République du Sénégal
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Bilan des politiques et programmes en faveur des groupes vulnérables

 

3.1        Les acteurs impliqués

 

3.1.1        L’Etat Sénégalais

 

L’Etat joue le rôle de coordonnateur de la mise en place des mécanismes institutionnels et des instruments et stratégies adéquats pour la prise en charge des groupes vulnérables. Une orientation claire de son action dans la lutte contre la pauvreté a été définie dés le 9ème Plan. Cependant, les éléments politiques mis en place jusque-là ont révélé d’importantes faiblesses qu’il convient de corriger dans le cadre du DSRP : identification des bénéficiaires souffrant de pratiques politiciennes, les approches ponctuelles de gestion de situations de crise, etc.

Les politiques d’ajustement ont engendré des réflexes de restrictions budgétaires. Les secteurs de la santé et de l’éducation, en particulier, ont souffert de plafonds d’investissement arbitraires. Les déséquilibres structurels, qui en ont résulté, justifient pour plus d’efficacité l’existence d’une Cellule d’Appui aux Groupes Vulnérables (CAGV) qui pourrait être  coordonnée par la Direction de la Planification du Ministère de l’Economie et des Finances et intégrant, les représentants de toutes les institutions qui interviennent dans la prise en charge des groupes vulnérables. 

 

3.1.2        Les collectivités locales

 

Elles constituent  de par leurs compétences une instance pertinente pour la mise en œuvre des activités de prise en charge des groupes vulnérables. Les avantages comparatifs sont nés de la politique de décentralisation et de transfert des compétences qui ont contribué à rapprocher l’administration des administrés. 

 

3.1.3        Le secteur privé

 

L’implication du secteur privé dans la définition des politiques sociales  est restée relativement faible à cause de l’éclatement en pôles d’obédiences, tout comme le syndicalisme sénégalais. Le secteur privé doit donc être intégré comme partie prenante dans l’exécution de la stratégie de réduction de la pauvreté et dans la définition des politiques sociales qui sont capables de faire baisser  les tensions issues du manque de réponse adéquate à la demande  sociale par l’état.

 

3.1.4        La société civile

 

La crise des années 70 a stimulé le développement des initiatives à la base. Les associations de la société civile, les Organisations Paysannes (FONGS) et les ONG en particulier, se sont activement impliquées dans le développement socio-économique, par l'appui à  l’auto promotion des populations notamment en milieu rural. On dénombre près de 250 ONG officiellement agréées, dont plus d’une centaine se sont fédérées au sein du Conseil des ONG d'Appui au Développement (CONGAD). Elles interviennent sur des thèmes divers : la santé, l'éducation, la gestion des ressources naturelles, la production et le crédit populaires l'intermédiation financière, etc. La FONGS contribue à l’appui des populations par : la formation, l’alphabétisation, la sécurité alimentaire, la participation au capital de la CNCA.

 

3.1.5        Les populations

 

Face à la précarisation de leurs conditions de vie, elles ont créé pour leur auto promotion des institutions de solidarité: Groupements féminins, ASC, tontines, djamras, groupements d’intérêt économique(GIE). Elles deviennent de plus en plus des acteurs au premier plan.

 

3.1.6        Les partenaires au développement

 

Le développement des initiatives a rencontré l’adhésion de multiples partenaires. A l’analyse le défaut majeur de leur intervention réside dans la multiplicité des procédures et des modes de gestion des interventions. L’État pourrait remédier à cela en appliquant le principe du guichet unique, comme mécanisme de coordination. Cette centralisation positive rendrait  l’État responsable du suivi et de l’évaluation de l’efficacité d’intervention au niveau national et éviterait une dispersion sectorielle préjudiciable à l’harmonisation des approches.

 

3.2        Les programmes développés

 

3.2.1        En faveur des femmes

 

Une évaluation à mis parcours du Plan d’Action National de la Femme ( PANAF) réalisée en 2000 axé sur les cinq domaines retenus a mis en évidence les éléments suivants:

 

- La composante « Promotion économique et lutte contre la pauvreté » : d’immenses efforts ont été déployés par les différents partenaires pour parvenir aux résultats enregistrés sur les plans qualitatif et quantitatif. A partir de 1998-1999, les partenaires extérieurs ont contribué concrètement à la lutte contre la pauvreté des femmes par le biais de divers programmes et projets. On peut en citer une composante du Programme Elargi de Lutte contre la Pauvreté financé par le PNUD à hauteur de 400 millions FCFA destinés directement à la promotion de l’égalité de genre dans divers domaines socio-économiques, le projet de Lutte contre la Pauvreté/Action en faveur des Femmes et des Enfants, financé par le FAD et le FND essentiellement orienté vers la promotion d’actions génératrices de revenus, l’alphabétisation et l’accès aux infrastructures. D’autres partenaires extérieurs comme le Japon, le Canada, l’Union européenne, l’Autriche, la Norvège et des ONG  ont largement participé au financement de la composante « Promotion économique et lutte contre la pauvreté ».

 

Certaines contraintes ou insuffisances n’ont pas toujours favorisé l’efficacité et l’efficience des actions. Il s’agit du déphasage entre la date d’adoption du PANAF et celle relative aux cycles de formulation des programme-pays par les partenaires extérieurs, de la lenteur observée dans le processus d’élaboration, du poids de la dette sur les budgets alloués au développement humain, en particulier sur les secteurs sociaux qui intéressent les femmes et les filles et de l’absence d’harmonisation, de complémentarité réelle, de coordination entre tous les programmes de lutte contre la pauvreté.

 

- La composante « Education, formation des femmes et scolarisation des filles » : les progrès réalisés dans ce domaine, grâce à la mise en œuvre du PANAF sont considérables, malgré les écarts importants à combler afin de parvenir à la scolarisation de toutes les filles et à l’éradication de l’analphabétisme des femmes. La présence des filles s’est améliorée dans le préscolaire (plus de 50% des inscrits depuis 1997-1998), des garderies communautaires accueillent 2.112 filles et 2.096 garçons. Dans l’enseignement élémentaire, le taux brut de scolarisation (TBS) des filles est passé de 49,83% en 1996 à 63% en 1999. Par contre, dans l’enseignement moyen secondaire général et dans l’enseignement technique, l’évolution du pourcentage des filles n’est pas très significative. Dans l’éducation des adultes, les actions menées ont permis d’augmenter le nombre d’auditrices qui est passé de 88.520 en 1995 à 149.464 en 1998 (+69%) et de réduire le taux d’analphabétisme des femmes de 78,2% en 1995 à 71,5% en 2000. Par ailleurs, de nombreuses actions de formation ont été menées au profit de groupes de femmes dans les domaines de l’organisation et de la gestion des groupements et dans les domaines techniques. Malgré ces progrès, de fortes contraintes et des faiblesses notoires subsistent et rendent difficile l’atteinte des objectifs du PANAF. Ces contraintes restent liées aux pesanteurs socioculturelles, au statut de la femme (mariages et grossesses précoces, taux d’abandon élevé à l’école, à l’insuffisance des ressources allouées à l’éducation, au déficit en infrastructures d’équipement et en personnel, au coût élevé des frais d’éducation, à l’insuffisance des mesures stimulantes et celles d’accompagnement.

