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La région de Dakar est
située dans la presqu’île du Cap Vert et s’étend sur une superficie de 550 km²,
soit 0,28% du territoire national. Elle est comprise entre les 17° 10 et 17° 32
longitude Ouest et les 14°53 et 14°35 latitude Nord. Elle est limitée à l’Est
par la région de Thies et par l’Océan Atlantique dans ses parties Nord, Ouest
et Sud. Dakar, ancienne capitale de l’AOF, avait connu un rayonnement politique
et économique international resplendissant.
Sur le plan administratif,
le région est subdivisée en 3 départements (Dakar, Pikine et Rufisque), 5
communes, 43 communes d’arrondissement
et 2 communautés rurales.
Avec plus de 2.000.000
d’habitants, c’est la région la plus peuplée du pays, avec une densité de plus
4.000 habitant au km².
La répartition spatiale de
la population se présente comme suit :
-
département
de Dakar 45,7%
-
département
de Pikine 41,6%
-
département
de Rufisque 12,7%
Cette population est
essentiellement urbaine (96%). Nous sommes en présence d’une région de forte
immigration, avec un taux d’accroissement annuel qui avoisine les 4%.
Le phénomène migratoire
avait un caractère saisonnier durant les années 60-70 et est devenu
prépondérant et définitif à partir des années 80, suite aux années de
sécheresse et à l’appauvrissement des campagnes sénégalaises.
On note ainsi que prés du
tiers (32,5%) de la population totale qui résidait habituellement à Dakar en
1988 est née en dehors de la région. En plus de cet apport interne, l’immigration
à Dakar est aussi le fait des originaires de la sous-région: Guinéens, Maliens,
Gambiens, Cap-Verdiens, Nigérian, Ghanéen…
. Projections démographiques
|
Années |
Population |
|
1990 |
1.609.820 |
|
1993 |
1.801.312 |
|
1996 |
2.012.303 |
|
1999 |
2.244.682 |
|
2002 |
2.498.528 |
|
2005 |
2.774.811 |
|
2007 |
2.971.341 |
Source : DPS
Cet accroissement
démographique pose de multiples problèmes dans les domaines de l’urbanisme et
de l’habitat, de la santé, de l’éducation et de l’assainissement.
L’agglomération Dakaroise
s’est développée de manière anarchique, avec une prolifération de quartiers
spontanés. Dans le département de Pikine, la zone écologique des Niayes est en
train de connaître de sérieuses amputations.
La structure par âge de la
population montre que plus d’une personne sur deux sont âgées de moins de 20
ans et la population en âge d’activité (20 et 59 ans) représente 42% de la
population régionale. Chaque actif prend de ce fait en charge 1,4 personnes. Le
rapport moyen de masculinité est de 97,9%.
Quand aux activités économiques,
elles restent dominées par les secteurs
secondaire et tertiaire: moins de 6% de la population tirent leurs revenus des
activités strictement agricoles.
Cependant, la région de
Dakar comporte une zone rurale à forte vocation agricole. Une agriculture
orientée vers la production maraîchère en raison de conditions édaphiques et
climatiques assez favorables au développement de cette activité (sol
hydromorphe, alluvionnaires dans les Niayes, mousson et alizé maritime, nappe
phréatique peu profonde).
Le cheptel de la région est
composé de 15.000 bovins, 114.000 ovins-caprins, 800 porcins; 2.200.000
volailles et 6.000 équins.
Les abattoirs de Dakar de
type industriel peuvent traiter jusqu’à 300 bovins, 600 petits ruminants et 100
porcins par rotation.
La pêche reste le premier
secteur de l’économie nationale. Le seul secteur de la pêche artisanale a créé
environ 50.000 emplois directs et plus de 150.000 emplois indirects.
Les mises à terre sont passées de 22.974 tonnes/an à 33.584
tonnes par an durant la période 1995-1998, soit une valeur commerciale estimée
à 13 milliards de FCFA. Quand à la pêche industrielle, elle débarque environ
88.000 tonnes/an.
