d’inscription des enfants issues de
familles pauvres |
2 milliard |
Ministère de
l’Education nationale Ministère de l’action
sociale Ministère de la
famille et de la petite enfance |
|
Objectif 3 : -
Protéger
et promouvoir les enfants en
situation de risque. |
-
Renforcer
appliquer et vulgariser la législation en vigueur en matière de protection de
l’enfant ; -
Sensibiliser
les populations notamment les enfants travailleurs et leur employeurs contre
les risques liés aux pires formes de travail -
Sensibiliser
contre les fléaux de la drogue et les risques -
Mettre
en œuvre des actions du Programme
National de Prise en Charge des enfants en Situations de Vulnérabilité ; -
Elaborer
une législation spécifique aux mineur(e)s qui prend en charge leurs
spécificités ; -
Augmenter
les capacités des familles défavorisées à prendre en charge leurs
enfants ; |
-
Des
lois de protection de l’enfant sont adoptées, vulgarisées et appliquées dans
toute leur rigueur ; -
Les
jeunes travailleurs exercent des métiers accessibles aux jeunes ; -
Les
enfant sont sensibilités sur les méfaits de la drogue -
Un
nouveau programme est développé et mis en oeuvre -
Les
enfants sont juridiquement protégés ; -
Création
d’au moins un centre spécialisé par région. |
-
Augmentation
du nombre de centres d’écoute et de conseil pour adolescents ; -
Augmentation
du nombre de centres d’écoute et de conseil pour adolescents ; -
Les
enfants en situation difficiles sont davantage pris en charge cadre logique
du Programme ; -
Une
loi spécifique aux jeunes est adoptée. -
50%
des familles pauvres voient les capacités de prise en charge de leurs enfants
renforcés |
1,5
milliard CFA |
Ministère
de la Justice Ministère de
l’Education nationale Ministère de l’action
sociale Ministère de la
famille et de la petite enfance |
|
Objectif 4 : -
Développer
une stratégie de prise en charge des enfants en milieu semi ouvert |
-
Concevoir
et mettre en œuvre des actions de promotion de la réinsertion sociale des
enfants en conflit avec la loi -
Mettre
en place des stratégies adaptées permettant aux enfants en conflit avec
la loi de reprendre et de continuer leur scolarité ; -
Concevoir
et mettre en œuvre des activités de formation des jeunes -
Améliorer
les conditions de travail et la qualité du service dans les structures de
prise en charge des enfants en conflit avec la loi |
-
Des
programmes de réinsertion socio-économique des enfants sont conçus -
Les
enfants bénéficient d’une qualification professionnelle après leur séjour
dans les structures spécialisées de rééducation -
Des
structures de formation sont mises sur pied au profit des enfants en
conflit avec la loi -
Les
conditions de travail et la qualité du service sont réhabilitées. |
-
Le
pourcentage d’enfants effectivement réhabilités ; -
Les
enfants en situation de rééducation ont accès à des formations techniques; -
Les
Programmes des Institutions spécialisées sont améliorées ; -
Nombre
de structures réhabilitées ou mises sur pied ; |
1
milliard |
|
|
Objectif 5 : -
Susciter
une mobilisation sociale pour l’amélioration des conditions de vie des
talibés dans les daaras. |
-
Faire
un plaidoyer auprès des autorités politiques, religieuses, coutumières,
partenaires au développement et de toute la communauté en faveur de
meilleures conditions de vie des talibés ; -
Favoriser
par des activités de médiation la prise en charge d’enfants de la rue par des
familles d’accueil (parrainage) ; -
Faire
un plaidoyer pour l’organisation du système coranique autour des
mosquées ; -
Créer
et renforcer les capacités des institutions spécialisées de prise en charge
des enfants en situation de vulnérabilité (talibés, enfants abandonnés ou en
conflits avec la loi) ; -
Subventionner
les écoles coraniques fiables ; -
Créer
les conditions d’une formation des talibés dans leurs villages
d’origine ; -
Organisation
de curriculum à l’intérieur des écoles coraniques permettant une formation
académique et professionnelle; -
Sensibilisation
des maîtres coranique pour une meilleure gestion du cadre de vie des talibés. |
-
