République du Sénégal
Accueil | Actualités | Contact | Publications | Recherche | Plan du site | Autres serveurs

SECTEUR SECONDAIRE

 

I – SOUS-SECTEUR « ARTISANAT »

 

1.1 - Présentation du sous-secteur

 

Le sous-secteur artisanat compte 77 927 entreprises regroupant au total 158 268 employés qui sont répartis dans 111 corps de métiers[1] (recensement de 1992). L’artisanat joue un rôle fondamental de régulateur de la conjoncture dans le processus de développement. Il contribue pour 12% à la production nationale avec un taux d’utilisation de la main d’œuvre urbaine qui varie de 30 à 60%.

 

Il est catégorisé en trois sections :

 

 

Le sous-secteur artisanat est cependant caractérisé par son manque d’organisation. Les regroupements sous forme de GIE, d’association et de coopératives sont limités (6% des entreprises artisanales). Par contre, des organisations professionnelles fortes ont vu le jour. C’est le cas de la Fédération Nationale des Professionnels de l’Habillement (FENAPH), de l’Association des Femmes Restauratrices du Sénégal (AFRES), etc.

 

Depuis l’indépendance du Sénégal, la politique de l’Etat en matière de développement du secteur artisanal a évolué dans plusieurs sens pour aboutir en 1977 à la création de l’Union Nationale des Chambres de Métiers ( UNCM ) et les Chambres de Métiers Régionales (CMR) dont les organes de délibération sont composés exclusivement d’artisans démocratiquement élus par leurs pairs.

Les chambres de métiers et l’union des chambres de métiers sont devenues fonctionnelles qu’à partir de 1981. Ils ont connu dès leur démarrage des difficultés de fonctionnement à cause d’une insuffisance de moyens financiers.

 

 

1.2 – Les Objectifs à moyen et long termes

 

L’objectif global du secteur est l’accroissement de ses performances en terme d’efficacité et de compétitivité internationale, afin qu’il joue pleinement son rôle dans le développement socio-économique du Sénégal et qu’il contribue efficacement à l’amélioration de la balance des paiements. Pour atteindre cet objectif, plusieurs objectifs intermédiaires ont été identifiés parmi lesquels on peut citer :

 

 

 

 

 

 

 

1.3 - Les obstacles structurels

 

Le sous-secteur artisanat a traversé plusieurs péripéties dans la recherche de sa voie de salut. Elle connaît, malheureusement, encore des difficultés pour son plein épanouissement. Ces difficultés communes à l’ensemble des composantes du sous-secteur, sont d’ordre technique, institutionnel et réglementaire.

 


1.3.1 – Contraintes techniques

 

Les contraintes techniques du secteur sont observables dans divers domaines, parmi lesquels on peut noter :

 

 

 

 

 

1.3.2 – Contraintes institutionnelles et réglementaires

 

Les principales contraintes institutionnelles et réglementaires sont celles liées :

 

·         à l’encadrement avec des faiblesses dans l’organisation, le fonctionnement et le financement des structures destinées à cet effet ;

·         aux tentatives d’organisation et de régulation du secteur dont les procédures utilisées sont jugées complexes ;

·         au statut social de l’artisan particulièrement en matière de protection sociale;

 

1.4 – Les objectifs prioritaires pour lutter contre la pauvreté

 

Les objectifs prioritaires retenus dans le sous-secteur et dont la réalisation contribuerait de façon conséquente à l’accroissement des revenus des acteurs et par effets induits à la réduction de la pauvreté dans son ensemble, apparaissent dans plusieurs domaines :

 

r       dans le domaine institutionnel, il s’agira de réorganiser les Chambres de métiers pour les rendre beaucoup plus fonctionnelles, adaptées aux préoccupations professionnelles des artisans et de renforcer leur capacité de production de services susceptibles de générer des ressources suffisantes pour assurer leur autonomie financière ;

 

r       dans le domaine de la formation, l’objectif majeur est de trouver les moyens de pérenniser les actions de formation des artisans et de leurs encadreurs en techniques modernes et simples de production, de commercialisation, de gestion, de communication et d’encadrement, dans un cadre infrastructurel approprié ;

 

r       dans le domaine du financement du sous-secteur, il s’agira de parvenir à mettre en place des structures de financement décentralisés (SFD) techniquement et financièrement très solides, de façon à gagner la confiance des artisans et de les amener à y adhérer massivement dès lors qu’il s’agit de leur propre instrument de financement ;

 

r       dans le domaine de la commercialisation et des débouchés, l’objectif sera de mettre l’accent sur la qualité des produits artisanaux afin de les rendre plus compétitifs sur le marché international. Il s’agira, également, pour les artisans, de bien maîtriser les techniques modernes de vente et d’exportation.

