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54. Le Nouveau Partenariat pour
le Développement de l’Afrique (NEPAD) traduit un engagement des dirigeants
africains pris sur la base d’une vision commune et d’une conviction partagée
qu’ils ont un devoir pressant d’éradiquer la pauvreté, de placer les économies
de leurs pays, à la fois individuellement et collectivement, sur un sentier de
croissance et de développement durable tout en participant activement à
l’économie et à la vie politique à l’échelle de la planète. Le programme
d’action du NEPAD s’appuie sur la ferme détermination des africains à compter
d’abord sur les ressources propres du Continent pour sortir les populations du
sous-développement et de l’exclusion, en cette période de mondialisation
accélérée.
55. Afin de relever les nouveaux défis de la mondialisation et de
combler le retard pris par le Continent sur les nations développées, le NEPAD a
retenu des objectifs globaux à concrétiser à travers : (i) la réduction de
la pauvreté de moitié d’ici 2015 par la poursuite, notamment des sept objectifs
internationaux en matière de développement durable, en particulier dans les
domaines de la santé et de
l’éducation ; (ii) le renforcement des infrastructures de base ;
(iii) la bonne gouvernance, la paix et la prévention des conflits ; (iv)
le développement de l’agriculture ; (v) le renforcement des capacités par
les nouvelles technologies de l’information et de la communication ; (vi)
la culture et (vii) l’accès aux marchés des grands pays industrialisés.
56. Au-delà
de son apport en termes de règles et d’institutions orientées vers le
renforcement de la gouvernance locale, nationale, régionale et mondiale, la
globalisation de l’économie induit un impératif général de compétitivité :
les barrières non tarifaires tombent, celles tarifaires baissent, le périmètre
des systèmes de préférence se rétrécit
et une forme de partenariat basée sur
la réciprocité a succédé à Cotonou, à
la Convention de Lomé. C’est donc à juste titre qu’en prolongeant le pari de
l’intégration régionale et continentale,
le NEPAD mise sur le relèvement des capacités de l’Afrique à compétir et sur
l’ouverture des grands marchés d’exportation aux produits africains. Les initiatives de la coopération Nord-Sud et Sud-Sud et les accords
internationaux auxquels le Sénégal a souscrit
seront mis à profit pour réaliser l’objectif principal de réduction de
la pauvreté, à travers la multiplication
des opportunités de création de richesse, le renforcement des capacités
du secteur privé et de la société
civile ainsi que la consolidation des
bases du développement (à savoir la paix, la sécurité, la bonne
gouvernance et la prévention des conflits).
57. La
stratégie de réduction de la pauvreté du Sénégal s’intègre harmonieusement dans
la vision du NEPAD et des orientations stratégiques identifiées dans le cadre
des travaux préparatoires du dixième Plan de Développement Economique et Social
(PDES) du pays à adopter pour la période 2002-2007. Ces orientations stratégiques sont : (i) promouvoir la bonne
gouvernance et renforcer l’Etat de droit ; (ii) renforcer le développement
local par l’approfondissement de la décentralisation et de la bonne
gouvernance ; (iii) accélérer la mise en place des infrastructures de base
afin d’élargir l’accès pour tous aux services sociaux de base pour une
meilleure valorisation du capital humain ; (iv) accroître les
investissements et renforcer la compétitivité du système productif notamment
par la mise en place d’infrastructures adéquates d’appui à la production ;
(v) poursuivre le renforcement de la dynamique d’intégration sous-régionale et
de la coopération internationale ; (vi) promouvoir l’information pour le
développement et favoriser l’utilisation des résultats de la recherche et des
Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) ;
(vii) poursuivre la gestion rationnelle des ressources naturelles et de
l’environnement pour un développement durable ; (viii) renforcer la prise
en charge des groupes vulnérables en améliorant leurs capacités productives et
réduire les disparités de genre.
58. Aux
fins d’une réduction substantielle de la pauvreté, les principaux objectifs
poursuivis se déclinent en trois axes
prioritaires: (i) doubler le revenu par tête d’ici 2015 dans le cadre d’une
croissance forte, équilibrée et mieux répartie ; (ii) généraliser l’accès aux services sociaux essentiels en
accélérant la mise en place des infrastructures de base pour renforcer le capital humain avant 2010 ; (iii)
éradiquer toutes les formes d’exclusion au sein de la Nation et instaurer
l’égalité des sexes en particulier dans les niveaux d’enseignement primaire
et secondaire d’ici 2015.
59. A court
terme et sous réserve de la non-occurrence de chocs exogènes majeurs, il
s’agira d’assurer une croissance moyenne de 7 à 8% en vue de réduire d’au moins
15% le pourcentage de personnes pauvres sur la période 2003 – 2005, de
redresser significativement le taux d’accès aux soins de santé et à l’éducation
tout en améliorant la qualité des prestations et l’indice de parité entre
filles et garçons dans l’éducation et d’atteindre le plus rapidement possible
l’objectif de 35 litres d’eau par
habitant et par jour, conformément aux recommandations de l’OMS. Ce taux de croissance sera atteint
grâce à une stratégie de création de richesse qui met particulièrement l’accent
sur l’agriculture dont la contribution à la croissance du PIB devra doubler
entre 2001 et 2005.
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