Toutes
les autorités politiques, religieuses, coutumières, partenaires au
développement et de toute la communauté est sensibilisée pour
l’amélioration des conditions des talibés -
Les
enfants sont parrainés ; -
Les
décideurs sont sensibilisés sur la pertinence de l’organisation du système
coranique autour des mosquées ; -
Les
écoles fiables sont subventionnées ; -
Les
talibés apprennent dans les écoles de leur localité ; -
Les
talibés suivent une formation académique et professionnelle ; -
Les
maîtres surveillent le cadre de vie. |
-
Les
archives et les documents ; -
Les
comportements des pqrents vis-à-vis des enfants ont changé ; -
Les
parrains sont connus ; -
Archives
et documentation ; -
Le
nombre d’institutions compétentes augmentent ; -
Les
écoles coraniques figurent sur la liste des écoles subventionnées ; -
Les
enfants apprennent chez eux ; -
Les
talibés ont une qualification professionnelle à la fin de leurs cursus ; -
Le
cadre de vie des talibés est bien entretenu. |
2
milliard |
Ministère de
l’Education nationale Ministère de l’action
sociale Ministère de la
famille et de la petite enfance |
|
Objectifs |
Activités |
Résultats |
Indicateurs |
Coûts |
Maîtres d’œuvre |
|
Objectif 1 : -
Améliorer
l’état sanitaire et la mobilité des personnes handicapées |
-
Créer
les conditions facilitant l’accès des handicapés aux infrastructures
sanitaires, existants ou en construction, par la prise en compte de leurs
contraintes physiques ; -
Doter
les formations sanitaires, sur l’étendue du territoire, d’équipements
appropriés permettant aux personnes handicapées d’être consultées
aisément ; -
Mettre
en œuvre un programme spécial de suivi des jeunes filles handicapées
enceintes ; -
Faciliter
l’accès des personnes handicapées aux médicaments et aux services
essentiels ; -
Faciliter
l’accès aux centres de réadaptation fonctionnelle et aux matériels
d’appareillage orthopédique ; -
Réduire
les coûts des appareils et services à usage courant des handicapés. |
-
Les
personnes handicapées ont facilement accès aux infrastructures et équipements
sanitaires ; -
Les
handicapés bénéficient d’une prise en charge sanitaire efficiente ; -
La
santé reproductive des femmes handicapées est améliorée ; -
les
personnes handicapées accèdent facilement aux médicaments ; -
les
contraintes physiques ou sensori-motrices des handicapés sont
amoindries ; -
Les
coûts des appareils sont accessibles |
-
Les
infrastructures et les équipements sociaux disposent d’installation
spécifiques pour les handicapés ; -
Le
taux de couverture besoins sanitaires des handicapés est de 100% ; -
Il
n’est plus noté de complication sanitaire chez les femmes handicapées
enceintes ; -
Pas
de rupture d’approvisionnement des malades ; -
Le
niveau de dotation des centres en appareil est satisfaisant ; -
Tous
les handicapés sont pris en charge. |
1
milliard f.cfa |
Ministère de l’action
sociale Ministère de la santé Ministère de
l’Economie et des Finances |
|
Objectif 2 : -
Promouvoir
l’éducation et la formation des personnes handicapées |
-
Créer
les conditions facilitant l’accès des handicapés aux infrastructures et
équipements scolaires et universitaires existants ou en construction, par la
prise en compte de leurs contraintes physiques et sensori-motrices ; -
Promouvoir
la scolarisation universelle de tous les enfants handicapés en age de
scolarisation dans un contexte intégrateur ; -
Doter
gratuitement en fournitures les jeunes handicapés ; -
Retenir
le handicap comme un critère d’attribution de la bourse ; -
Adapter
le choix des filières de formation professionnelle des handicapés à leur aptitude physique ; -
Encourager
par des mesures incitatives l’implication des personnes handicapées dans des
programmes d’alphabétisation fonctionnelle. |
-
Les
contrainte d’accès aux établissements scolaires et universitaires sont
levées ; -
Tous
les enfants handicapés sont scolarisés ; -
Les
élèves handicapés ont des fournitures scolaires complètes ; -
Le
handicap est devenu un critère comptant dans l’attribution de la
bourse ; -
les