 

Dans le domaine de l’organisation et le fonctionnement du secteur, les priorités se résument en l’aménagement systématique d’espaces réservés à l’artisanat dans les programmes de d’urbanisation et la création d’un cadre de concertation entre les différents intervenants du secteur (Organisations professionnelles, Etat, CM, UNCM, Bailleurs de Fonds…).

 

 

1.5 – Stratégie proposées pour atteindre ces objectifs

 

Pour atteindre les objectifs dans les domaines sus visés, un certain nombre de mesures devraient être prises par les autorités publiques mais également par les différents acteurs du secteur :

 

r       au niveau institutionnel, législatif et réglementaire, les mesures à entreprendre tendraient à créer de nouveaux services rémunérés au niveau des CM, à accroître le coût des services existants, à inciter les artisans à adhérer aux CM et enfin à promouvoir un environnement juridique et économique favorable à l’épanouissement de l’entreprise artisanale;

 

r       au niveau de la formation et du perfectionnement, il conviendrait de sensibiliser les partenaires financiers quant à la nécessité de pérenniser les actions de formations en direction de artisans et de leur encadrement, de réhabiliter et de moderniser les centres de formation ;

 

r       au niveau du financement du sous-secteur, il s’agira de renforcer les capacités managériales des structures de financement décentralisées par la formation des agents et par le suivi-contrôle de leurs activités et d’adapter leur système de financement aux réalités du secteur ;

 

r       au niveau de la commercialisation et de la promotion des produits artisanaux les mesures à entreprendre viseraient à améliorer la qualité des produits, à couvrir le marché local en créant un circuit de distribution ramifié à partir des villages artisanaux et en créant des centres de distribution décentralisés. Il s’agira, également, de promouvoir ces produits sur le marché international en participant au foires, expositions, manifestations culturelles, festivals, etc. ;

 

r       au niveau de l’information et de l’organisation du secteur, les mesures à prendre tendront à multiplier les actions de sensibilisation, d’information, d’éducation et de communication en milieu artisanal, à encourager les artisans à adhérer aux Organisation Professionnelles et à renforcer les capacités de négociation des CM, OP et CNCM.

 

L’ensemble de ces mesures qui sont consignées dans la lettre de politique sectorielle de l’artisanat n’ont pas encore été quantifiées par les professionnelles du secteur. Le ministère de tutelle est en phase de préparation des assises du sous-secteur. Ces assises, prévues pour le mois d’octobre 2001, devraient constituer la plaque tournante pour l’amorce d’un développement durable et harmonieux du sous-secteur artisanal.

 

II – LE SOUS-SECTEUR « INDUSTRIE »

 

2.1 – Présentation du sous-secteur

 

Dans la phase de croissance soutenue que connaît l’économie depuis 1994, les industries exportatrices tirent avantage de la dévaluation pour autant que la baisse des cours mondiaux leur en laisse une marge. Le fait que la plupart des grandes entreprises exportatrices restent spécialisées dans l’exploitation d’avantages comparatifs naturels expose ainsi l’économie à une relative vulnérabilité.

 

Cette situation appelle à mettre davantage l’accent sur la diversification de la production manufacturière par le fait de PME/PMI d’exportation. Une telle restructuration de l’appareil de production devrait, par ailleurs, permettre à la fois de remédier au caractère chronique de la balance commerciale et de renforcer la capacité du secteur industriel à générer de nouveaux emplois pour la résorption du chômage et du sous-emploi. Pour ce faire, l’amélioration du cadre macroéconomique a besoin d’être accompagnée d’un renouveau de l’esprit d’entreprise. Les objectifs prioritaires à atteindre sont définis en fonction de ces objectifs globaux.