Le secteur connaît quelques difficultés du
fait :
-
d’un
espace maritime devenu trop étroit à cause de l’accroissement de l’armement;
-
l’absence
de politique de contingentement de la ressources (repos biologiques);
-
les
changements climatiques qui affectent de plus en plus le milieu marin;
-
les
rejets des eaux usées et des déchets industriels et ménagers (canaux
d’évacuation, Port de Dakar, SERAS, SOTIBA ect…);
-
les
problèmes liés au renouvellement des embarcations pour la pêche artisanale
-
le
faible niveau d’équipement des pirogues en matériel de sécurité (gilets de
sauvetage, moyens de navigation et de communication, extincteurs…).
Quand au secteur de
l’artisanat, le nombre d’artisans évoluant à Dakar se chiffre à 100.000 et
l’artisanat contribue beaucoup à la
création d’emplois.
L’approvisionnement en eau
des populations provient à 80% des nappes souterraines et 20% des eaux de
surface (lac de Guiers).
Les besoins en eau de la
région dakaroise connaissent une croissance annuelle de 6% et le déficit annuel
ne cesse de se creuser, à l’heure
actuelle il est de l’ordre de 100.000 m3/j.
Dakar connaît aussi des
problèmes de pollution, de drainage des eaux pluviales, de collecte et de
traitement des déchets: seuls 35% de la population sont branchées au réseau
collectif contre 60% en système individuel et 5% ne disposent d’aucun système
d’assainissement.
Le secteur du transport
rencontre de grosses difficultés depuis un certain nombre d’années
(engorgement, dissolution de la SOTRAC) et la circulation reste caractérisée
par un fort désagrément aux heures de pointe.
La région concentre environ
70% du parc total du transport routiers de voyageurs et la Division Régionale
des Transports de Dakar immatricule entre 100 et 120 véhicules par jour.
En 1991, le taux de chômage
était de 30% à Dakar pour un effectif de chômeurs à l’échelle nationale de plus
de 300.000 chômeurs.
II.1.1. Facteurs , événements ou politiques ayant contribué à renforcer
la pauvreté et la vulnérabilité.
VI-
Années 60-70 : politiques de déguerpissent et apparition de
quartiers spontanés .
Des habitants de Bay Gandé,
Fass etc ont été déguerpis de Dakar vers Pikine, Grand Yoff, Yembeul. C’est
aussi le début de l’installation de quartiers flottants. Les plans de
restructuration de ces quartiers seront mis en œuvre quelques années plus tard
pour atténuer l’impact de ces implantations anarchiques.
VI-
Année 70-80 : Dakar et le « reste » du Sénégal
Toutes les activités
politiques, culturelles, administrative et économiques et les principaux centres de décisions
étaient concentrées à Dakar. La seule université du pays, les grandes écoles,
les principaux lycées, les instituts et les principales structures sanitaires
étaient implantés à Dakar. La plupart des investissement du pays étaient
destinés à la région de Dakar. Dakar
était perçu comme un «mirage» et de fait constituait (constitue encore) un pôle
d’attraction pour les populations des autres régions du pays.
Cette forte concentration des activités économiques et des centres de décisions a entraîné une hypertrophie de Dakar, consécutive à une arrivée massive de population sans qu’une politique d’urbanisation appropriée ne soit en mise en œuvre pour l’accompagner.
VI-
Année 70-80 : cycle de sécheresses
Le Sénégal a connu plusieurs
cycles de sécheresse durant cette période qui ont complètement perturbé les
activités économiques surtout dans le monde rural. Il s’en est suivi un
déplacement massif de populations de l’intérieur du pays vers la région de
Dakar. L’immigration qui avait un caractère saisonnier (exode rural) a complètement
changé de formes. Des territoires vierges et des zone non aedificandi ont été conquis par la forte demande en
logement. On assiste à une forme d’urbanisation sauvage de certains quartiers
périphériques et c’est aussi le début d’un long processus de paupérisation.
