République du Sénégal
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VIII – STRATEGIES DE MISE EN ŒUVRE :

 

Au  niveau régional il a été proposé de créer une structure composée  de représentants des collectivités locales, des associations et organisations de base, des services de l’Etat.  Cette structure qui sera Maître d’Œuvre du programme, se chargera de la gestion et de l’affectation des ressources au niveau régional conformément au plan d’action. L’exécution des actions devra être confiée, selon les domaines de compétences, aux  acteurs intervenant déjà dans la région, ( les ONG, les projets, les associations, les services étatiques et tous les intervenants au développement présents dans la région) qui seront les Maîtres d’Œuvre délégués

 

 

IX –  LES  MODALITES DE FINANCEMENT :

 

En ce qui concerne les modalités de financement de ces actions, les contributions locales se feront surtout à travers, la participation des populations aux coûts de réalisation et  de fonctionnement, la fourniture de main d’œuvre et une participation symbolique des bénéficiaires, la fourniture des matières premières aux usines, la mise à disposition de locaux pouvant abriter des infrastructures. Les populations, les imams et leaders d’opinion de chaque communauté pourront participer dans la mise en place d’un comité de gestion susceptible de susciter et d’organiser la participation communautaire.

Les associations d’émigrés peuvent également contribuer dans l’équipement des infrastructures et le financement de certaines activités concernant directement leurs localités d’origine.    

 

CONCLUSION :

 

L’élaboration de ce plan d’action permettra, en tenant compte du ciblage des zones les plus vulnérables, d’agir directement sur les facteurs et secteurs bloquant et d’atténuer les effets de la crise sur les conditions de vie des populations tout en les associant à la démarche à adopter.  

 

Dans la région de Louga, la pauvreté se matérialise par un dénuement économique, social et relationnel des groupes vulnérables qui se trouvent dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins.

 

Lors des ateliers les populations n’ont pas manqué d’insister sur le fait que des actions concrètes devraient suivre assez rapidement  après les différentes études et consultations réalisées dans la région. En effet, elle constatent avec regret que plusieurs promesses d’actions, des propositions de programme d’amélioration des conditions de vie des populations ont été confectionnées pour être classées sans suite.

Les autorités doivent donc veiller à ne pas briser l’espoir né de l’élaboration du document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) et rompre avec cette tradition classique en menant des actions en fonction des préoccupations des populations.

Dans cette perspective, il apparaît qu’il faudra une décentralisation des prises de décisions et des actions en faveur de la réduction de la pauvreté au niveau régional et local dans le cadre d’une gestion participative impliquant les populations et les élus.

 

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