 

- La composante « santé des femmes et des petites filles y compris la santé de la reproduction, la santé sexuelle et la planification familiale ». Grâce aux activités menées dans le cadre du Programme de Développement Intégré de la Santé (PDIS), la santé des femmes s’est améliorée de manière générale. L’espérance de vie des femmes à la naissance est passée de 50 ans en 1995 à 53 ans en 1998 (contre 48 et 51 pour les hommes). L’Indice Synthétique de Fécondité des femmes âgées de 15-49 ans est passé de 6,6 enfants par femme en 1986(EDS I) à 5,2 en 1999 (ESIS). En 2000, le taux des consultations prénatales a été de 81% pour les femmes ayant accouché au cours des 12 mois précédents l’enquête, et 59,5% des accouchements ont été assistés par un personnel qualifié. Les résultats permettent d’apprécier la sensibilisation des femmes à la santé de la reproduction. Le Programme National de Lutte contre le VIH/SIDA, contribue à la sensibilisation et à la formation relatives à la santé de la reproduction. Parmi les femmes de 15-49 ans, 73% ont entendu parler du VIH/SIDA et 56% connaissent au moins un moyen de prévention (MICS II). Des programmes d’IEC et des campagnes de sensibilisation des populations, en direction des enfants en particulier, ont été organisés par le MFSN pour les ONG. Ainsi, le pourcentage d’adolescentes mères entre 15-19 ans a baissé. Il est passé de 20% en 1993 (EDS II), à 18% en 1997 (EDS III). Des programmes nationaux ont été mis en œuvre pour l’éradication de certaines maladies dont l’onchocercose, la bilharziose et le ver de guinée. Aucun cas ver de guinée n’a été enregistré depuis 1997.

 

Dans le domaine de la santé, le PANAF est confronté à de fortes contraintes en ce qui concerne les femmes » Ces contraintes découlent du déficit d’équipement et d’infrastructures, notamment ceux nécessaires pour faire face à la santé de la reproduction, de la faible présence des femmes dans la prise de décision dans les comités de santé et le statut de subordination de la femme, du faible niveau d’information des femmes sur les méthodes préventives.

 

- La composante « Mécanismes institutionnels et financement de la promotion de la femme » : La volonté politique affirmée par le Gouvernement, les partenaires au développement, les ONG et autres organisations de la société civile, s’est traduite par des initiatives novatrices qui ont favorablement influé sur les avancées enregistrées en matière de promotion de la femme. Il s’agit, entre autres, de la mise en place du Grand Prix du Chef de l’Etat pour la promotion de la Femme Sénégalaise et l’institutionnalisation d’une semaine et de la journée de la femme. Plusieurs initiatives ont aussi permis l’organisation de plus d’un million de femmes dans 6840 groupements de promotion féminine regroupant prés de deux millions de femmes érigées en fédération nationale. Les ONG ont également  mis en place un réseau Genre et Développement au CONGAD, le Réseau Siggil Jiggeen qui a exécuté un programme important programme de promotion des droits de la femme et de lutte contre les violences faites aux femmes, le Réseau Africain pour la promotion de la Femme Travailleuse (RAFET), qui œuvre pour la promotion et l’application effective des normes sur le travail des femmes. Il faut signaler également, la mise en place d’une Mutuelle de Santé, d’Habitat et de Crédits de Proximité pour les femmes ; l’existence de points focaux, sur le plan institutionnel, pour la promotion de la femme, dans tous les départements et de prise de décision entre les acteurs concernés par la promotion de la femme et celle du Conseil Sénégalais de Femmes (COSEF) qui est une plate-forme civile et politique pour l’accès des femmes aux instances de décision ainsi que l’engagement volontaire des populations de Malincounda pour l’abandon des mutilations sexuelles féminines, qui a été le déclic d’une série d’abandon de cette pratique et qui constitue une application pratique de loi pénalisant les violences à l’égard des femmes.

 

- La composante « Droits fondamentaux des femmes et de la petite fille et accès des femmes à la prise de décision ». Les nombreux efforts déployés par les gouvernants et les autres acteurs ont abouti à des résultats probants en ce qui concerne l’adoption de lois de protection et de promotion des droits de la femme. Sur le plan juridique, la loi du 29 janvier 1999 réprime de façon spécifique, les violences contre les femmes et  renforce les sanctions. Cette loi est axée sur les mutilations génitales exercées sur les filles et les femmes, le harcèlement sexuel, les violences conjugales, les coups et blessures, le viol, la pédophilie et l’inceste. Sur le plan des mécanismes institutionnels un comité de suivi de l’application de la loi du 29 janvier 1999 sur les violences contre les femmes a été mis en place. Du point de vue de l’exercice du povoir judiciaire, on peut noter quelques avancées. La cour de Cassation est dirigée par une femme, l’une des sections du Conseil d’Etat est présidée par une femme, le tribunal Régional hors classe de Dakar également, la cour d’Appel compte trois présidents de chambre et une femme Avocate générale.

 

Le projet du Fonds d’Investissement Social  mis en place avec le concours de la Banque Mondiale pour une enveloppe d’un montant de 30 millions de dollars américains est axé sur les activités de promotion féminine entre autres.

 

3.2.2        En faveur des enfants

 

Pour la promotion et la protection des enfants, différents programmes et projets ont été menés.

Les acquis sont relatifs, surtout la santé de l’enfant et celle de la mère. Entre 1992-93 à 1997, il y a eu une augmentation de 11% de la fréquence des soins prénatals de la mère – qui ont une répercussion sur la santé du nouveau né – avant de fléchir légèrement en 2000 (MICS II) avec toutefois des variations importantes selon l’âge, le milieu de résidence, le niveau d’instruction, etc. Quant à la couverture vaccinale des enfants, antérieurement très faible, elle se situe actuellement à 44% pour les enfants de moins de 5 ans, avec 55,2% en milieu urbain et 38,2% en milieu rural. Le PEV a permis de faire de grands efforts dans le sens de l’amélioration substantielle de la couverture vaccinale (ESIS, 1999). L’on note, cependant, une tendance régressive au niveau du PEV. Pour ce qui est de la lutte contre le VIH/SIDA, le Sénégal affiche aujourd’hui un taux de séropositivité de 2%, ce qui en fait un des pays africains les moins touchés par le fléau. En tout état de cause, les conséquences de cette donnée sur la petite enfance résident dans sa relative sécurisation contre des affections quelconques d’origine sidéenne. Toutefois il faut évoquer la situation combien préoccupante des orphelins du Sida. Malgré la crise (ou à cause d’elle), l’enfance est en train de conquérir un certain nombre de droits fondamentaux à travers des actions menées avec l’appui de la société civile, des organisations non gouvernementales et internationales, des médias et, plus récemment, des autorités politiques ; et ces droits jurent même parfois d’avec les références culturelles traditionnelles les plus ancrées.