. Année 80-90 : mise en
place des politiques d’ajustements structurels et des Nouvelles Politiques
Agricole et Industrielle.
Ces politiques ont conduit à
un désengagement de l’Etat de la plupart des secteurs sociaux et
économiques : fermeture d’usines, perte d’emplois, chômage. Les
productions agricole au niveau des campagnes sénégalaises ne parviennent plus à
générer des ressources suffisantes pour les populations rurales, un vaste
mouvement d’immigration s’est enclenché vers Dakar, mais aussi vers l’extérieur
du pays.
VI-
mauvaise gestion des aides et financements : détournements et gabegies.
VI-
A partir des années 90 Dakar se « ruralise » et
« s’informélise »
Dakar devient un lieu de
refuse et on assiste de plus en plus à certains comportements et à l’apparition
dans la capitale d’activité traditionnellement «rurales» :
prolifération de charretiers et de
pousse-pousse, augmentation du nombre de « pilleuses », apparition de
famille nombreuse, occupation de la voie publique, petit commerce, petit
élevage dans les concessions, divagation des animaux domestiques, débordement
des marchés (apparition de Louma) etc…
Les « taudis » et
le nombre de « sans-abri » se multiplient et le cadre de vie connaît
un processus continu de dégradation.
VI-
Départ volontaire 1990
VI-
la dévaluation intervenue en janvier 1994, entraînant une forte baisse
du pouvoir d‘achat des populations
II-1.2. Evénements ou
politiques ayant contribué à contribué à réduire la pauvreté et la
vulnérabilité.
. Facteurs naturels
. Amélioration de la
situation pluviométriques à l’intérieur du pays, généralisation du système de
prêts pour les intrants agricole lors de la campagne précédente :
augmentations des productions agricoles de la campagne agricole précédente. Les travailleurs installés à
Dakar et ayant généralement en charge des familles restées aux villages se sont
sentis globalement moins sollicités ;
.Facteurs socio-économiques
-
Développement
du micro-crédit, créations de GIE, d’associations de quartier, de
« Mbotay » ect…
-
programme
de nutrition communautaire (PNC)
-
meilleure
prise en compte de la dimension sociale dans les programmes d’ajustements
structurel
. ANNES 2000 : Alternance et espoir
Le processus de
démocratisation enclenché au Sénégal à partir des années 80 a connu son apogée
avec l’avènement de l’alternance en février 2.000.
Dakar est la région la moins
pauvre du Sénégal, avec un indice de pauvreté de 12% au niveau des ménages.
Cependant si on tient compte du nombre absolu de pauvres, Dakar se retrouverait
à l’avant-dernière place avec les régions de Fatick et Louga.
Cette pauvreté se traduit
différemment sur le plan spatial : au niveau du département de Pikine,
prés de 24% des ménages n’arrivent pas à réaliser la dépense mensuelle
nécessaire par personne pour se procurer la ration alimentaire minimum de 2.400
calories), soit 5.610 f CFA.
Même si environ 50% des
revenus monétaires du pays sont concentrés à Dakar, les ménages pauvres tirent
l’essentiel de leur revenu du secteur informel (27%), du privé (24%), des
transferts (12%).
Il faut signaler aussi que
la plupart des pauvres dépendent de revenus « incertains », qui sont
susceptible de varier d’un jour à l’autre (environ 60% des revenus).
. L’accès à l’éducation
Le taux brut de
scolarisation de la région se situe autour de 70%. Cependant, l’enquête MICS
effectuée en Octobre 2.000 révèle que le taux d’enfants en âge scolaire qui
sont actuellement scolarisés est de 60,9% (avec 65,1% de garçons et 56,5% de
filles).
La situation dans les écoles de la régions se caractérise surtout par le dépassement des capacités de charge, à la fois du point de vue des infrastructures que du personnel d’encadrement (effectif pléthorique, classe à double flux etc..). On note aussi l’état de délabrement avancé de plusieurs écoles. Ce qui explique peut être que la région de Dakar soit une des régions où le taux de réussite scolaire est le plus bas du Sénégal.