handicaps subissent une formation dans des professions sans risque pour leur
état physique ; -
Les
personnes handicapées adultes sont alphabétisées. |
-
Les
handicapés fréquentent sans difficulté les établissements scolaires et
universitaires ; -
Le taux de scolarisation des enfants handicapés est de
100% ; -
Tous
les élèves handicapées ont leurs fournitures scolaires au complet ; -
Le
handicap figure sur le registre des critères d’attribution de la
bourse ; -
100%
des handicapés adultes sont alphabétisés. |
500 millions f.cfa |
Ministère de
l’Education nationale Ministère de l’action
sociale Ministère de la petite
enfance |
|
Objectif 3 : -
Améliorer
la situation économique et sociale des personnes handicapées |
-
Mettre
en œuvre une politique spéciale de solidarité en faveur des personnes
handicapées à travers des stratégies d’insertion ou de réinsertion à base
communautaire. -
Promouvoir
par des mesures discriminatoires positives, l’accès des personnes handicapées
à l’emploi dans le secteur public; -
Faciliter
l’accès des personnes handicapées aux moyens de production en vue de les
aider à développer des activités génératrices de revenus et à s’intégrer aux
réseaux de promotion économique et social existant |
-
Une
plus grande solidarité envers les personnes handicapées est mise en œuvre ; -
De
plus en plus de personnes handicapées trouvent du travail ; -
Les
handicapés ont un accès facile aux moyens de production. |
-
Des
stratégies opérationnelles d’insertion et de réinsertion existent ; -
Un
plus grand nombre de handicapés sont employés ; -
Des
lignes de crédits pour les handicapés existent. |
700 millions FCFA |
Ministère
de l’Action Sociale Ministère
de l’Emploi et de la Fonction Publique |
|
Objectif 4 : -
Lutter
contre les préjugés négatifs dont sont victimes les personnes handicapées. |
-
Vulgariser, par des méthodes et supports appropriés,
les expériences positives développées par les personnes handicapées ; -
Transformer,
par des activités de sensibilisation, les attitudes négatives vis-à-vis des
personnes handicapées ; -
Appuyer
le développement institutionnel des structures et organisations oeuvrant pour
la promotion des personnes handicapées. -
Appuyer
les activités de la section sénégalaise de handisport -
Impliquer
les personnes handicapées dans les procédures de prise de décision. -
Adopter
des lois de protection des personnes handicapées |
-
Les
handicapés sont mieux compris et mieux considérés. -
les
populations comprennent mieux la situation des handicapés ; -
les
organisations oeuvrant pour la promotion des personnes handicapées disposent
de moyens d’intervention accrus. -
La
section sénégalaise de handisport dispose de moyens accrus et participe aux
activités organisées au plan national et international |
-
Les
populations sont sensibilisées sur le rôle important que jouent les
handicapés dans la société ; -
Les
populations ont plus de considération pour les handicapés; -
les
organisations ont une existence légale et sont fonctionnelles. -
Le
nombre de personnes handicapées pratiquant des activités sportives augmente. |
700 millions FCFA |
Ministère
de l’Action Sociale Ministère
des Sports |
|
Objectifs |
Activités |
Résultats |
Indicateurs |
Couts |
Maître d’œuvre |
|
Objectif 1 : -
Mettre
sur pied un système de prise en charge des personnes du troisième
age |
-
Créer
une allocation minimum interprofessionnelle de retraite ; -
Créer
un Fonds de promotion de l’habitat social. |
-
Les
retraités disposent d’une allocation minimum de retraite ; -
Les
travailleurs retraités ont des facilités pour acquérir une maison. |
-
Nombre
de bénéficiaires ; -
Nombre
de retraités ayant accès à la propriété privée ; |
4,5 milliards FCFA pour le FNR 2 milliards FCFA |
Ministère de la Solidarité
Nationale |
|
Objectif 2 : -
Encourager la reconversion professionnelle ; |
-
Mettre
en place des fonds de promotion des personnes du 3ème âge ; -
Accorder
l’exonération aux personnes du troisième âgés de plus de 65 ans ; -
Sécuriser
le travail des personnes du troisième
âge qui exercent une activité professionnelle ; |