 

Malgré des avancées réelles dans la conquêtes des droits de l’enfant au Sénégal, beaucoup de lacunes sont à noter. Le droit d’expression, qui semble aujourd’hui largement accessible à la jeunesse sénégalaise, ne couvre réellement que la sphère publique, et surtout en milieu urbain, au sein des familles, il est loin d’être effectif. Le qualificatif même de la jeunesse peut être l’arbre qui cache la forêt, la jeunesse se réduirait-elle à l’adolescence, de surcroît instruite, et les enfants qui n’ont pas fréquentés l’école, ceux qui ont abandonnés en cours de route, et la petite enfance et les nouveau nés. Il serait important, dans le traitement des questions relatives à la jeunesse, de prendre en compte les spécificités afférentes aux étapes de développement de l’enfant. Aujourd’hui, le travail des enfants demeure plus que jamais une réalité malgré les initiatives multiples d’ONG et des organisations internationales telles que le BIT et l’UNICEF, la mendicité des talibés est devenue monnaie courante, le phénomènes des enfants de la rue ne recule pas. Ces phénomènes sont amplifiés par l’exode rural et la pauvreté. Les filles sont utilisées comme marges «d’enrichissement » par les familles par le biais de l’exploitation éhontée de leur féminité dans le cadre de cérémonies fastes.

 

Différents programmes sont en cours en faveur des enfants. Etant donné le niveau d’intégration des axes de ces programmes aux politiques sectorielles, il est difficile de les mettre ici en exergue. On peut cependant citer 

 

Le Programme de lutte contre le travail des enfants / IPEC. Initié par le BIT et son programme IPEC de concert avec le Gouvernement sénégalais Le programme IPEC du BIT, il fut lancé en 1998. Son objectif majeur est d’accroître les capacités nationales à prévenir et lutter contre le phénomène de l’exploitation des enfants au travail.

 

Le Programme de lutte contre les pires formes de travail des enfants, financé par le gouvernement italien est exécuté par l’UNICEF en coopération avec le Sénégal qui a confié la tutelle du Ministère de la Famille et de la Petite Enfance. Il a pour objectifs de contribuer à réduire la vulnérabilité des enfants en situation de risque, d’améliorer la situation des enfants pris dans les pires formes de travail, d’appuyer le processus de décentralisation dans le domaine de la protection spéciale des enfants et enfin de renforcer les capacités institutionnelles des opérateurs associatifs et gouvernementaux.

 

En ce qui concerne  les jeunes, il faut noter, outre les actions programmes sectoriels quelques actions spécifiques développés au profil de cette composante pour la promotion de la jeunesse. Il s’agit du Fonds National d’Action pour l’Emploi, de la mise en œuvre de la Convention Nationale Etat/Employeurs pour l’emploi des jeunes qui comprend quatre programmes : un programme de stage en entreprise, un programme contrat de solidarité, un programme contrat d’essaimage et un programme de financement des ressources humaines des PME. Ces programmes visent à renforcer les capacités des jeunes en vue de leur permettre de développer des activités productives et d’accéder à des emplois.

 

3.2.3        En faveur des personnes handicapées

 

Le Fonds National d’Action Social (FNAS) a été mis en place pour contribuer à alléger les souffrances des populations démunies. Le constat aujourd’hui est qu’au Sénégal, il y a une absence criarde de prise en compte des aspirations des personnes handicapées dans les différents chantiers de la nation (construction d’infrastructures publiques, gestion du cursus de formation, insertion professionnelle, etc.). En dehors de quelques actions d’assistance humanitaires, il n’existe  pas de programmes spécifiques visant la promotion des personnes handicapées.

 

3.2.4        En faveur des personnes du 3ème  âge

 

Pour ce qui est des programmes en faveur des personnes du 3ème âge, il faut regretter l’absence d’initiatives destinées à prendre en compte cette catégorie. Cependant, la volonté de prise en charge est de plus en plus affirmée et des tentatives de développement de programmes sont en cours, notamment à partir de leur plate-forme revendicative. Le programme du Gouvernement en coopération avec le FNUAP accès sur les questions de population inscrit de plus en plus d’actions en faveur des personnes du 3ème âge.  Dans ce sens, le Gouvernement développe de plus en plus d’actions pour traduire les recommandations de l’Organisation des Nations Unies dans le cadre du Plan International d’Action sur le Vieillissement de Vienne en 1982. Une journée des personnes du 3ème âge est célébrée chaque année au Sénégal et les principales organisations de ce groupe, le FARPAS et l’ANRS développent des initiatives de plaidoyer en leur faveur.

 

 

 

 

1                    Plans d’actions ad hoc pour la prise en charge des groupes vulnérables

 

L’amélioration durable des conditions de vie des groupes vulnérables est lié au renforcement de la perception et de l’action de l’Etat  concernant les services sociaux de base et du renforcement de la part de l’investissement en faveur de l’éducation, de la formation professionnelle et des services sanitaires de base. Les effets de la croissance économique ont tardé à  induire  une amélioration des conditions de vie de la population sénégalaise en général.

 

L’effet escompté de la croissance sur l’amélioration des conditions de vie pour les prochaines années dans le contexte de la libéralisation  de l’économie sénégalaise ne serait pas obtenu  si  les efforts certains prévus dans le cadre du DSRP pour la réduction de la pauvreté en général et la prise en charge des groupes vulnérables en particulier ne viendraient pas en complément de la croissance.

 

Dans ce contexte, l’effort financier nécessaire à la prise en charge des groupes vulnérables est estimé à un coût global de 78,25 milliards de FCFA, soit 15,65% du volume du DSRP, répartis comme suit :

 

Programmes ad hoc Femmes :                                          8,90 milliards

Programmes ad hoc Enfants :                                                      7,50 milliards

Programmes ad hoc pour personnes Handicapées :              2,90 milliards

Programmes ad hoc pour les Personnes du 3ème âge :             8,00 milliards

Programmes ad hoc Cadre de vie urbain :                               20,25 milliards

Programmes ad hoc Cadre de vie rural :                                  22,70 milliards.