 

2.2 - Objectifs prioritaires

 

L’expérience accumulée par le Sénégal et les autres pays en développement depuis plus de quarante ans appelle à reconnaître comme prioritaires les objectifs ci-après :

 

·         l’adoption d’une stratégie industrielle flexible à même de se concentrer, au fil des périodes, sur les industries et entreprises à haut potentiel ;

 

·         l’appui au relèvement du niveau technologique et à la formation de capital humain dans les entreprises ;

 

·         l’intégration des politiques de substitution aux importations et d’orientation vers les exportations dans une démarche globale de promotion de la compétitivité de l’économie.

 

Pour atteindre ces objectifs, il importe de tenir compte des défis et des opportunités liés à la mondialisation dans la mise en place de politiques efficientes de renforcement des capacités technologiques, humaines et financières des entreprises, principaux acteurs du développement industriel. Les actions ci-dessous concourent à la réalisation de ces objectifs :

 

·        une plus nette orientation des investissements publics vers le relèvement de la productivité ;

 

·        le ciblage de l’appui technique et des politiques de l’Etat à des entreprises et des branches judicieusement choisies ;

 

·        l’appui aux industries liées à l’agriculture, notamment dans le but de réaliser la sécurité alimentaire dans un contexte de réduction du coût de la vie donc de stimulation de la demande solvable des populations pauvres ;

 

·        l’établissement de relations de partenariat stratégique entre le secteur privé local et les entreprises étrangères dans les secteurs clés ;

 

·        l’exploitation des opportunités offertes par l’intégration régionale et la coopération avec les pays voisins.

 

Les défis et opportunités liés à la mondialisation concernent, particulièrement, le commerce de produits industriels, les flux de capitaux étrangers, le transfert de technologie, l’aide publique au développement et des regroupements régionaux.

 

2.3 - Stratégie de développement industriel

 

La stratégie de développement industriel repose sur une politique industrielle globale, des politiques de renforcement des capacités technologiques et organisationnelles, la formation de capital humain, la promotion de l’esprit d’entreprise et des PME/PMI, des mécanismes de financement appropriés et la participation du secteur privé au financement des infrastructures.

 

2.3.1 - La politique industrielle

 

La politique industrielle globale à privilégier comprend :

 

·         l’identification des industries existantes ou potentielles qui peuvent être promues avec succès avec les ressources limitées disponibles ;

·         le renforcement des capacités humaines et technologiques dont ces industries ont besoin ;

·         la mise en place d’une stratégie de financement des activités de renforcement des capacités qui inclut la contribution des entreprises à ce financement ;

·         la mise en place d’un dispositif d’appui aux entreprises et de suivi des performances de ces entreprises.

 

Des capacités technologiques et managériales accrues sont nécessaires pour satisfaire une demande de plus en plus éclatée et exigeante sur les marchés intérieurs comme extérieurs. Il faut davantage innover, améliorer la qualité des produits sans sacrifier la compétitivité-prix. Les techniques appropriées ciblant le client, sont généralement plus intensives en facteur travail mais requièrent une coopération plus étroite entre l’Etat et les entreprises au sein desquelles des ressources humaines de qualité sont nécessaires pour tirer tout le parti de cette collaboration.

 

A l’échelle de l’entreprise, le développement industriel nécessite une gamme étendue de qualifications dans les domaines des finances, de l’exploitation, des approvisionnements, du marketing et de la gestion.

 

Pour permettre à l’appareil de production d’accéder à un palier supérieur du développement technologique, il y a lieu de généraliser l’éducation secondaire et la formation technique. Des programmes de formation professionnelle sont à mettre en oeuvre dans les entreprises tournées vers l’exportation. Des initiatives similaires doivent cibler les micro et petites entreprises. De même, les grandes entreprises devraient être incitées à investir dans la formation, au besoin à l’aide de fonds de qualification professionnelle, spécialement quand celles-ci sont disposées à faire bénéficier de cette formation à des PME/PMI.

 

Par ailleurs, l’expérience internationale montre qu’il importe d’intégrer les modules de formation professionnelle destinés aux PME/PMI dans des programmes comprenant l’accès aux crédit, l’appui technique et l’assistance en marketing. La gestion de ces programmes par des institutions de formation privées est mieux perçue par les associations d’entreprises.

