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GROUPE THEMATIQUE : N°5
MECANISMES DE MISE EN ŒUVRE
DES STRATEGIES DE REDUCTION DE LA PAUVRETE
TERMES DE REFERENCES DE
LA MISSION CONFIEE AU CONSULTANT
JUILLET 2001
1-
CONTEXTE DE L’ETUDE
Les bonnes performances économiques enregistrées par
le Sénégal n’ont pas contribué à améliorer les conditions de vie des
populations et à réduire substantiellement la pauvreté. En effet, l’Enquête
Sénégalaise Auprès des Ménages (ESAM) réalisée en 1994 au Sénégal permet de
déduire que plus de 58% des ménages vivent en dessous du seuil de pauvreté
défini à partir du minimum calorifique (2400 calories par adulte et par jour).
Les caractéristiques de cette pauvreté sont l’insuffisance des revenus, le
faible accès aux services sociaux de base, la recrudescence de la violence et
de la délinquance, des maladies endémiques et du travail des enfants, la
précarité des conditions d’hygiène et
d’assainissement, la forte pression exercée sur les ressources
naturelles et la dégradation du cadre de vie, etc.
Pour faire face à cette pauvreté qui est un
phénomène multidimensionnel, le Sénégal, à l’instar de la plupart des pays
africains, souhaite promouvoir une croissance forte et durable et réduire la pauvreté de moitié à l’horizon
2015, conformément aux résolutions de Copenhague. Ainsi, le Gouvernement
du Sénégal s’est engagé auprès des Institutions de Brettons Wood à élaborer un ‘Document de
Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP)’ d’ici la fin décembre 2001. La réalisation de ce
DSRP constitue un préalable pour bénéficier d’un allégement de la dette dans le
cadre de l’Initiative renforcée en faveur des Pays Pauvres Très Endettés
(PPTE).
Le but visé par le DSRP est de saisir la réalité de la
pauvreté sous toutes ses formes afin de définir des objectifs et des domaines
d’intervention en mettant l’accent sur les résultats qui guident l’intervention
publique, en encourageant la participation de tous les acteurs dans un cadre
macro-économique cohérent devant promouvoir une croissance forte, durable et de
qualité.
Le DSRP qui sera le cadre de référence du
Gouvernement en matière de lutte contre la pauvreté doit être :
-Un outil de coordination
pour impulser le partenariat entre les différents acteurs ;
-Un
instrument de mobilisation de ressources et de recentrage des actions de
développement de l’Etat
autour d’objectifs clairement définis,
assortis d’indicateurs de performances et d’impact ;
-Un
cadre pour un développement communautaire efficace.
Le Gouvernement a retenu
une démarche participative aussi large que possible, impliquant l’ensemble des
acteurs des services étatiques, du secteur privé, de la société civile et des
partenaires au développement.
La réflexion sera basée sur l’exploitation des
données statistiques disponibles et des enquêtes de perception d’une part, et
d’autre part, sur les conclusions des travaux des groupes thématiques.
A ce titre, cinq (5) groupes thématiques ont été
retenus lors du Séminaire National de Lancement par l’ensemble des acteurs
impliqués dans le processus d’élaboration du DSRP. Ces groupes thématiques
sont :
§
amélioration des conditions de vie des groupes
vulnérables,
§
renforcement des capacités et promotion des services
sociaux de base,
§
création de richesse,
§
cadrage macroéconomique
§
mise en oeuvre des stratégies de réduction de la
pauvreté.
C’est dans ce cadre que le groupe thématique ‘Mise en œuvre des stratégies de réduction de la pauvreté‘ souhaite
s’appuyer sur un Consultant qui aura pour mission de préparer le projet du
Groupe sur la base des termes de références ci-après.
1-
OBJECTIFS DE L’ETUDE
L’objectif spécifique de ce Groupe thématique étant
de contribuer à améliorer la cohérence globale des stratégies de réduction de
la pauvreté dans le processus d’élaboration du DSRP, il s’agira, dans cette
optique, de dégager un cadre analytique cohérent, permettant de clarifier le
choix et la mise en œuvre des actions de développement ainsi que la prise en
compte d’actions complémentaires.
Dans ce contexte, l’étude, menée par le Consultant
pour le Groupe, devra :
§
Définir des stratégies opérationnelles de mise en
œuvre ;
§
Proposer un cadre juridique et institutionnel de
pilotage ;
§
Définir un système de suivi et d’évaluation en
insistant sur les aspects sociaux et environnementaux ;
§
Définir des principes et mécanismes de bonne
gouvernance applicables à la mise en œuvre de la stratégie.
3-
CONTENU DES PRESTATIONS
Définir des
stratégies opérationnelles de mise en œuvre
Les stratégies à définir devront tenir compte des
améliorations à faire dans le renforcement des capacités techniques des
différents acteurs à identifier, choisir, mettre en œuvre et évaluer les
actions de lutte contre la pauvreté et à absorber les ressources additionnelles
qui seront mobilisées par l'allégement
de la dette.