 

4.1              Plan d’action en faveur des enfants

 

 

Objectifs

 

Activités

 

Résultats

 

Indicateurs

 

Coûts

Maîtres d’œuvre

 

Objectif 1 :

-          Assurer une couverture socio-sanitaire et nutritionnelle adéquate à tous les enfants de familles vulnérables

 

 

- Améliorer le fonctionnement du système de soins de santé primaire et  la capacité du système à prendre en compte les enfants des populations pauvres et exclues ( Médicaments à bas prix, faciliter l’accès aux structures de santé..) ;

 

- Promouvoir l’éducation pour la santé de la mère et de l’enfant ;

 

- Pérenniser les résultats satisfaisants des programmes nationaux de santé tels que les PEV, etc. ;

 

- Elaborer et mettre en oeuvre une politique nutritionnelle ciblée sur les enfants des ménages les plus vulnérables ;

 

- Lutter par des activités de sensibilisation et la promotion de RVO et des activités nutritionnelles contre les maladies diarrhéiques, la malnutrition, la toxicomanie, le retard de croissance, etc. ;

 

- Aménager des espaces et des infrastructures favorables à l’épanouissement des enfants ;

 

- Lutter contre les pires formes de travail des enfants.

 

-          Le système de soins de santé primaire et la capacité à prendre les enfants des pauvres sont améliorés.

 

 

-          La mère et l’enfant sont sensibilisés pour prendre en charge leur santé ;

 

-          La situation sanitaire des cibles s’améliore durablement ;

 

-          Diminution de la malnutrition infantile et des maladies afférentes ;

 

 

-          L’état sanitaire des enfants s’améliore ;

 

 

-          Les enfants  disposent de cadres d’épanouissement ;

 

-          Les risques auxquels sont confrontés les enfants travailleurs sont jugulés.

 

- Taux de mortalité infanto-juvénile

 

 

 

 

-Taux de prévalence de certaines maladies

Accroissement taux consultation

 

 

-          Prévalence de l’insuffisance pondérale dans le groupe ;

 

 

-          Statistiques  des Centres de santé ;

 

 

-          Nombre de  schémas d’aménagement de l’espace prévoyant des  aires de jeu ;

-          les statistiques des accidentés aux travail.

-          Nombre d’enfants impliqués dans les pires formes de travail

 

 

 1 milliard  CFA

 

Ministère de l’action sociale

 

 

 

Ministère de la santé

 

Ministère de la Famille et de la petite Enfance

 

 

Objectif 2 :

-          Scolariser et former tous les enfants en âge scolaire et non  pris en charge.

 

 

-          Sensibiliser les parents sur l’importance de l’éducation des enfants pour leur avenir ;

 

-          Doter les écoles des zones pauvres en cantines scolaires

 

 

-          Les parents appréhendent l’importance de l’éducation ;

 

-          Les enfants ont davantage accès à l’école grâce à leur prise en charge pour la restauration

 

 

 

Taux de scolarisation

 

 

Taux d’inscription des enfants issues de familles pauvres

 

 

2 milliard

 

Ministère de l’Education nationale

 

Ministère de l’action sociale

Ministère de la famille et de la petite enfance

 

Objectif 3 :

-          Protéger et promouvoir les   enfants en situation de risque.

 

 

-          Renforcer appliquer et vulgariser la législation en vigueur en matière de protection de l’enfant ;

-          Sensibiliser les populations notamment les enfants travailleurs et leur employeurs contre les risques liés aux pires formes de travail

 

-          Sensibiliser contre les fléaux de la drogue et les risques

 

-          Mettre en œuvre des actions  du Programme National de Prise en Charge des enfants en Situations de Vulnérabilité ;

 

-          Elaborer une législation spécifique aux mineur(e)s qui prend en charge leurs spécificités ;

 

-          Augmenter les capacités des familles défavorisées à prendre en charge leurs enfants ;

 

-          Des lois de protection de l’enfant sont adoptées, vulgarisées et appliquées dans toute leur rigueur ;

-          Les jeunes travailleurs exercent des métiers accessibles aux jeunes ;

 

-          Les enfant sont sensibilités sur les méfaits de la drogue

 

-          Un nouveau programme est développé et mis en oeuvre

-          Les enfants sont juridiquement protégés ;

 

-          Création d’au moins un centre spécialisé par région.

 

-          Augmentation du nombre de centres d’écoute et de conseil pour adolescents ;

-          Augmentation du nombre de centres d’écoute et de conseil pour adolescents ;

 

-          Les enfants en situation difficiles sont davantage pris en charge cadre logique du Programme ;

 

-          Une loi spécifique aux jeunes est adoptée.

 

-          50% des familles pauvres voient les capacités de prise en charge de leurs enfants renforcés

 

1,5 milliard CFA

 

Ministère de la Justice

 

Ministère de l’Education nationale

 

Ministère de l’action sociale

 

Ministère de la famille et de la petite enfance

 

Objectif 4 :

-          Développer une stratégie de prise en charge des enfants en milieu semi ouvert

 

-          Concevoir et mettre en œuvre des actions de promotion de la réinsertion sociale des enfants en conflit avec la loi

 

-          Mettre en place des stratégies adaptées permettant aux enfants en conflit avec la loi de reprendre et de continuer leur scolarité ;

 

-          Concevoir et mettre en œuvre des activités de formation des jeunes

 

-          Améliorer les conditions de travail et la qualité du service dans les structures de prise en charge des enfants en conflit avec la loi

 

-          Des programmes de réinsertion socio-économique des enfants sont conçus

 

-          Les enfants bénéficient d’une qualification professionnelle après leur séjour dans les structures spécialisées de rééducation

 

-          Des structures de formation sont mises sur pied au profit des enfants en conflit avec la loi

 

-          Les conditions de travail et la qualité du service sont réhabilitées.

 

-          Le pourcentage d’enfants effectivement réhabilités ;

 

-          Les enfants en situation de rééducation ont accès à des formations techniques;

 

-          Les Programmes des Institutions spécialisées sont améliorées ;

 

-          Nombre de structures réhabilitées ou mises sur pied ;

 

 

 

1 milliard

 

 

Objectif 5 :

-          Susciter une mobilisation sociale pour l’amélioration des conditions de vie des talibés dans les daaras. 