 

Ces dernières s’avèrent être les meilleurs canaux de transmission aux entrepreneurs des informations sur la technologie et des autres programmes de promotion de l’esprit d’entreprise et des PME/PMI. Organiser autour des grandes entreprises des grappes de PME/PMI contribue à accroître la compétitivité de ces dernières sur les marchés internationaux. Ainsi, relever le défi de la mondialisation requiert une coopération plus étroite entre entreprises.

 

Au plan financier, l’accès insuffisant à un crédit formel approprié est une contrainte majeure au développement des micro et petites entreprises. Un programme de micro-crédit approprié devrait :

 

·         être sponsorisé par une grande banque commerciale locale ;

 

·         fournir un crédit sous formes de paquets financiers ;

 

·         viser à devenir entièrement auto-financé et compétitif sous un horizon de deux à trois ans ;

 

·         être géré par des agents de micro-crédit entièrement responsabilisés et basés dans les localités où le crédit est octroyé ;

 

·         inciter au regroupement d’entreprises de même taille ou de taille différente.

 

III – LE SOUS-SECTEUR « ENERGIE »

 

3.1 - Introduction

 

La disponibilité et l’accessibilité des différentes formes d’énergie favoriseraient un développement certain des activités de transformation, la création de richesse et d’emplois, pour promouvoir un développement durable en milieu rural et péri-urbain.

 

Dans le milieu rural, où l’incidence de la pauvreté est plus importante, l’électrification permet, non seulement, de répondre à la demande énergétique pour les besoins vitaux comme l’exhaure, l’irrigation, la transformation des produits agricoles et la création des PME/PMI, mais également, de faire évoluer la population vers des conditions de vie meilleures.

 

Par ailleurs, le développement de l’approvisionnement en combustibles domestiques permet de répondre au besoin vital de cuisson des aliments, mais également de générer des revenus pour les populations tout en améliorant leurs conditions de vie.

 

 

3.2 – Stratégies proposées

 

Les axes stratégiques prioritaires peuvent se définir comme suit :

 

 

Axe stratégique N°1 : électrification rurale et création de richesse :

 

1.        développer les capacités de production (promotion de la force motrice dans les activités productives) ;

2.        promouvoir le développement des activités de transformation et de conservation.

 

 

Axe stratégique N°2 : combustibles domestiques et création de richesse

 

1.        responsabiliser davantage les populations dans la gestion des ressources forestières ;

2.        mettre en valeur les ressources forestières au profit des populations riveraines ;

3.        promouvoir la diversification des combustibles domestiques et de leurs vecteurs.

 

 

Axe stratégique N°3: électrification rurale et amélioration des conditions de vie des populations

 

1.        accroître le niveau de commodité/confort des populations rurales ;

2.        favoriser l’accès à l’eau pour l’alimentation et la production ;

3.        améliorer les conditions de séjour des patients et de conservation des médicaments dans les centres de santé ;

4.        améliorer les conditions d’études et l’accès à la communication ;

5.        alléger les travaux de femmes pour qu’elles puissent s’orienter vers des activités génératrices de revenus.

 

 

Axe stratégique N°4 : Combustibles domestiques et amélioration des conditions de vie des populations

 

1.        améliorer et sécuriser l’accès des populations aux combustibles domestiques ;

2.        promouvoir une gestion rationnelle des consommations de combustibles domestiques ;

3.        adapter l’offre en combustibles domestiques aux capacités des ménages.

 

Axe transversal : mise en œuvre de la stratégie

 

1.        capitaliser les acquis des projets et programmes du secteur ;

2.        assainir l’environnement institutionnel du sous-secteur des combustibles domestiques ;

3.        améliorer le système d’information et de planification de l’approvisionnement en combustibles domestiques ;

4.        contribuer à la mise en œuvre de la politique de décentralisation par la promotion de l’approche participative de la gestion  des forêts ;

5.        développer les infrastructures et services énergétiques par une implication du secteur privé, des associations villageoises et des collectivités locales ;

6.        assurer le financement des activités de développement du sous-secteur énergétique.

