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Située
entre 14° 30 et 15° de latitude Nord et 15°40 et 16°40 de longitude Ouest, la
région de Diourbel est limitée au Nord par les régions de Thies et de Louga, au Sud par les régions de Thies et de
Fatick, à l’Est par les régions de Fatick et de Louga et à l’Ouest par la région de Thies.
Elle
couvre une superficie de 4.359 km² soit 2,2% de l’ensemble du territoire
national. Sa densité (201 hts/km²) est relativement élevée par rapport aux
autres régions du pays.
Sur le plan
administratif, le région est subdivisée en 3 départements (Diourbel, Mbacké et
Bambey), 3 communes, 7 arrondissements et 32 communautés rurales.
Le
climat est de type soudano-sahélien, chaud et sec, avec une saison des pluies
assez courte de 3 à 4 mois et une longue saison sèche pouvant aller du mois
d’Octobre au moins de Juin.
La région
est comprise entre les isohyètes 400 et 500 mm. Les précipitations sont
irrégulières et mal réparties dans le temps. Les températures minimales de la
région varient entre 20,3 C° pour les minimales et 36,2 C° pour les
températures maximales.
La
région ne disposant pas de frange maritime, ni de littoral et de cours d’eau,
on peut donc considérer qu’elle est sans ressources naturelles véritables.
La typologie
des sols se présente sous trois aspects:
·
des sols ferrugineux tropicaux non ou peu lessivés
communément appelés sols Dior, très
sableux (95 % de sable)[1],
très souvent dégradés et lessivés, avec une capacité de rétention d’eau très
faible;
·
des sols bruns hydromorphes ou sols Deck (environ 15% des
sols de la région) présentent particulièrement dans la zone de Bambey avec la
vallée du Ndiémane (10.000 ha).
·
Des sols ferrugineux tropicaux rouges ou lithosols appelés
« deck-dior), sous forme de poche et représentant seulement 5% des terres.
Il s’agit
pour la plupart de sols très peu fertiles. Le type de végétation qui s’adapte à
cet environnement est formé d’espèces ligneuses dominées par des épineux
« kàdd » (acacia albida/Sénégal) de « sump » (balanit
aegyptica) et le baobab (adansonia digitata).
La
population régionale qui étaient de 619.245 habitants en 1988 est estimée en
2.000 à 902.327 habitants. Cette population est essentiellement rurale, le taux
d’urbanisation n’excédant pas 22%. Il s’agit d’une population extrêmement jeune
(57,2% de moins de 20 ans).
La
population est inégalement répartie dans l’espace régional: Macké (45,76%),
Bambey (28,24) et Diourbel (26%).
La
répartition de cette population par ethnies montre une forte prédominance des
wolofs (66,4%), ensuite les Séréres (24,7%), les Pular (6,9%), ..
L’Islam est
la religion dominante, avec une prédominance de la confrérie Mouride (99%).
C’est une
région où les mouvements migratoires sont considérables, elle constitue une
vaste zone de départ. Ce phénomène qui a longtemps affecté plus les effectifs
masculins jeunes issus des zones rurales concerne de plus en plus les jeunes
filles.
La région de
Diourbel a une vocation essentiellement agricole (plus de 70% de la population
vivent en milieu rural), le système de culture est de type pluvial avec par
ordre d’importance dans l’assolement: l’arachide, le mil, le niébé. Ensuite
pour les autres sous-secteurs d’activité, viennent l’élevage extensif, puis
l’artisanat et ensuite le commerce.
Le potentiel
de terres cultivables est estimé à 350.000 ha environ, soit un ratio de 0,92
ha/actif. Les superficies emblavées se situent autour de 200.000 ha par an. Le
bilan vivrier est déficitaire avec un taux de couverture de 33,64%. Dans
certaines localités comme Kaël et Ndame, les populations n’arrivent pas à
satisfaire leurs besoins alimentaires à plus de 20%.
L’élevage
est un sous-secteur assez dynamique dans l’économie régionale, les effectifs du
cheptel sont estimés à 563.417 têtes.