Le taux d’analphabétisme est
de l’ordre de 43,4% au niveau de la région. Ce phénomène touche
particulièrement les femmes et les adultes.
VI-
l’accès à la santé
Même si Dakar est la région
la mieux dotée du pays dans le domaine, on compte néanmoins un (1) poste de
santé pour 28.398 habitants, un (1) centre de santé pour 186.119 habitants, un
médecin pour 180.398 habitants.
Après Kolda, Dakar présente
le taux de mortalité infantile le plus élevé du pays avec 84 pour 1.000 contre
60 pour 1.000 pour le niveau national. Seuls 49% des enfants âgés de moins de 5
ans sont complètement vaccinés (BCG, VPO, DTC et rougeole).
Sur le plan nutritionnel,
22,9% des enfants souffrent d’une forme de malnutrition chronique sévère. La
malnutrition chronique sous sa forme accentuée touche 15% des enfants de la
région.
Par ailleurs, 11% des
enfants souffrent d’insuffisance pondérale contre 23% pour l’ensemble du pays.
Malgré la présence de
l’électricité dans presque toutes les localités de la région, seuls 53% des
ménages urbains s’éclairent à l’électricité. Ce taux est de 48% dans le
département de Pikine et Rufisque, contre 69,9% dans le département de Dakar.
VI-
l’accès à certains services
sociaux de base
Les robinets constituent la principale source d’approvisionnement en eau potables : seuls 3% des ménages s’approvisionnent à partir d’un puits. Les besoins en eau sont couverts à hauteur de 72,4%, soit un déficit moyen de 66.570 m3/j.
Le taux d’accordement au
réseau d’évacuation des eaux usées est seulement de 31% à Dakar-Pikine et
seulement 16% à Rufisque alors que 52.460 m3 d’eau usées sont déversées chaque
jour. Cette situation a entraîné une forte pollution de la nappe phréatique
dans certaines zones (Dalifort, Guinaw Rail, Médina Gounass), sans compter les
inondations périodiques de certains
quartiers.
La pollution atmosphérique
s’est aussi accrue et on note de plus en plus un nombre élevé de cas de
bronchite et d’asthme.
La demande pour les autres
services urbains reste encore très forte. En ce qui concerne le ramassage des
ordures ménagères (3.000 m3 par jour ; 598.000 tonnes l’année), la somme
de 2,4 milliards FCFA par an y était
consacré par la défunte Communauté Urbaine de Dakar (CUD).
. L’accès au logement
Pour répondre à la demande
de logement à Dakar, il faut chaque année réaliser 7.000 logements et aménager
120 à 240 hectares de terrains viabilisés.
Cette distorsion entre taux
de croissance de la population et urbanisation
entraîne une spéculation foncière et immobilière qui rend inaccessible
au logement une large frange de populations. Les besoins en espace de
l’agglomération dakaroise ont doublé pour la décennie 1990-2.000.
L’accès au
transport
La demande potentielle de transport urbain est assez forte : plus de 1.500.000 déplacements motorisés sont assurés quotidiennement à Dakar par l’ensemble du système de transport urbain ( voitures particulières, cars rapides, autobus, trains.
Beaucoup de facteurs ont contribué au processus
de paupérisation de la région.
VI-
facteurs naturels
-
l’espace
géographique limité
-
les
années de sécheresse
-
les
inondations
VI-
facteurs sociaux, économiques et culturels
-
la
surpopulation
-
le
chômage endémique
-
le
coût élevé de la vie
-
le
sous emploi
-
l’exode
rural
-
l’insuffisance
d’infrastructures de base (école, centres de santé, postes de santé, hôpitaux,
routes,…)
-
l’insuffisance
de formation professionnelle.
-
L’accès
difficile aux crédits bancaires pour le financement de projets.