 

IV – LE SOUS-SECTEUR « MINES »

 

4.1 – Présentation du sous-secteur

 

Le sous-sol du Sénégal recèle une grande variété de richesses minérales : phosphates, attapulgite, fer, or, cuivre, tourbe, silice, sables titanifères, calcaires, marbre et diverses roches pour la production de granulats nécessaires à la construction locale.

 

Les ressources les plus importantes connues sont : le phosphate et l’attapulgite  ; fer (824.7 millions de tonnes) ; cuivre (100Mt) ; sable titanifère (34,14Mt) ; or (2,6 Mt ) ;  tourbe (23, 750Mm3 ) ; grès (3,450Mt ) etc . .

 

De cet important potentiel minier, seuls le phosphate, l'attapulgite et les matériaux de construction connaissent actuellement une exploitation significative.

 

Le secteur minier représente globalement un chiffre d'affaires de plus de 100 milliards CFA et emploie plus de 2500 salariés permanents ; il contribue pour moins de 2 % du P.I.B du secteur secondaire et plus de 20 % des exportations des biens et des services.

 

Il est surtout caractérisé par un très faible développement de l'artisanat minier et de pme-pmi minières génératrices de revenu pour les populations pauvres.

 

 

4.2 - Les objectifs à moyen et long terme

 

Les objectifs du secteur minier en rapport avec la réduction de la pauvreté au Sénégal à moyen et long termes sont :

 

·          assurer un développement durable pour une mise en valeur rationnelle des ressources minières du pays ;

·          favoriser l'émergence d'activités minières artisanales et semi-industrielles dans les régions à faible potentiel de développement ;

·          contribuer à diversifier les sources de revenu des populations rurales en mettant l’accent sur la recherche de nouvelles applications aux substances à faible débouché ;

 

 

4.3 - Les obstacles structurels

 

Le développement du secteur minier du Sénégal est rendu difficile par de nombreux obstacles dont les plus importants sont surtout de deux ordres :

r      Au plan institutionnel

 

·           un système de régulation et de promotion du secteur minier  aux faibles capacités ; 

·           un code minier moins attractif que ceux des pays concurrents ;

·           des procédures d’acquisition de propriétés minières lourdes ;

·           absence d'une politique minière  cohérente et soucieuse d'un développement endogène à forte incidence sur les revenus nationaux .

 

r      Aux plans technique et infrastructurel

 

·        faible articulation recherche-developpement ;

·        des projets de développement  trop lourds en termes d’ investissements ;

·        des coûts élevés de l’ énergie ;

·        inexistence d'infrastructures de transport efficientes dans les zones à potentiel minier important ;

·        une promotion insuffisante du potentiel et des ressources minières.

 

 

4.4 - Les objectifs prioritaires de lutte contre la pauvreté

 

Pour lutter efficacement contre la pauvreté, il faut non seulement appuyer les secteurs d'activités des pauvres déjà existants, mais également, favoriser l'émergence d'autres types d'activités à forte incidence sur la pauvreté. C'est pourquoi la lutte contre la pauvreté dans le secteur minier doit commencer par :

 

·        encadrer les populations pauvres dans le cadre de leurs activités artisanales : orpaillage, poterie, taille de pierre, fabrication de briques etc. ;

·        promouvoir et installer des pme-pmi orientées vers l'exploitation des ressources locales (or, fer, tourbe, sables titanifères, marbre, phosphates etc.) ;

·        l'utilisation des ressources brutes en phosphate, dolomie, calcaire pour l'amendement des sols de culture pauvres, en particulier dans les régions à vocation agricoles ;

·        rechercher de nouvelles ressources minérales.

 

4.5 - Stratégies proposées

 

Pour atteindre les objectifs prioritaires définis dans le cadre des activités minières, différentes stratégies sont à mettre en oeuvre .

Il s’agira de :

 

·        mettre sur pied un fonds de promotion et de développement du secteur minier ;

·        apporter un appui technique et financier aux orpailleurs du Sénégal ;

·        étudier la faisabilité d’une exploitation semi-industrielle des petits gisement découverts au Sénégal ( or, titane, fer etc.) ;

·        améliorer les conditions d’approvisionnement des artisans potiers en argile ;

·        orienter et encadrer les tailleurs de pierres vers des matériaux de meilleurs qualités esthétiques ;



[1] On dénombre actuellement 129 corps de métiers

<< Retour