 

 

-          Faire un plaidoyer auprès des autorités politiques, religieuses, coutumières, partenaires au développement et de toute la communauté en faveur de meilleures conditions de vie des talibés ;

 

-          Favoriser par des activités de médiation la prise en charge d’enfants de la rue par des familles d’accueil (parrainage) ;

 

-          Faire un plaidoyer pour l’organisation du système coranique autour des mosquées ;

 

-          Créer et renforcer les capacités des institutions spécialisées de prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité (talibés, enfants abandonnés ou en conflits avec la loi) ;

 

-          Subventionner les écoles coraniques fiables ;

 

-          Créer les conditions d’une formation des talibés dans leurs villages d’origine ;

 

-          Organisation de curriculum à l’intérieur des écoles coraniques permettant une formation académique et professionnelle;

 

-          Sensibilisation des maîtres coranique pour une meilleure gestion du cadre de vie des talibés.

 

-          Toutes les autorités politiques, religieuses, coutumières, partenaires au développement et de toute la communauté est sensibilisée pour l’amélioration des conditions des talibés

 

-          Les enfants sont parrainés ;

 

-          Les décideurs sont sensibilisés sur la pertinence de l’organisation du système coranique autour des mosquées ;

 

-          Les écoles fiables sont subventionnées ;

-          Les talibés apprennent dans les écoles de leur localité ;

 

-          Les talibés suivent une formation académique et professionnelle ;

 

-          Les maîtres surveillent le cadre de vie.

 

-          Les archives et les documents ;

 

-          Les comportements des pqrents vis-à-vis des enfants ont changé ;

 

-          Les parrains sont connus ;

 

-          Archives et documentation ;

 

-          Le nombre d’institutions compétentes augmentent ;

 

-          Les écoles coraniques figurent sur la liste des écoles subventionnées ;

 

-          Les enfants apprennent chez eux ;

 

-          Les talibés ont une qualification professionnelle à la fin de leurs cursus ;

 

-          Le cadre de vie des talibés est bien entretenu.

 

2 milliard

 

Ministère de l’Education nationale

 

Ministère de l’action sociale

 

Ministère de la famille et de la petite enfance

 


4.2              Plan d’action du Groupe des Handicapés

 

 

Objectifs

 

Activités

 

Résultats

 

Indicateurs

 

Coûts

Maîtres d’œuvre

 

Objectif 1 :

-          Améliorer l’état sanitaire et la mobilité des personnes handicapées

 

-          Créer les conditions facilitant l’accès des handicapés aux infrastructures sanitaires, existants ou en construction, par la prise en compte de leurs contraintes physiques ;

 

-          Doter les formations sanitaires, sur l’étendue du territoire, d’équipements appropriés permettant aux personnes handicapées d’être consultées aisément ;

 

-          Mettre en œuvre un programme spécial de suivi des jeunes filles handicapées enceintes ;

 

-          Faciliter l’accès des personnes handicapées aux médicaments et aux services essentiels ;

 

-          Faciliter l’accès aux centres de réadaptation fonctionnelle et aux matériels d’appareillage orthopédique ;

 

-          Réduire les coûts des appareils et services à usage courant des handicapés.

 

 

-          Les personnes handicapées ont facilement accès aux infrastructures et équipements sanitaires ;

 

 

-          Les handicapés bénéficient d’une prise en charge sanitaire efficiente ;

 

 

-          La santé reproductive des femmes handicapées est améliorée ;

 

-          les personnes handicapées accèdent facilement aux médicaments ;

 

-          les contraintes physiques ou sensori-motrices des handicapés sont amoindries ;

 

-          Les coûts des appareils sont accessibles

 

-          Les infrastructures et les équipements sociaux disposent d’installation spécifiques pour les handicapés ;

 

-          Le taux de couverture besoins sanitaires des handicapés est de 100% ;

 

-          Il n’est plus noté de complication sanitaire chez les femmes handicapées enceintes ;

 

-          Pas de rupture d’approvisionnement des malades ;

 

-          Le niveau de dotation des centres en appareil est satisfaisant ;

 

-          Tous les handicapés sont pris en charge.

 

1 milliard f.cfa

 

Ministère de l’action sociale

 

 

 

Ministère de la santé

 

 

 

Ministère de l’Economie et des Finances

 

Objectif 2 :

-          Promouvoir l’éducation et la formation des personnes handicapées

 

-          Créer les conditions facilitant l’accès des handicapés aux infrastructures et équipements scolaires et universitaires existants ou en construction, par la prise en compte de leurs contraintes physiques et sensori-motrices ;

 

-          Promouvoir la scolarisation universelle de tous les enfants handicapés en age de scolarisation dans un contexte intégrateur ;

 

-          Doter gratuitement en fournitures les jeunes handicapés ;

 

-          Retenir le handicap comme un critère d’attribution de la bourse ;

 

 

-          Adapter le choix des filières de formation professionnelle  des handicapés à leur aptitude physique ;

 

-          Encourager par des mesures incitatives l’implication des personnes handicapées dans des programmes d’alphabétisation fonctionnelle.

 

 

-          Les contrainte d’accès aux établissements scolaires et universitaires sont levées ;

 

-          Tous les enfants handicapés sont scolarisés ;

 

-          Les élèves handicapés ont des fournitures scolaires complètes ;

 

-          Le handicap est devenu un critère comptant dans l’attribution de la bourse ;

 

-          les handicaps subissent une formation dans des professions sans risque pour leur état physique ;

 

-          Les personnes handicapées adultes sont alphabétisées.

 

-          Les handicapés fréquentent sans difficulté les établissements scolaires et universitaires ;

 

 

-          Le taux de scolarisation des enfants handicapés est de 100% ;

 

-          Tous les élèves handicapées ont leurs fournitures scolaires au complet ;

 

 

-          Le handicap figure sur le registre des critères d’attribution de la bourse ;

 

-          100% des handicapés adultes sont alphabétisés.

 

500 millions f.cfa

 

Ministère de l’Education nationale

 

Ministère de l’action sociale

 

Ministère de la petite enfance

 

Objectif 3 :

-          Améliorer la situation économique et sociale des personnes handicapées

 

-          Mettre en œuvre une politique spéciale de solidarité en faveur des personnes handicapées à travers des stratégies d’insertion ou de réinsertion à base communautaire.

 

-          Promouvoir par des mesures discriminatoires positives, l’accès des personnes handicapées à l’emploi  dans le secteur public;

 

-          Faciliter l’accès des personnes handicapées aux moyens de production en vue de les aider à développer des activités génératrices de revenus et à s’intégrer aux réseaux de promotion économique et social existant

 

-          Une plus grande solidarité envers les personnes handicapées est mise en œuvre ;

 

 

-          De plus en plus de personnes handicapées trouvent du travail ;

 

 

-          Les handicapés ont un accès facile aux moyens de production.

 

 

 

 

-          Des stratégies opérationnelles d’insertion et de réinsertion existent ;

 

 

-          Un plus grand nombre de handicapés sont employés ;

 

 

-          Des lignes de crédits pour les handicapés existent.

