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VIII
– STRATEGIES DE MISE EN ŒUVRE :
Au niveau
régional il a été proposé de créer une structure composée de représentants des collectivités locales,
des associations et organisations de base, des services de l’Etat. Cette structure qui sera Maître d’Œuvre du
programme, se chargera de la gestion et de l’affectation des ressources au
niveau régional conformément au plan d’action. L’exécution des actions devra
être confiée, selon les domaines de compétences, aux acteurs intervenant déjà dans la région, ( les ONG, les projets,
les associations, les services étatiques et tous les intervenants au développement
présents dans la région) qui seront les Maîtres d’Œuvre délégués
En ce qui concerne les modalités de financement de
ces actions, les contributions locales se feront surtout à travers, la
participation des populations aux coûts de réalisation et de fonctionnement, la fourniture de main
d’œuvre et une participation symbolique des bénéficiaires, la fourniture des
matières premières aux usines, la mise à disposition de locaux pouvant abriter
des infrastructures. Les populations, les imams et leaders d’opinion de chaque
communauté pourront participer dans la mise en place d’un comité de gestion
susceptible de susciter et d’organiser la participation communautaire.
Les associations d’émigrés peuvent également contribuer
dans l’équipement des infrastructures et le financement de certaines activités
concernant directement leurs localités d’origine.
L’élaboration de ce plan d’action permettra, en
tenant compte du ciblage des zones les plus vulnérables, d’agir directement sur
les facteurs et secteurs bloquant et d’atténuer les effets de la crise sur les
conditions de vie des populations tout en les associant à la démarche à
adopter.
Dans la région de Louga, la pauvreté se matérialise
par un dénuement économique, social et relationnel des groupes vulnérables qui
se trouvent dans l’incapacité de subvenir à leurs besoins.
Lors des ateliers les populations n’ont pas manqué
d’insister sur le fait que des actions concrètes devraient suivre assez rapidement après les différentes études et
consultations réalisées dans la région. En effet, elle constatent avec regret
que plusieurs promesses d’actions, des propositions de programme d’amélioration
des conditions de vie des populations ont été confectionnées pour être classées
sans suite.
Les autorités doivent donc veiller à ne pas briser
l’espoir né de l’élaboration du document de Stratégie de Réduction de la
Pauvreté (DSRP) et rompre avec cette tradition classique en menant des actions
en fonction des préoccupations des populations.
Dans cette perspective, il apparaît qu’il faudra une
décentralisation des prises de décisions et des actions en faveur de la
réduction de la pauvreté au niveau régional et local dans le cadre d’une
gestion participative impliquant les populations et les élus.
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