-
la
déperdition scolaire
-
les
grossesses précoces
-
le
coût élevé de la vie
-
la
stigmatisation de certains quartiers (où s’exercent la prostitution, le
banditisme et la drogue)
-
la
perte de repères qui cause la déstructuration de la société
-
le
manque de solidarité et de soutien
-
les
inégalités sociales
-
la
fermeture des société
a)
obstacles
-
récupération
politique
-
manque
d’expérience et précipitation dans la mise en œuvre des activités
-
manque
de compétence (formation), népotisme et favoritisme
-
conditions
draconiennes de mobilisation des ressources, (apport personnel et garanties)
-
faible
implication et appropriation des projets et programmes par les bénéficiaires
-
manque
de transparence dans la gestion des projets
-
conflit
d’intérêt entre les différents intervenants dans les projets et programmes
-
problème
de pérennisation à la fin du projet
-
détournement
d’objectifs initiaux
b)
réussites
VI-
prises de consciences des cibles vulnérables (femmes, jeunes,
handicapés, personnes âgées,)
VI-
dynamisme d’auto-organisation
VI-
plus grande implication des populations au niveau de la conception,
formulation des projets et programmes mis en œuvre
VI-
effort d’adaptation des projets et programmes aux réalités locales
Cibles |
Accès aux revenus |
Sécurité Alimentaire |
Services sociaux de base |
Jeunes |
- taux de chômage élevé - accès au crédit - qualification professionnelle |
- charge pour les parents |
Coût élevé de la vie |
Femmes |
- analphabétisme - accès aux crédits - qualifications professionnelle - pesanteurs sociales |
- Malnutrition |
- coût élevé de la vie - inadéquation du personnel d’encadrement |
Personnes âgéeset retraitées |
- faiblesse des pensions - absence de prise en charge sociale |
- Malnutrition |
- inadaptation du personnel d’encadrement - coût élevé des prestations - personnel spécialisé (gériatrie) |
Handicapés |
- discrimination par rapport à l’emploi - pesanteurs sociales - accès aux crédits |
- Malnutrition |
Coût élevé des prestation et de l’appareillage |
III-4. Leçons tirées des expériences de programmes, projets et
initiatives locales de réduction de la pauvreté
. Projets
-
PLCP :
(programme de lutte contre la pauvreté) sous programme IV : des femmes
sont organisées en groupements et ont reçu une formation en teinture et en
fabrication de savon.
-
NCNW :
série de formations (élaboration de projet et stratégie de recherche de
financement)
-
FAFS :
mise sur pied d’une mutuelle d’épargne et de crédit
-
CNTS :
projet de boulangeries pour les travailleurs déflatés, objectifs à atteindre
(promotion des produits locaux et stabilisation des prises du pain)
-
Coopératives
de teinture pour les jeunes filles et les déflatés ; en cours en accord
avec toutes les centrales syndicales (afin de contenir le sous emploi et la
baisse de revenus après retraite).
-
CARITAS :
distribution de vivres, création de mutuelles de santé et de commerce, pour la
promotion féminine, union de 22 associations fédérées.
L’Etat avait initié le
projet des magasins témoins ( pour les maîtrisards ) mais des problèmes de
gestion l’ont fait échouer, il s’agit de voir comment relancer de telles
initiatives pour lutter contre les spéculations.
. Autres Projets et
programmes
-
Nutrition :
PNC
-
Education :
PAPF, PAPA, SCOFT
-
Santé :
IB, lutte contre le sida, création mutuelle de santé
-
Eau :
branchements sociaux
-
Création
de richesse : programme système de financement décentralisé, PMIA, PAME,
AGETIP, PAMECAS
. Initiatives locales
-
devant
l’impossibilité de fournir des garanties aux banques, les femmes ont recours
aux crédits ou tontine tournante, elles
ont aussi instauré un système de
« marrainage », « ndey dikke » pour les femmes enceintes.