 

 

 

 

 

700 millions FCFA

 

Ministère de l’Action Sociale

 

 

Ministère de l’Emploi et de la Fonction Publique

 

 

Objectif 4 :

-          Lutter contre les préjugés négatifs dont sont victimes les personnes handicapées.

 

-          Vulgariser,  par des méthodes et supports appropriés, les expériences positives développées par les personnes handicapées ;

 

-          Transformer, par des activités de sensibilisation, les attitudes négatives vis-à-vis des personnes handicapées ;

 

-          Appuyer le développement institutionnel des structures et organisations oeuvrant pour la promotion des personnes handicapées.

 

 

-          Appuyer les activités de la section sénégalaise de handisport

 

-          Impliquer les personnes handicapées dans les procédures de prise de décision.

 

-          Adopter des lois de protection des personnes handicapées

 

 

-          Les handicapés sont mieux compris et mieux considérés.

 

 

-          les populations comprennent mieux la situation des handicapés ;

 

 

-          les organisations oeuvrant pour la promotion des personnes handicapées disposent de moyens d’intervention accrus.

 

-          La section sénégalaise de handisport dispose de moyens accrus et participe aux activités organisées au plan national et international

 

 

-          Les populations sont sensibilisées sur le rôle important que jouent les handicapés dans la société ;

 

-          Les populations ont plus de considération pour les handicapés;

-          les organisations ont une existence légale et sont fonctionnelles.

 

 

-          Le nombre de personnes handicapées pratiquant des activités sportives augmente.

 

 

 

 

700 millions FCFA

 

Ministère de l’Action Sociale

 

 

 

 

Ministère des Sports

 


4.3              Plan d’action personnes du 3ème âge

Objectifs

Activités

Résultats

Indicateurs

Couts

Maître d’œuvre

 

Objectif 1 :

-          Mettre sur pied un système de prise en charge des personnes du troisième age  

 

 

-          Créer une allocation minimum interprofessionnelle de retraite ; 

 

-          Créer un Fonds de promotion de l’habitat social.

 

 

-          Les retraités disposent d’une allocation minimum de retraite ;

 

-          Les travailleurs retraités ont des facilités pour acquérir une maison.

 

-          Nombre de bénéficiaires ;

 

-          Nombre de retraités ayant accès à la propriété privée ;

 

4,5 milliards FCFA pour le FNR

 

2 milliards FCFA

 

Ministère de la Solidarité Nationale

 

 

 

 

Objectif 2 :

-          Encourager la reconversion professionnelle ;

 

 

-          Mettre en place des fonds de promotion des personnes du 3ème âge ;

 

-          Accorder l’exonération aux personnes du troisième âgés de plus de 65 ans ;

 

-          Sécuriser le travail des personnes  du troisième âge qui exercent une activité professionnelle ;

 

-          Les personnes du 3ème âge ont des capacités financières pour investir ;

 

-          Les personnes âgées ont moins de contraintes pour rentabiliser leurs investissements;

-           

-          Les personnes du 3ème âge encourent moins de risques dans l’exercice de leurs activités.

 

-          Nombre d’entreprises créées par le 3ème âge ;

 

 

-          L’état des mesures d’allègement fiscal  prises ;

 

 

-          Nombre d’accidentés du travail.

 

 

1 milliard FCFA

 

Ministère de l’Economie et des Finances

 

 

 

Ministère du Travail

 

 

 

 

 

Objectif 3 :

-          Garantir l’épanouissement physique et moral des personnes du troisième âge 

 

-          Mise en place de structures  sanitaires spécialisées en gériatrie de gériatrie ;

 

-          Améliorer la couverture des besoins sanitaires

 

 

-          Les personnes du 3ème âge disposent d’une structure pour suivre leur situation sanitaire;

 

-          Les personnes du 3ème âge sont  pris en charge par les structures de santé.

 

 

-          Nombre de structures de gériatrie ;

 

-          Nombre de structures de gériatrie et de médecins spécialisés ; Taux de couverture sanitaire des personnes du 3éme âge.

 

500millions F.CFA

 

Ministère de la santé

 


4.4              Plan d’action pour l’environnement et le cadre de vie urbain

 

Objectifs

Activités

Résultats Attendus

Coûts

Indicateurs

 

Objectif 1 :

-          Accès à l’eau potable, aux réseaux d’assainissement et de collecte d’ordures,

 

-          Identifier les groupes vulnérables et assurer un paiement direct du gouvernement au fournisseur

couvrant une partie de leur facture

 

-          Subventionner  les coûts ou permettre de les répartir sur une plus longue période, en les incluant aux factures mensuelles

 

-          Appliquer une grille tarifaire qui va maintenir une tranche sociale de facturation.

 

-          Prendre des mesures complémentaires telles que des programmes de crédit pour financer les frais de raccordement des groupes vulnérables

 

-          Les populations urbaines ont accès à un cadre de vie assaini grâce aux programmes d’assainissement définis dans le cadre du PLT

 

-          Les populations ont accès à l’eau potable

 

-          Réduction du coût de raccordement pour les utilisateurs à faible revenu

 

-          10% Coûts plan ONAS soit 10 milliards CFA

 

-          Le taux de ménages vulnérables ayant accès à de l’eau potable

-          Le taux de ménages vulnérables ayant accès aux réseaux d’égouts

-          Le taux de ménages vulnérables ayant accès à des sanitaires efficaces

 

Objectif 2 :

Assurer l’approvisionnement des groupes vulnérables en combustibles domestiques

 

-          Intégrer l’éducation sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène aux projets d’approvisionnement en eau

-          collective

 

-          Implanter des boutiques) énergie pour notamment la promotion du  kérosène (pétrole lampant) dans les ménages pauvres en tant que combustible domestique

 

-          Réaliser des terminaux de charbons de bois, pour une meilleure maîtrise de la filière des combustibles ligneux

 

-          Soutenir la diffusion de foyers améliorés

 

-          Réduction des pressions exercées sur les ressources naturelles et les ménages sont approvisionnés en combustibles domestiques à des prix économiquement supportables

 

-          Diminution des risques d’incendies dus à la nature des matériaux des logements

 

-          Interventions des services municipaux dans les quartiers sécurisés foncièrement

 

 

9,8 milliards CFA

 

Les prix d’achat du pétrole lampant et de la bouteille de gaz

 

Objectif 3 :

-          Accès à des parcelles viabilisées, à des logements adéquats et à des équipements de base

 

 

 

-          Faire des investissements directs dans la construction et les infrastructures afférentes ;

 

-          Créer des lignes de crédits « habitat » accessibles aux faibles revenus ;

 

-          Améliorer les conditions de logement en changeant les matériaux inflammables (bois, cartons, plastique, paille) par des matériaux plus durables

-          Création d’un fonds d’investissement pour la viabilisation des sites pour les groupes vulnérables