Les eaux
souterraines constituent la seule source d’approvisionnement des populations et
du cheptel. La région compte 73 forages dont 14 dans le département de
Diourbel, 39 à Mbacké et 20 à Bambey. La qualité de l’eau est assez médiocre,
avec des teneur en sel dépassant
parfois 1,5 g/l et plus de 1 mg/l de fluor, particulièrement dans certaines
localités du département de Bambey.
Malgré la
présence de la SONACOS-SEIB, le tissu industriel demeure assez faible: on
dénombre aussi quelques PMI dont deux unités de fabrique de glace
alimentaire à Bambey et à Touba et une Unité de décorticage d’arachide.
La région
connaît une longue tradition artisanale: 1.571 entreprises d’artisanat pour
2.045 artisans inscrits figurent dans le répertoires de la Chambre de métiers.
Le secteur
informel ou économie populaire reste caractérisé par son dynamisme: plus de
32.000 personnes évoluent dans ce cadre.
La région
abrite 37 marchés dont 28 « Louma ». La ville de Touba constitue un
important centre d’échange et un nouveau pôle en émergence.
Le réseau
postal est constitué de cinq (05) bureaux de poste et la densité téléphonique
est de 0,26%. On dénombre la présence de 3 Stations radio (Diourbel-FM, Sud-FM
et Dunya FM).
II. ANALYSE DU CONTEXTE REGIONAL DE LA
PAUVRETE
II.1.1. Facteurs , événements
ou politiques ayant contribué à renforcer la pauvreté et la vulnérabilité.
-
Année 70-80 :
- cycles de sécheresses et destruction des écosystèmes
La
crise qui en a résulté a complètement perturbé l’économie régionale et il s’en
est suivi un départ massif de populations. C’est le début d’un vaste mouvement
d’émigration.
-
déclin
de l’économie de traite dans le « vieux bassin arachidier »,
baisse des productions, surexploitation des terres et destruction des
écosystèmes
-
redécoupage administratif de la région de
Diourbel en 1976 (loi 76-21 du 21 juin 1976): de
six (6) départements avec une superficie de 33.547 km², la région est passée à
sa superficie actuelle de 4.357 km² (la plus petite région du pays après Dakar)
et à trois (3) départements.
-
Année
80-90 : mise en place des politiques d’ajustements structurels et de la
Nouvelle Politique Agricole.
Ces
politiques ont conduit à un désengagement de l’Etat de la plupart des secteurs
sociaux et économiques et à la
suspension du Programme Agricole: un impact significatif sur le
renouvellement des outils de production et sur le processus d’amélioration des
systèmes de production agricole.
-
la
suppression des structures d’encadrement telles que l’ONCAD, : désorganisation
des circuits de production et de distribution et chômage des agents ;
- les
événements sénégalo-mauritaniens en 1989, ont également
déstabilisé en quelque sorte les échanges commerciales entre les deux pays. A
noter que beaucoup de mauritaniens (maures) étaient très présents dans la
région de Diourbel.
. Les années 90
-
dégraissage du personnel de la SEIB : beaucoup
de chômage et baisse d’activités annexes
-
La suppression du trafic de la Société
Nationale du Chemin de Fer du Sénégal, créant le chômage des agents et
la disparition de beaucoup d’activités autour des gares .
-
la dévaluation intervenue en janvier 1994 entraînant
une forte baisse du pouvoir d‘achat des populations
II.1.2 événements ou
politiques ayant contribué à réduire la pauvreté et la vulnérabilité.
-
le phosphatage des fonds intervenu
en 1976, a permis de revaloriser les terres et relancer les productions
agricoles qui avaient connu une importante baisse;
-
à partir des années 80 : important
programme hydraulique dans la région surtout dans la zone de Touba :
émergence d’un pôle de développement.
. Les nouvelles lois de la décentralisation
notamment celle de 1996 portant sur la régionalisation, donnant une plus grande
autonomie aux collectivités locales.
. Autres événements
-
installation des mutuelles de crédits (1995)
-
Avènement de l’alternance au Sénégal (2.000).
Dioubel est la troisième
région la moins pauvre du Sénégal. La région compte 13.732 familles pauvres sur
un total de 71.743, soit un taux de prévalence de la pauvreté de 19%.