En somme ces dernières sont aidées ou soutenues durant toute leur grossesse
(visites prénatales, …) jusqu’à leur accouchement,
-
les
handicapés, autre groupe très vulnérable, pratiquent le même système de
financement remboursable pour leurs activités génératrices de revenus.
VI –
ORIENTATIONS STRATEGIQUES
. Principales contraintes
-
Taux de croissance démographique élevé sur un espace
géographique très réduit
-
Déficit en infrastructures et équipement collectif
-
Graves problèmes d’environnement et de cadre de vie
-
Graves problèmes d’emplois
. Points fort
-
Un centre de décision national
-
Ressources humaines de qualité et en quantité
-
Climat agréable
-
Infrastructures de qualité
.Tendances à renforcer
a)
améliorer l’accès aux services sociaux de base
-
Initiative
de Bamako : poursuite et amélioration de la mise en œuvre
-
Encourager
la scolarisation des filles
-
Renforcement
des programmes de lutte contre l’analphabétisme
-
Renforcement
des infrastructures ( hôpitaux, dispensaires, cases de santé, postes de santé,
écoles, routes, moyens de transport )
-
Extension
et accès à l’eau potable avec généralisation des branchements sociaux et baisse
du taux de branchement
-
Améliorer
et renforcer les programmes d’assainissement
-
Renforcer
les programmes de lutte contre l’avancée de la mer
b)
améliorer la sécurité alimentaire
-
diminuer
le prix des denrées de première nécessité
-
favoriser
la culture du consommer local
-
pérennisation
des acquis du PNC
-
renforcer
les initiatives de développement de la production agricole locale
-
mettre
en place des unités de transformation de produist
-
mise
en place de centrales d’achat (SONADIS, magasins témoins…)
-
assainir
les circuits de production et de commercialisation des produits locaux
c) création
des richesses
-
promouvoir
les opportunités économiques
-
mobiliser
les ressources
-
alléger
les conditions d’accès et de remboursement du crédit
-
renforcement
des capacités de gestion dans le secteur informel
d) sur
le plan social et politique
-
combattre
l’exclusion sociale
-
encourager
la réinsertion sociale des prostituées et drogués
-
améliorer
et renforcer les structures de prise en charge des catégories (pour mémoire:
population carcérale, drogués, prostitués, toxicomanes, malades mentaux)
-
une
bonne communication des politiques initiées
-
une
égalité des citoyens
-
le
désir des populations de se prendre en charge
-
renforcement
des infrastructures de base dans les domaines de la santé, de l’éducation et
branchements sociaux
-
la
bonne gouvernance
-
amélioration
des comportements pour un gestion efficiente des services sociaux de base
. Tendances à stopper
-
mettre
fin au favoritisme, à la corruption et aux détournements de deniers publics
(bonne gouvernance)
-
réduire
la mendicité
-
mettre
fin à la spéculation immobilière
-
stopper
l’exclusion sociale
. Initiatives à valoriser
-
augmentation
des centres de formation spécialisés pour les handicapés
-
développement
et accessibilité de l’habitat social
-
renforcements
de branchements sociaux et de l’assainissement
. Bonnes expériences à consolider
-
renforcements
des mutuelles d’épargne et de crédits
-
renforcement
des initiatives locales (actions des ONG, des populations et des groupements)l
-
développement
des mutuelles de santé
. Projets à renforcer
-
financements
de micro projets et autres activités génératrices de revenus
-
mise
en place de mutuelles d’épargne et de crédits
-
mise
en place de mutuelles de santé
VI-2 Le ciblage des groupes vulnérables
. Les éléments de ciblage
- jeunes formés et chômeurs
- jeunes filles soutiens de
famille
- prostituées
- toxicomanes
- domestiques
- femmes divorcées, veuves
ou chefs de ménage sans revenus
- analphabètes et sans
formation professionnelle
- retraités chefs de famille
nombreuse
- personnes âgées sans
revenus
- handicapés physiques et
mentaux
- enfants en situation à
risque (orphelins enfants de la rue enfants travailleurs)
V - OBJECTIFS PRIORITAIRES ET
RESULTATS A ATTEINDRE
Les conditions
favorables
-
la
reprise de la pluviométrie qui a entraîné une diversification des culture
-
la
prolifération des G.I.E
-
l’implication
des organisations de travailleurs dans les sphères de décision
-
l’espace
démocratique plus élargi (multipartisme, presse privée, alternance …)
-
la
reconnaissance des femmes comme acteurs de développement
-
le
développement du commerce et du secteur informel