 

-          Sécurisation foncière des sites occupés illégalement

 

 

 

Fonds de viabilisation 5 milliards CFA

 

Existence de fonds et de

lignes de crédits «  habitat »

 

Nombre de parcelles viabilisées et aménagées

 

Objectif 4 :

-          Améliorer les transports urbains  

 

-          Inciter les compagnies de transport pour à  faciliter l’accès des pauvres au transport collectif

 

-          Veiller au respect des normes sonores et d’émissions de gaz nocifs par les transports en commun

 

-          Encourager l’utilisation des transports publics en augmentant la fréquence des rotations

 

 

-          Les populations se déplacent aisément avec des moyens de transports adéquats

 

-          Baisse du ticket

 

-          650 millions de

Subvention de l’Etat à DDD et aux autres services de transport public

 

 

 

Objectif 5 :

-          Réduire les dommages de santé liés à l’environnement 

 

-          Sensibiliser les populations sur les pratiques d’hygiène élémentaire : lavage des mains, évacuation correcte des excréments humains comme instruments de prévention des diarrhées;

 

-          Subventionner des changements de combustibles de façon à réduire le niveau de leurs particules en milieux urbains

 

-          Désherber autour des maisons et des pièces d’eau, en conduisant des inspections de maison à maison pour trouver les sites de reproduction,

 

-          Nettoyer les fossés d’assainissement publics et communautaires, et assurer un suivi régulier de la tenue des édicules communautaires

 

-          Assurer la collecte et le ramassage régulier les ordures 

 

-          Instaurer des missions d’inspection périodiques des sites à risques et des foyers de propagation des nuisances

 

 

-          Les améliorations au niveau de l’accès à l’eau et à l’assainissement vont réduire les maladies associées, notamment la diarrhée

 

-          Les améliorations de l’infrastructure sanitaire dans les écoles se vont se traduire par une augmentation du taux de fréquentation (particulièrement des filles)

 

-          Coûts à prendre de la contribution du MS IEC 350 millions CFA

 

-          Projet de Mobilité Urbaine

 

 

-          Budget municipalités et PRODAK 250 millions CFA

 

 

 

-          Fréquence des maladies et morts causées par des maladies transmises par vecteurs 

 

 

-          Taux de fréquentation des filles à l’écoles

 

 

-          Prévalence des insuffisances pondérales chez les enfants de moins de cinq ans

-          Taux de malnutrition infantile 

 

 

Objectif 6 :

-          Réduire la sensibilité aux catastrophes urbaines

 

 

 

-          L’adoption et la réalisation de programmes d’IEC du grand public ;

 

-          Développer un système d’alerte et d’intervention rapide;

 

-          Mettre à la disposition des populations des informations sur les bons comportement en cas de sinistre;

 

 

-          Réduction du nombre de victimes d’inondations, sécheresse

 

-          Un système opérationnel d’alerte et de gestion des catastrophes urbaines est mis en place

 

-          Réduction du nombre de victimes d’accidents industriels, d’incendies

 

-          Coûts des PAU et d’un système d’alerte et de communication

250 millions CFA

 

 

 

-          Le taux de ménages vivant dans des zones précaires marginales

 

Objectif 7:

-          Renforcer les services municipaux et améliorer la planification urbaine et le zonage

   

               

 

 

 

 

-          Elaborer des programmes locaux d’Action 21 pour la fourniture d’eau courante, le ramassage régulier des ordures, des installations sanitaires acceptables

 

-          Concevoir et mettre en œuvre un programme de planification participative, et une réforme du zonage qui tiennent compte des lieux de travail et des besoins immobiliers des groupes vulnérables

 

-          Inclure l’agriculture urbaine dans la planification des villes

 

-          Doter chaque municipalité d’un plan de gestion ;

 

-          Renforcer les capacité techniques et financières des services municipaux

 

-          Les services municipaux offrent aux groupes vulnérables une gamme de services : des égouts, des systèmes de drainage, l’adduction d’eau, le ramassage des ordures

 

-          Une bonne planification urbaine va permettre la régénération des écosystèmes, la création d’emplois et la production de nourriture

-          Les capacités des services municipaux sont renforcer

 

-          Fonds de restructuration et régularisation foncière des quartiers spontanés : Supplément au fonds de viabilisation de 2 milliards CFA

 


4.5              Plan d’action Cadre de vie rural

 

Objectifs

Activités

Résultats attendus

Indicateurs

Coût

Maître- d’œuvre

 

Objectif 1 :

-          Promouvoir une gestion rationnelle des ressources naturelles

 

-          Gérer l’espace rural selon l’approche ‘’terroir’’ ;

 

-          Rendre effectif le transfert de la compétence de la gestion de l’environnement et des ressources naturelles par les collectivités à la base ;

 

 

-          L’espace rural est exploitée de manière optimale et durable ;

 

-          Les populations rurales gèrent effectivement leurs ressources naturelles ;

 

-          Des aires de cultures, de pâturages, de foresterie, etc., sont aménagées ;

 

-          les permis d’occuper et d’exploiter sont délivrés par les élus locaux ;

 

 

Ministère de la jeunesse de l’environnement et de l’hygiène publique

 

Ministère de l’Intérieur

 

Objectif 2 :

-          Approvisionner les villages en eau potable

 

-          Doter les villages qui  n’ont pas accès à l’eau potable en puits équipés de systèmes d’exhaures manuels, solaires ou éoliennes ;

 

-          Définir des périmètres de protection et de lutte contre l’insalubrité autour des puits villageois ;

 

 

-          Les populations ont de l’eau en quantité suffisante ;

 

-          Les eaux des puits ne sont plus contaminées ;

 

-          Nombre de puits creusés ;

 

 

-          Plus de problèmes de santé liés à l’eau

 

10 milliards FCFA

 

Ministère de l’Energie l’Hydraulique

 

Objectif 3 :

-          Promouvoir un système d’assainissement  autonome et efficace

 

-          Réaliser des ouvrages collectifs et individuels d’évacuation des excréta ;

 

-          Réaliser et promouvoir des fosses de compostages des ordures ménagères ;

 

 

 

-          Réaliser des ouvrages collectifs ’enfouissement des déchets non biodégradables ;

 

-          Impliquer les populations dans la conception et la réalisation des activités ;

 

-          Apprendre à des ouvriers-relais à construire des latrines ;

 

-          Tenir des ateliers de sensibilisation sur les enjeux de l’assainissement, les voies de transmission des maladies, la lutte contre la dégradation du cadre de vie, etc.