A
l'instar de l’ensemble du pays, la pauvreté y est un phénomène essentiellement
rural: 93% des ménages pauvres vivent en milieu rural, donc ne disposant pas
d'un revenu de 4.569 francs CFA par habitant et par mois.
·
L’accès
à l’éducation
L’éducation
reste un domaine prioritaire dans la région, le taux brut de scolarisation est
passé de 34,6 % en 1997-1998 contre 30,9 % en 1988 et reste le taux le plus bas
au niveau national. Cependant, il est passé à 42,31% en 1999 soit un gain de
plus de 8%.
Dans
le domaine de l'éducation, la région occupe donc le bas du tableau: 39%
seulement des ménages urbains envoient leurs enfants à l'école élémentaire
contre 13% des ménages ruraux.
·
L’accès
à la santé
La région reste encore
sous-équipée en infrastructures et équipements: un (1) poste de santé pour
13.890 habitants, un (1) centre de santé pour 170.153 habitants, une (1) case
de santé pour 10.342 habitants. La région ne dispose que d'un (1) hôpital.
Dans le domaine de la santé,
au niveau régional, l'Etat ne dépense que 714 FF CFA par personne et par an.
L’accès à la santé, reste encore
difficile surtout pour les communautés rurales, en 1997 le ratio de poste de
santé se situait en dessous de la norme recommandée par l’O.M.S. (1 poste de
santé/10.000hts).
Le
taux de mortalité infantile est de 61 pour 1.000 malgré le fait que 43% des
enfants de moins de 5 ans soient complètement vaccinés (BCG, VPO, DTC et
rougeole). Le taux de mortalité infento-juvénile est aussi assez élevé (168
pour 1.000). La malnutrition chronique touche 27% des enfants âgés entre 0 et
59 mois et prés de 26% des enfants souffrent d'insuffisance pondérale.
·
L’accès
à l’eau potable
Dans
le domaine de l’hydraulique, les puits constituent les principales sources
d'approvisionnement en eau: seuls 30% des ménages s'approvisionnent sur le
réseau de la SDE, 39% le font à partir de puits protégés ou forage et 31% à
partir de puits non protégés.
Dans
le domaine de l'assainissement, seuls 30% des ménages ont accès à un système
adéquat d'évacuation des eaux vannes, à l'inverse 48% évacuent dans la nature.
Ne disposant de réseaux d'égout, plus de 90% des ménages évacuent les eaux
usées dans la nature.
·
L’accès
aux voix de communication
Le
réseau routier régional développe un linéaire de 569,08 km, réparti en 220 km
de routes revêtues, 195 km de routes non revêtues et 153 km de pistes en terre.
L'électrification
rurale ne représente que 8% et seuls 38,2% des ménages urbains s'éclairent à
l'électricité.
·
Genre
et développement
La
frange féminine représente 52% de la population régionale. On dénombre 558
groupement de promotions féminins dans la région regroupant plus de 30.000
membres.
III- Les Problèmes à résoudre : les causes
et Manifestations
Beaucoup de facteurs ont
contribué au processus de paupérisation de la région.
. Les
facteurs naturels
Des
aléas climatiques marqués notamment par la sécheresse des années 1970
avaient touché tout le pays. Cette
péjoration climatique accompagnée de cycles de sécheresse et
d’une forte pression sur les ressources ont eu des impacts négatifs sur les
milieux naturels. Ces pressions ont entraîné un profond déséquilibre des
écosystèmes naturels de la région. La conséquences qui en a résulté fut la
baisse des productions agricoles et la forte mortalité du bétail, à cause de
réduction des pâturages.
. Les facteurs socioculturels
Comme pour les facteurs
naturels, un certain nombre de paramètres socioculturels ont contribué à
renforcer la vulnérabilité:
o
Le déplacement massif de populations vers
l’agglomération de Touba qui a entraîné une forte pression sur les
infrastructures sociales et des
problèmes d’assainissement et d’occupation d’espace.
o
la forte croissance démographique régionale par rapport
aux ressources disponibles.
o
L’insuffisance des infrastructures sanitaires,
hydrauliques, éducatives en milieu rural.
o
Le partage inégal des terres, notamment en défaveur des
femmes qui vivent une exclusion dans les sphères de décision et d’exclusion
liée à leur statut social.
o
Une dislocation sociale de plus en plus importante qui
a comme corollaire l’amenuisement de l’autorité parentale (éclatement des
ménages et désagrégation du tissu social) .