-
le
développement culturel et sportif ( émergence de structures musicale, groupe
RAP)
-
la
création de fonds de promotion économique
-
les
programmes d’alphabétisation surtout en destination des femmes
. Les
Conditions critiques
-
inaccessibilité
aux soin de santé pour une catégorie
sociale
-
difficultés
de mobilité des personnes (défaillance et saturation du système urbain de
transport)
-
manque
d’organisation dans le secteur de l’habitat
-
éducation
au rabais (double flux,…)
-
disparition
programmée des Niayes , et occupation anarchique des sols
-
exploitation
anarchique de l’espace
-
absence
de sens civique
-
mendicité
-
prostitution
-
agression
V-1 Domaines prioritaires d’intervention
Avec les populations intéressés l’état doit définir
une politique sociale qui embrasse tous les secteurs socio-économiques
(l’agriculture, la santé l’habitat, l’assainissement, l’éducation et la
formation).
. pour l’agriculture il faut :
-
faciliter
l’accès à la terre et aux crédits
-
valoriser
le maraîchage (accès à l’eau pour l’irrigation)
-
décentraliser
les pôles de production avec l’installation d’un centre frigorifique de
Diamniadio
-
réparer
les pistes de production pour faciliter
l’exploitation des ressources
-
faciliter
l’écoulement des produits
-
favoriser
les entreprises familiales agricoles
-
valoriser
la filière horticole
-
améliorer
la filière viande
. pour la pêche
-
assurer
la reproduction et la conservation des espèces
-
faciliter
l’accès aux crédits pour le matériel de pêche
-
renforcer
la sécurité en rendant obligatoire le port du gilet
-
veiller
à la pérennité des activité d’exploitation halieutique surtout pour la pêche
artisanale (limiter les contrats de pêche, rationaliser les accords de pêche en
ciblant les espèces)
-
réinvestir
le fruit des accords de pêche dans la pêche artisanale
. pour l’habitat
-
faciliter
l’accès aux terrains pour l’habitation à la majorité de la population
-
revoir
la législation foncière
-
moduler
les prix des maisons selon les revenus
-
assainir
le secteur
. pour l’éducation et la formation professionnelle
-
favoriser
l’accès à un enseignement de qualité pour tous
-
lutter
contre la déperdition scolaire
-
alphabétiser
les femmes et scolariser les filles
-
assurer
aux jeunes une bonne formation professionnelle
-
créer
et consolider les emplois
-
respecter
la législation et les normes internationales de travail
-
prendre
en compte le secteur informel et inciter ses acteurs à créer des structures
économiques et les encadrer
-
valoriser
les handicapés professionnels (les former et les intégrer dans l’environnement
de travail)
-
améliorer
l’environnement de travail
-
prendre
en charge les personnes à besoins spéciaux
. pour l’environnement socio-économique et culturel
-
réduire
le coût de la vie
-
assure
la sécurité individuelle et collective des personnes et des biens (contre la
violence et les agressions)
-
lutter
contre la délinquance juvénile par une insertion et une rééducation des jeunes
-
revaloriser
le statut de la famille
-
lutter
contre la mendicité en essayant d’insérer les principaux acteurs
-
créer
des structures locales pour la gestion des ordures et la valorisation des
espaces
-
sensibiliser
sur l’hygiène environnementale
-
développer,
former et encadrer et responsabiliser les ASC
-
mener
des activités d’intérêts publics
-
réorganiser
le système de transport pour une meilleure fluidité du trafic
-
appliquer
une tarification prenant en compte les plus démunis
-
réduire
le coût et les taxes des denrées de base
-
politique
de l’emploi pour tous
-
mise
à la disposition des populations des caisses de crédit pour favoriser le
financement des projets
-
création
de structures d’accueil comme les « restos du cœur » pour les
mendiants, les handicapés
-
élargir
la protection sociale
-
initier
des programmes d’éducation appropriés (mettre de côté les doubles flux)
-
mise
sur pied d’institutions d’apprentissage de métier en ciblant les métiers
d’avenir
-
favoriser
une politique d’habitat plus conforme à la démographie galopante
-
mettre
les handicapés dans des circuits productifs
-
renforcer
la sécurité des populations
-
promouvoir
le dialogue social
Ces objectifs sont
intimement liés. La création d’emplois et les infrastructures sociaux de base
sont des leviers essentiels d’élévation des niveaux de vie et donc de lutter
efficacement contre la pauvreté.