-
Les
personnes du 3ème âge ont des capacités financières pour
investir ; -
Les
personnes âgées ont moins de contraintes pour rentabiliser leurs
investissements; -
-
Les
personnes du 3ème âge encourent moins de risques dans
l’exercice de leurs activités. |
-
Nombre
d’entreprises créées par le 3ème âge ; -
L’état
des mesures d’allègement fiscal
prises ; -
Nombre
d’accidentés du travail. |
1 milliard FCFA |
Ministère de l’Economie et des
Finances Ministère du Travail |
|
Objectif 3 : -
Garantir
l’épanouissement physique et moral des personnes du troisième âge |
-
Mise
en place de structures sanitaires
spécialisées en gériatrie de gériatrie ; -
Améliorer
la couverture des besoins sanitaires |
-
Les
personnes du 3ème âge disposent d’une structure pour
suivre leur situation sanitaire; -
Les
personnes du 3ème âge sont
pris en charge par les structures de santé. |
-
Nombre
de structures de gériatrie ; -
Nombre
de structures de gériatrie et de médecins spécialisés ; Taux de
couverture sanitaire des personnes du 3éme âge. |
500millions
F.CFA |
Ministère de la santé |
|
Objectifs |
Activités |
Résultats Attendus |
Coûts |
Indicateurs |
|
Objectif 1 : -
Accès
à l’eau potable, aux réseaux d’assainissement et de collecte d’ordures, |
-
Identifier les groupes vulnérables et
assurer un paiement direct du gouvernement au fournisseur couvrant une partie de
leur facture -
Subventionner les coûts ou permettre de les répartir sur
une plus longue période, en les incluant aux factures mensuelles -
Appliquer
une grille tarifaire qui va maintenir une tranche sociale de facturation. -
Prendre des mesures complémentaires
telles que des programmes de crédit pour financer les frais de raccordement
des groupes vulnérables |
-
Les
populations urbaines ont accès à un cadre de vie assaini grâce aux programmes
d’assainissement définis dans le cadre du PLT -
Les
populations ont accès à l’eau potable -
Réduction
du coût de raccordement pour les utilisateurs à faible revenu |
-
10%
Coûts plan ONAS soit 10 milliards CFA |
-
Le
taux de ménages vulnérables ayant accès à de l’eau potable -
Le
taux de ménages vulnérables ayant accès aux réseaux d’égouts -
Le
taux de ménages vulnérables ayant accès à des sanitaires efficaces |
|
Objectif 2 : Assurer l’approvisionnement des groupes
vulnérables en combustibles domestiques |
-
Intégrer
l’éducation sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène aux projets
d’approvisionnement en eau -
collective
-
Implanter
des boutiques) énergie pour notamment la promotion du kérosène (pétrole lampant) dans les
ménages pauvres en tant que combustible domestique -
Réaliser
des terminaux de charbons de bois, pour une meilleure maîtrise de la filière
des combustibles ligneux -
Soutenir la diffusion de foyers
améliorés |
-
Réduction
des pressions exercées sur les ressources naturelles et les ménages sont
approvisionnés en combustibles domestiques à des prix économiquement
supportables -
Diminution
des risques d’incendies dus à la nature des matériaux des logements -
Interventions
des services municipaux dans les quartiers sécurisés foncièrement |
9,8 milliards CFA |
Les prix d’achat du pétrole lampant et de la
bouteille de gaz |
|
Objectif 3 : -
Accès
à des parcelles viabilisées, à des logements adéquats et à des équipements de
base |
-
Faire
des investissements directs dans la construction et les infrastructures
afférentes ; -
Créer
des lignes de crédits « habitat » accessibles aux faibles
revenus ; -
Améliorer
les conditions de logement en changeant les matériaux inflammables (bois,
cartons, plastique, paille) par des matériaux plus durables -
Création
d’un fonds d’investissement pour la viabilisation des sites pour les groupes
vulnérables -
Sécurisation
foncière des sites occupés illégalement |
|
Fonds de viabilisation 5 milliards CFA |
Existence de fonds et de lignes de crédits « habitat » Nombre de parcelles viabilisées et aménagées |
|
Objectif 4 : -
Améliorer
les transports urbains |
-
Inciter
les compagnies de transport pour à
faciliter l’accès des pauvres au transport collectif -
Veiller