. Les facteurs sociaux
Au
plan sanitaire, il s’agit de :
· l’insuffisance
des structures sanitaires (hôpitaux, dispensaires, centres de santé, poste de
santé, case de santé, maternité rurale) et du personnel médical dans
pratiquement toutes les localités de la région, surtout en zone rurale.;
Au
plan de l’éducation :
· Le
très faible taux de scolarisation surtout des filles
· Du
fort taux d’analphabétisme surtout chez les femmes;
· Des
déperditions scolaires;
· De
l’inexistence de centres de formation professionnelle.
· Le
chômage
En
milieu rural, le sous-emploi est devenu un phénomène structurel du fait du
caractère saisonnier de la production agricole et en milieu urbain du fait de
la crise économique qui ne cesse de perdurer. Le développement du secteur
informel en jouant un rôle régulateur des tensions sociales vient atténuer
l’impact social de ce phénomène.
La
répartition de la population active en 1988 était comme suit:
Milieu rural Milieu urbain
Femmes
occupées : 32 311 Femmes occupées : 5 489
Femmes
chômeuses : 3 846 Femmes chômeuses : 1 834
Total actives : 36 157 Total actives : 7 323
Hommes
occupés : 130 508 Hommes occupés : 21 523
Hommes chômeurs :
6 660 Femmes chômeurs : 4 365
Total
actifs :137 168 Total actifs : 25 888
. Les facteurs économiques
Certains facteurs économiques
ont été décisifs dans le processus d’appauvrissement de la région et plus
précisément dans certaines localités.
On peut retenir
principalement:
-
La forte présence de la monoculture de l’arachide,
réduisant ainsi le développement des autres cultures vivrières.
-
l’introduction de la consommation du riz et du pain.
-
Insuffisances voir une quasi-absence d’unités industrielles,
notamment dans le département de Bambey, ce qui entraîne l’exode des
populations en particuliers les jeunes à la recherche de travail.
-
Très peu de possibilités de diversification des
activités économiques
-
La mauvaise qualité et l’insuffisance des semences qui
ne permettent pas une bonne production, d’où des activités tournées de plus en
plus vers la subsistance.
-
La faiblesse de la mobilisation de l’épargne;
-
Le manque de ressources financières et les difficultés
d’accès aux crédits;
-
La faiblesse, voire le manque d’infrastructures économiques;
-
La vétusté des outils de production dans le domaine de
l’agriculture et de l’élevage;
-
L’émigration et l’exode rural qui privent la région
d’un capital humain important;
Les revenus des producteurs
ont fortement baissé à cause surtout de la dégradation des écosystèmes, de
l’appauvrissement constants des terres et du couvert végétal, consécutifs
aux fortes pressions sur les
ressources, à la non utilisation d’intrants agricoles performants, mais aussi
aux phénomènes d’érosion hydrique et fluviale qui sévissent dans la région.
. Facteurs d’atténuation de
la pauvreté
Il existe néanmoins des
facteurs qui ont contribué à atténuer les impacts de la pauvreté dans la
régions.
. Les facteurs naturels
A ce niveau il faut dire que ces dernières années,
particulièrement 1999 et 2000, ont été marquées par le retour d’une bonne pluviométrie dans la zone, ce qui a favorisé
des actions de reboisement, de reforestation, de régénération des sols, le
remplissage de bassins de rétention..
. Les facteurs socioculturels
A signaler d’abord que la
région de Diourbel connaît une forte influence religieuse et particulièrement
mouride avec la présence de la ville sainte de Touba
La combinaison de différents
facteurs sociaux a favorablement contribué à diminuer la vulnérabilité de la
communauté, on peut retenir à cet effet ceux-ci :
¨ La
philosophie mouride basée sur le culte du travail et le Ndigël constitue le
socle socio- culturel de la région, particulièrement dans les départements de Mbacké et de Diourbel.