Une attention particulière sera accordée aux
principes directeurs ci-après :
§
Des interventions de
proximité qui
exigeront certainement une décentralisation de l'instruction de la demande, de
son approbation et son financement ;
§
Le faire - faire qui fait recours à la
contractualisation avec des opérateurs
habilités ;
§
La transparence qui induit une séparation
des fonctions d'orientation, de coordination, des fonctions de gestion
financière et d'appui-conseil aux bénéficiaires ;
§
L’équité qui évite une concentration
des interventions dans des zones traditionnelles marginalisant les poches de
pauvreté chronique ainsi que les préoccupations sectorielles et celles de
certains segments vulnérables de la population;
§
La participation des bénéficiaires dans la
mise en œuvre des réponses à leurs demandes sociales et dans la mise en place
des mécanismes de financement fiables et durables des charges induites de
fonctionnement ;
§
La célérité qui fait appel à la rapidité
et la flexibilité dans les procédures de décaissement des ressources, de
passation des marchés et de mise en œuvre des réponses et interventions ;
§
La complémentarité et la
synergie entre
les moyens de la réduction de la pauvreté.
Le
Consultant devra, entre autres, examiner les questions relatives aux :
-
Modalités
et procédures diligentes de passation des marchés,
-
Modalités
et procédures de décaissement et de contrôle des ressources,
-
Outils
de programmation et aux mécanismes opérationnels de mise en cohérence
sectorielle.
Cadre
juridique et institutionnel
Le montage juridique et institutionnel devra tenir
compte du fait que la mise en œuvre du DSRP impliquera l'Administration, les
institutions de coopération technique et financière, les organisations de la
société civile (ONG, syndicats, etc.), les collectivités locales et les
représentations des OCB dans le dialogue de politique de croissance et de
réduction de la pauvreté.
Le montage juridique et institutionnel indiquera,
dans le cadre de la logique de la participation des différents acteurs dans le
processus de formulation de la stratégie, sa mise en œuvre et dans le
suivi-évaluation des performances des interventions et des impacts, :
§
Le
Consultant revisitera le cadre juridique et institutionnel qui a prévalu pour
tirer les leçons des expériences antérieures dans le dispositif qu'il devra
proposer (PDIS, PLP, PGDF, etc.)
§
Quels
sont les différents organes à mettre en place ;
§
Quelles
seront leurs missions, attributions et composition ;
§
Quelles
seront les relations fonctionnelles entre les organes à créer et les mécanismes
de fonctionnement ;
§
Comment
les fonctions d’orientation, de coordination, de gestion opérationnelle et de
monitoring seront prises en charge par les différents organes à proposer. Le
Consultant prendra le soin d'indiquer dans les différents niveaux de
responsabilité "qui fait quoi" et "pour qui" ;
§
Le
dispositif juridique et institutionnel qui sera proposé devra être suffisamment
souple pour garantir son opérationalité et une bonne circulation des
informations entre les différents organes proposés
Définir un
système de suivi et d'évaluation en insistant sur les aspects sociaux et
environnementaux
Le système qui sera proposé par le Consultant devra
permettre d’assurer le suivi régulier des différentes actions mises en œuvre et
de mesurer leur impact.
Le système de suivi et d'évaluation pourrait
répondre notamment aux préoccupations suivantes ; donner :
§
Des
indicateurs sur la couverture géographique des projets et programmes ;
§
Des
indicateurs sur la bonne utilisation des ressources allouées aux interventions
plurielles ;
§
Des
indicateurs sur l'atteinte des résultats attendus et l'accès des pauvres aux
services et prestations fournis ;
§
Des
indicateurs sur l'impact des interventions sur l’environnement, sur
l'amélioration du niveau des revenus en termes de création de richesses, sur
les conditions de vie des ménages et enfin, sur le développement communautaire.
§
Etc.
Le système devrait :
§
Définir
les méthodes de collecte, les responsabilités dans la collecte ainsi que la
périodicité des collectes ;
§
Servir
d’outil d’aide à la décision en matière d’allocation des ressources tant au
plan sectoriel que géographique.
§
Exposer
les contours du système d’information à mettre en place, réactualisé
périodiquement, ainsi que les modalités de désignations des destinataires des
niveaux d’informations et des procédures de communication.
Le Consultant identifiera les modalités d’une
évaluation régulière des politiques, des programmes et des actions de
développement initiés.
Définir des
principes et mécanismes de bonne gouvernance applicables à la mise en œuvre de
la stratégie
Le Consultant tiendra compte des principes directeurs définis ci-haut relativement à la bonne gouvernance et aux objectifs de la mission.
4-
DEROULEMENT DE L’ETUDE
Le
Consultant répondra devant le Comité de Pilotage du Groupe thématique ainsi que
devant l’ensemble des membres de ce Groupe.
Le
Consultant remettra au Bureau du Comité de Pilotage.
§
Dans
un délai de trois semaines calendaires
après le début de la mission, un rapport provisoire en trente (30) exemplaires ;
§
Dans
un délai de deux semaines après le
dépôt du rapport provisoire, un pré-rapport final en trente (30) exemplaires,
prenant en compte les observations du Comité de Pilotage et du Groupe
thématique. Celles-ci devront être communiquées au Consultant dans les
meilleurs délais.
§
Le rapport
définitif, en trente (30) exemplaires, sera produit dès approbation du pré-rapport final
par le Comité de Pilotage, mais au plus tard le vendredi 21 septembre
2001, à 12 heures.
Le
rapport final de synthèse comportera trente (30) pages au maximum ( en dehors
des annexes) ainsi qu’un résumé de 10 pages.
Les
documents présentés devront l’être sous le format adopté par le Comité
Technique :
w
Taille des caractères : Times New Roman 12,
w
Interlignes : multiple 1,3.
Le
Consultant fournira également sur disquette une copie de tous les rapports
remis (World version 6 ou postérieure, Excel version 5 ou postérieure).
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