au respect des normes sonores et d’émissions de gaz nocifs par les transports
en commun -
Encourager
l’utilisation des transports publics en augmentant la fréquence des rotations |
-
Les
populations se déplacent aisément avec des moyens de transports adéquats -
Baisse
du ticket |
-
650
millions de Subvention de l’Etat à DDD et aux autres
services de transport public |
|
|
Objectif 5 : -
Réduire
les dommages de santé liés à l’environnement |
-
Sensibiliser
les populations sur les pratiques d’hygiène élémentaire : lavage des
mains, évacuation correcte des excréments humains comme instruments de
prévention des diarrhées; -
Subventionner des changements de combustibles de façon à
réduire le niveau de leurs particules en milieux urbains -
Désherber
autour des maisons et des pièces d’eau, en conduisant des inspections de
maison à maison pour trouver les sites de reproduction, -
Nettoyer
les fossés d’assainissement publics et communautaires, et assurer un suivi
régulier de la tenue des édicules communautaires -
Assurer
la collecte et le ramassage régulier les ordures -
Instaurer
des missions d’inspection périodiques des sites à risques et des foyers de
propagation des nuisances |
-
Les
améliorations au niveau de l’accès à l’eau et à l’assainissement vont réduire
les maladies associées, notamment la diarrhée -
Les
améliorations de l’infrastructure sanitaire dans les écoles se vont se
traduire par une augmentation du taux de fréquentation (particulièrement des
filles) |
-
Coûts
à prendre de la contribution du MS IEC 350 millions CFA -
Projet
de Mobilité Urbaine -
Budget
municipalités et PRODAK 250 millions CFA |
-
Fréquence
des maladies et morts causées par des maladies transmises par vecteurs -
Taux
de fréquentation des filles à l’écoles -
Prévalence
des insuffisances pondérales chez les enfants de moins de cinq ans -
Taux
de malnutrition infantile |
|
Objectif 6 : -
Réduire
la sensibilité aux catastrophes urbaines |
-
L’adoption et la réalisation de programmes d’IEC du
grand public ; -
Développer
un système d’alerte et d’intervention rapide; -
Mettre
à la disposition des populations des informations sur les bons comportement
en cas de sinistre; |
-
Réduction
du nombre de victimes d’inondations, sécheresse -
Un
système opérationnel d’alerte et de gestion des catastrophes urbaines est mis
en place -
Réduction
du nombre de victimes d’accidents industriels, d’incendies |
-
Coûts
des PAU et d’un système d’alerte et de communication 250 millions CFA |
-
Le
taux de ménages vivant dans des zones précaires marginales |
|
Objectif 7: -
Renforcer
les services municipaux et améliorer la planification urbaine et le zonage |
-
Elaborer
des programmes locaux d’Action 21 pour la fourniture d’eau courante, le
ramassage régulier des ordures, des installations sanitaires acceptables -
Concevoir
et mettre en œuvre un programme de planification participative, et une
réforme du zonage qui tiennent compte des lieux de travail et des besoins
immobiliers des groupes vulnérables -
Inclure
l’agriculture urbaine dans la planification des villes -
Doter
chaque municipalité d’un plan de gestion ; -
Renforcer
les capacité techniques et financières des services municipaux |
-
Les
services municipaux offrent aux groupes vulnérables une gamme de
services : des égouts, des systèmes de drainage, l’adduction d’eau, le
ramassage des ordures -
Une
bonne planification urbaine va permettre la régénération des écosystèmes, la
création d’emplois et la production de nourriture -
Les
capacités des services municipaux sont renforcer |
-
Fonds
de restructuration et régularisation foncière des quartiers spontanés :
Supplément au fonds de viabilisation de 2 milliards CFA |
|
|
Objectifs |
Activités |
Résultats attendus |
Indicateurs |
Coût |
Maître-
d’œuvre |
|
Objectif 1 : -
Promouvoir
une gestion rationnelle des ressources naturelles |
-
Gérer
l’espace rural selon l’approche ‘’terroir’’ ; -
Rendre
effectif le transfert de la compétence de la gestion de l’environnement et
des ressources naturelles par les collectivités à la base ; |
-
L’espace