¨ L’émergence
et le développement des organisations communautaires de base (OCB), des
groupements organisés en l’occurrence les GPF , les GIE.
¨ L’autonomie
des femmes et la meilleure prise en compte de l’approche genre dans les différents
domaines de la vie socio-économiques.
¨ Les
programmes d’alphabétisation
fonctionnelle qui ont fait reculé l’illettrisme surtout chez les femmes.
¨ L’introduction
de la téléphonie et l’électrification rurale, des nouvelles technologies de
l’information et de la communication ( NTIC).
¨ La
facilitation de l’accès aux soins sanitaires notamment avec l’Initiative de
Bamako, et l’accès à l’eau (projets sectoriels).
. Les facteurs économiques
Les facteurs suivants sont
considérés comme étant d’une importance capitale dans la réduction de la
pauvreté.
-
Le développement des systèmes financiers décentralisés
(micro finance), qui ont facilité l’accès au crédit (réduction des taux
d’intérêt, allégement des procédures) ;
-
Le dynamisme du secteur artisanat et du commerce
(informel), qui sont en fait les principales activités génératrices de revenus
en dehors de l’agriculture.
-
La suppression de la dette paysanne.
-
La prophylaxie et l’insémination artificielle du
bétail.
-
Le fonctionnement continu de certaines unités industrielles
telles que la SEIB.
-
Le transfert de revenus par les émigrés.
. Les politiques et programmes
Des actions ont été élaborées
dans le cadre de politiques, de programmes et de projet, ceux-ci ont largement
contribué à faire reculer la vulnérabilité des populations. C’est le cas :
1. Du sous-programme SP3 du PNUD depuis 1997
2. Le
Projet agro-forestier
3. Le
Programme Elargi de Lutte contre la Pauvreté et le dernier projet de lutte
contre la pauvreté cofinancé par le Fonds Africain de Développement et le Fonds
Nordique de Développement.
4. Le
Projet d’appui aux groupements de promotion féminine PAGPF
5. le
Projet d’alphabétisation Priorité Femmes (PAGPF) et dans un cadre plus
général le Projet d’alphabétisation
intensive du Sénégal.
6. les
ASC/Emploi, le fonds national pour la jeunesse, le programme PAM/AGETIP.
7. Le
développement des télécentres ont contribué à créer des emplois.
8. La
capacitation des Elus locaux.
9. Le
retour des coopérations belge et allemande (réhabilitation hôpital de
Diourbel).
10. L’élaboration
du plan régional de développement intégré (PRDI) et les plans locaux de
développement, pour une meilleure application des actions.
III- LES CONTRAINTES ET MANIFESTATIONS DE LA PAUVRETE
L‘accroissement et la
généralisation de la précarité dans la région restent sans doute liés à un
certain nombre de facteurs qui maintiennent les pauvres dans une situation de
précarité.
III-1 Les facteurs de vulnérabilité
. Les
facteurs naturels
-
La dégradation de l’environnement ;
-
L’absence de jachères ;
-
La non maîtrise de l’eau ;
-
Les dures conditions climatiques
Les
facteurs socioculturels
-
La mentalité et les comportements des populations,
l’exemple des gaspillages notés lors des cérémonies familiales
-
La perception fataliste (acceptation) de l’état de
pauvreté
-
L’analphabétisme et le faible taux de scolarisation
-
La faiblesse du taux de couverture sanitaire
-
Le déficit des moyens de communication
-
L’insuffisance de l’appui institutionnel
-
La croissance démographique, le taux de natalité élevé
-
L’exclusion qui pèse toujours sur les femmes et les
jeunes
Les facteurs économiques
1. Le
faible taux des crédits alloués
2. L’insuffisance
d’activités génératrices de revenus en milieu rural durant la période de
soudure
3. Le
chômage endémique lié à l’absence/ou à l’insuffisance des unités de production
et de transformation.
4. Les
déflations au niveau de certaines institutions comme la SEIB et le CNRA de Bambey
5. Les
spéculations sur les prêts semences.
III-2. Les leçons des expériences de lutte contre la pauvreté
A ce
niveau, une différenciation a été menée entre les projets et programmes initiés
et conduits par l’Etat d’une part, et d’autre part, ceux exécutés par les
organisations non gouvernementales et les initiatives locales.