 

 

-          Les normes d’hygiène sont respectées par les populations;

 

-          Les ordures ménagères sont recyclées ;

 

-          La propreté du village est assurée

 

-          Environnement domestique propre ;

 

-          Production de compost ;

 

-          Environnement domestique propre ; 

 

1,5 milliards FCFA

 

Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique

 

 

-          Participation active des populations et des autorités locales à la prise en charge du cadre de vie ;

 

- Création d’emploi et de ressources en termes de revenus ;

 

-          Changement positif des comportements et attitudes des populations vis-à-vis du cadre de vie.

 

-          Les populations sont devenues les propres responsables de leur cadre de vie ;

 

-          Les conditions de vie se sont améliorées ;

 

- Les populations se comportent en responsables et en connaissance de cause.  

 

300 millions

FCFA

 

Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique

 

Objectif 4

-          Doter les zones déficitaires en équipements téléphoniques et électriques téléphonie et l’électrification rurale

 

-          Connecter les zones rurales non desservies au réseau de téléphonie moderne;

 

-          Connecter les collectivités rurales aux réseau électrique ;

 

-          Les population rurales ont accès au téléphone ;

 

- Les concessions, les infrastructures  et les équipements ruraux sont alimentées en électricité.  

 

-          Les populations sont ouvertes sur le reste du monde et s’informent en temps réel ;

 

-          Le niveau de commodité et de confort des populations est amélioré ;

 

 

Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique

 

Objectif 5: 

-          Améliorer et sécuriser l’accès des populations aux combustibles domestiques

 

-          Mettre en place des terminaux de charbon de bois avec pont à bascule et aire de stockage à l’entrée dans tous les centres de consommation ;

 

-          Sensibiliser les populations à l’utilisation rationnelle de l’énergie et aux nouveaux combustibles comme le kérosène, charbons de biomasse, gel fuel, etc. ;

 

-          Vulgariser des techniques d’exploitation rationalisée des combustibles ligneux et rationalisation de la consommation des combustibles ligneux ;

 

-          Mettre en place un fonds d’appui spécifiques pour faciliter l’acquisition d’équipements à efficience énergétique améliorée.

 

-          La fourniture de charbon de bois est plus régulière ;

 

-          Les populations adoptent les nouvelles sources d’énergie renouvelables ;

 

-          Les exploitants utilisent des techniques rationnelles d’exploitation des ressources ligneuses ;

 

-          Des mécanismes financiers opérationnels sont mis en place pour l’acquisition d’équipements à efficience énergétique améliorée.

 

-          Le nombre de terminaux et d’aires de stockage ;

 

-          Campagnes de sensibilisation par des media divers ;

 

-          Campagnes de sensibilisation par des media divers ;

 

-          Existence de structures de financement des exploitants.

 

 

10,9 milliards FCFA

 

Ministère de l’Energie et de l’Hydraulique

 


4.6              Plan d’action en faveur des femmes

 

Objectifs

 

 

Activités

 

Résultats attendus

 

Coûts

 

Indicateurs

 

Objectif 1 :

-          Contribuer au  renforcement des droits des femmes

 

-           Développer et mettre en œuvre des activités de sensibilisation contribuant à l’élimination des violences faites aux petites filles et aux femmes ;

 

-          Concevoir et vulgariser des outils de promotion des droits  humains et notamment de la femme ;

 

 

-          Vulgariser les textes fondamentaux relatifs aux droits des femmes ;

 

-          Les violences faites aux petites filles sont éliminées

 

 

-          Les droits de la femme sont mieux connus

 

 

-          idem

 

2 milliards

 

-          Les femmes jouissent de leurs droits.

 

-          Les femmes sont de moins en victimes des violences.

 

-          Les hommes et les femmes ont une connaissance accrue des textes et les femmes bénéficient d’une protection juridique appropriée.

 

 

Objectif 2 :

-          Contribuer à l’amélioration de  la situation économique et sociale des femmes

 

-          Doter les zones  rurales et urbaines, peu équipées,  en matériel d'allégement  des travaux domestiques ;

 

-          Créer des centres de formation professionnelle pour le renforcement des capacités des  femmes ;

 

-          Mettre à la disposition des femmes rurales des technologies et équipements appropriés de transformation et de conservation des produits  ;

 

-          Mettre en place des fonds de promotion économique et de soutien aux activités des  femmes ;

 

 

-          Les travaux domestiques des femmes sont allégés

 

-          Les capacités des femmes n zone rurale sont renforcées

 

-          Des technologies et équipements de transformation et conservation des produits sont disponibles en zone rurale

 

-          Des fonds de promotion économique des femmes sont disponibles

 

4 milliards

 

-          Gain de temps obtenu par les femmes grâce aux équipements d’ allègements.

 

-          Niveau de compétence des femmes et taux d’application des connaissances acquises.

 

-          Taux d’accès des femmes au crédit et niveau des activité génératrices de revenus développés par les femmes

 

 

 

Objectif 3

-          Contribuer à l’amélioration de la situation sanitaire des femmes et des filles

 

 

 

 

-          Concevoir et mettre en oeuvre des programmes de mobilisation sociale pour l’accroissement du taux de consultations prénatales;

 

-          Concevoir et mettre en œuvre des programmes de mobilisation sociale pour la diminution du taux de morbidité  et de mortalité dues aux avortement ;

 

 

 

 

-          La mobilisation sociale pour l’accroissement du taux de consultation prénatale est effective

 

-          La mobilisation sociale pour la réduction des taux de morbidité et de mortalité dues aux avortements est effective.

 

 

900 millions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-          Le taux de consultations prénatales est de 100% ;

 

-          Le taux de mortalité maternelle et infanto-juvénile sont sensiblement réduits ;

 

 

 

Objectif 4 :

-          Contribuer à la promotion  de l’éducation et de  la formation des femmes et des filles.

 

 

 

-          Concevoir et mettre en œuvre des programmes de promotion de l’égalité  des chances et des sexes dans le système éducatif privilégiant le plaidoyer et la mobilisation sociale ;

 

-          Contribuer par des activités de mobilisation sociale à  l’accroissement du taux d’inscription et au maintien des différentes catégories à l’école ;

 

-          Développer  et mettre en œuvre des programmes d’éducation et d’alphabétisation fonctionnelle au profit des femmes notamment en milieu rural

 

-          L’égalité de chances et des sexes dans le système éducatif est reconnu

 

-          La mobilisation sociale pour l’accroissement du taux d’inscription et le maintien à l’école est effective.

 

-          Des programmes d’éducation et d’alphabétisation fonctionnelle au profit des femmes en milieu rural sont implantés.

 

2 milliards

 

-          Evolution de l’égalité effective entre filles et garçons au niveau de l’accès au système éducatif ;

 

-          Evolution du taux d’accès des filles à l’école ;

 

-          Evolution  du nombre de centres de formation pour les femmes ;

 

 

 

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