rural est exploitée de manière optimale et durable ; -
Les
populations rurales gèrent effectivement leurs ressources naturelles ; |
-
Des
aires de cultures, de pâturages, de foresterie, etc., sont aménagées ; -
les
permis d’occuper et d’exploiter sont délivrés par les élus locaux ; |
|
Ministère de
la jeunesse de l’environnement et de l’hygiène publique Ministère de
l’Intérieur |
|
Objectif 2 : -
Approvisionner
les villages en eau potable |
-
Doter
les villages qui n’ont pas accès à
l’eau potable en puits équipés de systèmes d’exhaures manuels, solaires ou
éoliennes ; -
Définir
des périmètres de protection et de lutte contre l’insalubrité autour des
puits villageois ; |
-
Les
populations ont de l’eau en quantité suffisante ; -
Les
eaux des puits ne sont plus contaminées ; |
-
Nombre
de puits creusés ; -
Plus
de problèmes de santé liés à l’eau |
10
milliards FCFA |
Ministère de l’Energie
l’Hydraulique |
|
Objectif 3 : -
Promouvoir
un système d’assainissement autonome
et efficace |
-
Réaliser
des ouvrages collectifs et individuels d’évacuation des excréta ; -
Réaliser
et promouvoir des fosses de compostages des ordures ménagères ; -
Réaliser
des ouvrages collectifs ’enfouissement des déchets non biodégradables ; -
Impliquer
les populations dans la conception et la réalisation des activités ; -
Apprendre
à des ouvriers-relais à construire des latrines ; -
Tenir
des ateliers de sensibilisation sur les enjeux de l’assainissement, les voies
de transmission des maladies, la lutte contre la dégradation du cadre de vie,
etc. |
-
Les
normes d’hygiène sont respectées par les populations; -
Les
ordures ménagères sont recyclées ; -
La
propreté du village est assurée |
-
Environnement
domestique propre ; -
Production
de compost ; -
Environnement
domestique propre ; |
1,5
milliards FCFA |
Ministère de l’Energie
et de l’Hydraulique |
|
|
-
Participation
active des populations et des autorités locales à la prise en charge du cadre
de vie ; - Création d’emploi et de ressources en termes
de revenus ; -
Changement
positif des comportements et attitudes des populations vis-à-vis du cadre de
vie. |
-
Les
populations sont devenues les propres responsables de leur cadre de
vie ; -
Les
conditions de vie se sont améliorées ; - Les populations se comportent en
responsables et en connaissance de cause.
|
300
millions FCFA |
Ministère de l’Energie
et de l’Hydraulique |
|
|
Objectif 4 -
Doter
les zones déficitaires en équipements téléphoniques et électriques téléphonie
et l’électrification rurale |
-
Connecter
les zones rurales non desservies au réseau de téléphonie moderne; -
Connecter
les collectivités rurales aux réseau électrique ; |
-
Les
population rurales ont accès au téléphone ; - Les
concessions, les infrastructures et
les équipements ruraux sont alimentées en électricité. |
-
Les
populations sont ouvertes sur le reste du monde et s’informent en temps
réel ; -
Le
niveau de commodité et de confort des populations est amélioré ; |
|
Ministère de l’Energie
et de l’Hydraulique |
|
Objectif 5:
-
Améliorer
et sécuriser l’accès des populations aux combustibles domestiques |
-
Mettre
en place des terminaux de charbon de bois avec pont à bascule et aire de
stockage à l’entrée dans tous les centres de consommation ; -
Sensibiliser
les populations à l’utilisation rationnelle de l’énergie et aux nouveaux
combustibles comme le kérosène, charbons de biomasse, gel fuel, etc. ; -
Vulgariser
des techniques d’exploitation rationalisée des combustibles ligneux et
rationalisation de la consommation des combustibles ligneux ; -
Mettre
en place un fonds d’appui spécifiques pour faciliter l’acquisition
d’équipements à efficience énergétique améliorée. |
-
La
fourniture de charbon de bois est plus régulière ; -
Les
populations adoptent les nouvelles sources d’énergie renouvelables ; -
Les
exploitants utilisent des techniques rationnelles d’exploitation des
ressources ligneuses ; -
Des
mécanismes financiers opérationnels sont mis en place pour l’acquisition
d’équipements à efficience énergétique améliorée. |
-
Le