. ETAT
S’agissant des initiatives de l’Etat, elles
sont peu nombreuses et sont pour l’essentiel exécutées par le Service de
l’Action Sociale. Les principales réussites à retenir sont: la création de
micro-projets (embouche), l’organisation des handicapés en groupements.
Les
limites de cette action demeurent dans l’insuffisance des ressources humaines
et l’occupation de locaux non fonctionnels et l’absence de moyens logistiques.
Initiatives locales
Quant
aux initiatives locales elles sont pour la plus part le fait d’organisations de
femmes, de jeunes, de producteurs.
A
Ndame, par exemple dans le département
de Mbacké, 70 GPF se partagent une caisse d’un montant estimé entre 11 et 12
millions de francs CFA. Cela résulte d’un dynamisme organisationnel qui a
entraîné des réussites manifestes, notamment en ce qui concerne l’autonomie
financière des membres, grâce aux revenus générés par les activités et
l’amélioration des conditions de vie des femmes.
Ces
impacts positifs sont valables en général pour les femmes membres des GPF,
toutefois, les limites majeures que rencontrent ces initiatives
sont surtout liées à la faiblesse des crédits, les difficultés de
remboursement et l’accès à la terre.
. Programmes et projets
Pour
ce qui est des programmes et projets, ils sont
en majorité mis sur pied par les ONG et les autres partenaires au
développement tels que le Programme des Nations Unies pour le
Développement(PNUD).
Malgré
cette volonté de réduire la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie des
groupes vulnérables qui se manifeste par l’intervention de différents acteurs,
il n’en demeure pas moins, selon les populations, qu’il existe beaucoup de
limites et il convient d’apporter des améliorations dans la mise en place des
projets à venir :
1. Les
projets sont dirigés et très souvent programmés à partir de Dakar.
2. Insuffisance
de coordination entre les différents acteurs
3. La
surpriorisation du département de Bambey
4. L’approche
genre n’est pas systématiquement intégrée dans la démarche, même si elle est
annoncée dans les intentions
5. La
lourdeur des procédures de financement, délais de remboursement court et taux
d’intérêt élevé
6. l’enveloppe
financière destinée aux populations insuffisante par rapport au budget de
fonctionnement des structures d’appui
7. Insuffisance
de coordination ou de concertation entre les acteurs (collectivités locales, ONG,
OCB…), insuffisance de l’approche participative
8. Déficit
de communication
9. Insuffisance
des stratégies de pérennisation durable et retard dans les évaluations
On
peut retenir ici quelques uns, en présentant leurs réussite et limites.
|
Projet/programmes |
Réussites |
Limites |
|
SP4/Pnud |
-
alphabétisation fonctionnelle -
formation des femmes |
- écoulement des produits
et coût élevé de la transformation - non compétitivité |
|
SP2/PNUD |
- mise en place d’outils de
développement avec les PLD, PRDI , PUR |
-
le suivi et l’exécution |
|
PELCP/PNUD WORLD VISION |
- Renforcement des
capacités - Réorganisation des
terroirs villageois et gestion des ressources naturelles - appui aux activités
génératrice de revenus (AGR) - accès à l’éducation,
santé, hydraulique |
- zones couverte limitées, - priorité donnée à Bambey - lourdeurs administratives |
|
PAGPF |
-
renforcement de capacité des femmes -
génération de revenus -
construction de locaux fonctionnels |
-
capacitation insuffisante des membres |
|
PAGF |