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Objectifs |
Actions |
Acteurs |
Cible |
Stratégie |
Période |
Indicateurs |
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Créer
activités génératrices de revenus |
Création des mutuelles d’épargne et de crédit Favoriser la création de micro-entreprise organiser et appuyer le secteur informel |
Etat, ONG bailleurs de fonds Idem Idem |
GPF jeunes, handicapés, 3ème âge et GIE Idem Acteurs du secteur informel |
Projets et programmes de mise en œuvre Recherche financement Formation en gestion Idem Information, sensibilisation, formation
professionnelle, alphabétisation |
2002-2003 Idem |
Mise en place système suivi et évaluation Enquête et évaluation |
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Améliorer santé et environnement des populations |
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Prévention -
réduire coût médicaments -
effectivité de la prise en charge des démunis et gratuité des
urgences -
généraliser les branchements sociaux en eau potable et en
assainissement |
Etat, ONG et bailleurs de fonds Etat |
Population locale Idem |
Valoriser la pharmacopée locale, élargir la gamme
des médicaments de l'IB |
2002 |
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objectifs |
actions |
acteurs |
cibles |
strategies |
periode |
indicateurs |
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. promouvoir les activités les activités
génératrices de revenus |
Implantation
de PME/PMI . création d’emploi pour les couches vulnérables |
.Etat, bailleurs, patronat, travailleurs, ONG,
collectivités locales - Etat, ONG, patronat, bailleurs |
déflatés, jeunes chômeurs- couches vulnérables |
. renforcement du tissu économique . mise en place de nouveaux projets . formation professionnelle
spécialisée . financement des projets . mise en application des plans d’action des
couches vulnérables |
2002 -2003 |
. nombre d’emplois crées . nouveaux investissements . nombre de centres de formations spécialisés . nombre d’emploi crées . nombre de jeunes formés |
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. faciliter l’accès aux services sociaux de base |
. réduction des coûts
d’accès aux services sociaux de base |
Etat, bailleurs, ONG, collectivités |
-. élèves du primaire Populations |
-
gratuité des fournitures scolaires -
renforcement des infrastructure sanitaire de base -
réduction coût des médicaments -
accès aux soins d’urgence -
amélioration des infrastructures routières -
renouvellement et renforcement du parc automobile public -
diversification du système de transport |
2002/2003 |
- niveau du tbs primaire |
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. assurer une bonne gestion de l’environnement - gestion efficace des ordures |
assainissement et réhabilitation et extension du
réseau assainissement - |
Etat, Collectivités, Populations, sociétés,
concessionnaires |
- population |
rénovation réseau existant poursuite des travaux d’extension bon cadastre des collectes d’ordure sensibilisation des populations sur la gestion des
ordures et les effets sur la santé |
2002 |
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sécurité |
- assurer la sécurité des populations |
Etats, collectivités |
populations |
Augmenter les structures de police et les doter en
ressources |
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