nombre de terminaux et d’aires de stockage ; -
Campagnes
de sensibilisation par des media divers ; -
Campagnes
de sensibilisation par des media divers ; -
Existence
de structures de financement des exploitants. |
10,9
milliards FCFA |
Ministère de l’Energie
et de l’Hydraulique |
Objectifs
|
Activités |
Résultats attendus |
Coûts |
Indicateurs |
|
Objectif
1 : -
Contribuer
au renforcement des droits des femmes |
-
Développer et mettre en œuvre des activités de sensibilisation
contribuant à l’élimination des violences faites aux petites filles et aux
femmes ; -
Concevoir
et vulgariser des outils de promotion des droits humains et notamment de la femme ; -
Vulgariser
les textes fondamentaux relatifs aux droits des femmes ; |
-
Les
violences faites aux petites filles sont éliminées -
Les
droits de la femme sont mieux connus -
idem |
2 milliards |
-
Les
femmes jouissent de leurs droits. -
Les
femmes sont de moins en victimes des violences. -
Les
hommes et les femmes ont une connaissance accrue des textes et les femmes
bénéficient d’une protection juridique appropriée. |
|
Objectif 2 : -
Contribuer
à l’amélioration de la situation
économique et sociale des femmes |
-
Doter
les zones rurales et urbaines, peu
équipées, en matériel d'allégement des travaux domestiques ; -
Créer
des centres de formation professionnelle pour le renforcement des capacités
des femmes ; -
Mettre
à la disposition des femmes rurales des technologies et équipements
appropriés de transformation et de conservation des produits ; -
Mettre
en place des fonds de promotion économique et de soutien aux activités
des femmes ; |
-
Les
travaux domestiques des femmes sont allégés -
Les
capacités des femmes n zone rurale sont renforcées -
Des
technologies et équipements de transformation et conservation des produits
sont disponibles en zone rurale -
Des
fonds de promotion économique des femmes sont disponibles |
4 milliards |
-
Gain
de temps obtenu par les femmes grâce aux équipements d’ allègements. -
Niveau
de compétence des femmes et taux d’application des connaissances acquises. -
Taux
d’accès des femmes au crédit et niveau des activité génératrices de
revenus développés par les femmes |
|
Objectif 3 -
Contribuer
à l’amélioration de la situation sanitaire des femmes et des filles |
-
Concevoir
et mettre en oeuvre des programmes de mobilisation sociale pour
l’accroissement du taux de consultations prénatales; -
Concevoir
et mettre en œuvre des programmes de mobilisation sociale pour la diminution
du taux de morbidité et de mortalité dues aux avortement ; |
-
La
mobilisation sociale pour l’accroissement du taux de consultation prénatale
est effective -
La
mobilisation sociale pour la réduction des taux de morbidité et de mortalité
dues aux avortements est effective. |
900
millions |
-
Le taux de consultations prénatales est
de 100% ; -
Le taux de mortalité maternelle et
infanto-juvénile sont sensiblement réduits ; |
|
Objectif 4 : -
Contribuer
à la promotion de l’éducation et
de la formation des femmes et des
filles. |
-
Concevoir
et mettre en œuvre des programmes de promotion de l’égalité des chances et des sexes dans le système
éducatif privilégiant le plaidoyer et la mobilisation sociale ; -
Contribuer
par des activités de mobilisation sociale à
l’accroissement du taux d’inscription et au maintien des différentes
catégories à l’école ; -
Développer et mettre en œuvre des programmes
d’éducation et d’alphabétisation fonctionnelle au profit des femmes notamment
en milieu rural |
-
L’égalité
de chances et des sexes dans le système éducatif est reconnu -
La
mobilisation sociale pour l’accroissement du taux d’inscription et le
maintien à l’école est effective. -
Des
programmes d’éducation et d’alphabétisation fonctionnelle au profit des
femmes en milieu rural sont implantés. |
2
milliards |
-
Evolution
de l’égalité effective entre filles et garçons au niveau de l’accès au
système éducatif ; -
Evolution
du taux d’accès des filles à l’école ; -
Evolution du nombre de centres de formation pour les
femmes ; |
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