-
lutte contre la désertification -
Gestion de l’environnement -
Financement de micro-projets -
Forage de puits - Développement de cultures
maraîchères -
création d’emplois |
-
absence de mécanismes de pérennisation -
lenteur des procédures et des réalisations |
|
SOS SAHEL(Mbacké) |
-
crédit revolving -
allégement des travaux des femmes (achat de
moulins de mil) -
parcelles de maraîchage |
-
faiblesse des réalisations |
|
PROJET AGETIP/ASC-EMPLOI |
-
réduction sensible du chômage |
-
modicité des pécules(10000) -
abandon de la dotation en denrées alimentaires |
V – ORIENTATIONS STRATEGIQUES
V-1 Les tendances favorables à renforcer
a) Au
niveau des services sociaux de base :
Sur
le plan sanitaire, il faut rendre plus accessible les soins de santé primaires
en:
-
renforçant le personnel médical
-
accentuant la formation et le recyclage des agents
surtout en zone rurale
-
réduction des coûts de santé
-
création de mutuelles de santé
Sur
le plan de l’éducation, il s’agit de promouvoir ce secteur en:
-
multipliant les salles de classes
-
restauration des écoles
-
en créant un cadre pour la récupération et l’insertion
des «déchets scolaires»
-
appuyant l’éducation non formelle
-
motivant les élèves notamment les filles
-
créant des cantines scolaires
-
promouvant les nouvelles technologies de l’information
et des communications
Sur
le plan hydraulique, il faut améliorer et/ou renforcer:
-
les ouvrages hydrauliques
-
les systèmes d’exhaure
-
renforçant les capacités de gestion
-
dynamisation des comités de gestion
-
maîtrise de l’eau pour la diversification des activités
de production (cultures hors saison)
b) La
sécurité alimentaire et la création des richesses
Pour
ce qui est de la sécurité alimentaire,
la stratégie serait de mettre sur pied un dispositif de sécurité alimentaire et un plan d’urgence pour les zones à
risque (Kaël et Ndame). En améliorant la production agricole et en
développement les cultures hors saison et la mise en place de banques
céréalières, capables de couvrir les besoin à long terme.
Concernant
la création des richesses, les voies
et moyens pour arriver à ce but passent par:
-
La réalisation de micro-projets, de petites et moyennes
entreprises
-
L’incitation et la sécurisation les investissements
-
Le soutien du
secteur informel
-
Le développement des activités génératrices de revenus
(AGR)
c) Le
cadre de vie
En
milieu rural, il faudra améliorer les lotissements et le cadre de vie,
conserver les écosystèmes et le couvert végétal et augmenter les pistes
de production.
Dans
les villes, par contre, il reste à aménager davantage les lieux d’habitation
particulièrement les quartiers périphériques ou les conditions d’habitat sont
précaires. Il faut également assainir régulièrement l’environnement immédiat,
créer des espaces verts et des systèmes d’évacuation des eaux usées.
d) La
promotion économique des femmes
Par
l’allégement des travaux domestiques (le cas des femmes rurales) en leurs
facilitant l’équipement en moulins. Mais aussi et surtout l’accès à la santé, à
la formation, à l’emploi et aux crédits.
e) Les
activités agro-sylvo-pastorales.
Par
l’intégration à travers:
-
L’intensification les cultures
-
L’insémination de races bovines
-
la prophylaxie collective du bétail.
V-2 Risques et obstacles potentiels
Dans
tout processus d’élaboration d’objectifs, il y a une marge à observer face aux
effets pervers qui peuvent bloquer leurs applications.
Tout
d’abord, il importe d’arrêter certaines tendances négatives, afin de faciliter
les actions, dans cet ordre il convient de stopper :
-
L’exode rural
-
L’analphabétisme
-
La dégradation des ressources naturelles
-
Le chômage
-
La marginalisation des jeunes et l’exclusion des femmes
Quant
aux éventuels risques et/ou obstacles, on peut retenir :
-
Les aléas climatiques et le péril acridien
-
La difficulté d’accès aux ressources (terres, crédits…)
pour les femmes et les jeunes
-
Les difficultés d’écoulement des produits agricoles
-
La non implication des populations
-
La non prise en compte de la dimension religieuse (qui
est très importante dans la région)
III-3 Le ciblage des groupes vulnérables
. Les éléments de ciblage
Ont
été retenus comme groupes vulnérables:
1. les
enfants en situation difficile;
2. les
femmes (rurales surtout)
3. les
jeunes
4. les
handicapés
5. les
personnes du troisième âge
6. les marginaux et les exclus
7. les
familles démunies
Les
éléments qui permettent de mieux cibler ces groupes sont:
-
le lieu de résidence
-
le niveau de revenus
-
le niveau d’instruction et de formation
-
le degré du handicap
-
la qualité et la quantité des repas
-
le niveau d’accès aux services sociaux de base
VI - OBJECTIFS PRIORITAIRES ET RESULTATS A ATTEINDRE
. Les points forts de
l'économie régionale
-
position géographique privilégiée en matière de
communication routière
-
ressources en eau souterraines importantes avec
l'existence de plusieurs nappes
-
important développement de l'activité artisanale
-
secteur informel en pleine expansion
-
présence de la Métropole religieuse de Touba comme zone
de polarisation
-
dynamisme et esprit d'entrepreneuriat des "Baol
Baol"
. Les points faibles
-
déficit pluviométrique important entraînant une baisse
des production agricoles
-
surexploitation des terres agricoles, entraînant une
dégradation des sols et du couvert végétal
-
taux d’analphabétisme très élevé particulièrement chez
les femmes
-
Taux de scolarisation faible surtout chez les filles
-
Taux de fécondité élevé, (ISF de 6 enfants)
-
Faible couverture en équipement sociaux de base
-
Faiblesse du tissu industriel régional
-
Faiblesse de l'intervention des ONG dans la région
-
Insuffisance des ressources financières des
collectivités locales
|
Objectifs stratégiques |
RESULTATS A ATTEINDRE |
||
|
Améliorer
l’accès aux services sociaux de base (Santé, Education, Eau) |
-
Déficit en salle de classe résorbé -
Enseignants au complet -
Qualité enseignement améliorée -
Bonne couverture en matière d’alphabétisation -
Infrastructures sanitaires réhabilités -
Construction Centre santé à Ndindy -
Coût médicaments réduit -
Programmes IEC adaptés -
Taux de prévalence et de mortalité rabaissés -
Capacités des femmes renforcées -
Travaux domestiques allégés -
Prise en charge enfants en situation difficile -
Insertion handicapés |
||
|
Renforcement
des capacités |
-
Renfoncement des moyens d’intervention -
Meilleure gestion des outils et instruments -
Meilleure amélioration des connaissances et
technique et des capacité de gestion -
Assimilation et appropriation -
Accès au crédit facilité -
Dissémination des connaissances -
Femmes bien représentées dans les instances de
décision |
|
|
|
Améliorer
de la productivité agricole |
-
Sols restaurés -
Amélioration conditions accès au crédits -
Intensification systèmes de production -
Gestion durable des ressources naturelles -
Diversification des activités de production -
Augmentation des rendements |
|
|
|
Création
de richesses au niveau local |
-
Environnement économique attractif -
Producteurs mieux organisés -
Développement initiative privée -
Système financier adapté et performant -
Activités génératrices et emplois augmentés -
Recouvrement créances assurés -
Mise en place d’un fonds local de
développement |
|
|
V- PLAN D’ACTIONS
A l’issue des travaux un plan
d’action a été élaboré . Celui-ci servira de cadre de référence aux décideurs
dans le cadre de l’élaboration des stratégies de réduction de la pauvreté au
niveau régional.
|
Objectifs stratégique |
Actions |
|
Améliorer
la productivité agricole |
-
Renforcement
programme phosphatage de fond -
Encourager
rotation cultures -
Intensification
systèmes de production -
Diversifier les
cultures -
Faciliter
l'octroi de crédits -
Créer des points
d'eau -
Développer
l'insémination artificielle |
|
Promotion
de l'artisanat et des PME |
-
susciter l'adhésion à
la Chambre des métiers -
organisation en groupes
socioprofessionnels -
mise en place Fonds de
garantie et de lignes de crédit -
sessions de formation -
développement de
filières de transformation |
|
Améliorer
le taux de couverture des services sociaux de base |
-
Equipement et
réfections écoles -
Construction de
classe -
Octroi
fournitures scolaires -
Construction de
Colléges dans les villages-Centre -
Construction
centre de santé à Ndindy -
Renforcement
personnels enseignants et soignants -
Construction
garderies d'enfants -
Construction
Centre SOS Enfants (Touba et Diourbel) -
Création
Mutuelle de santé pour personnes 3éme âge -
Construction et
réhabilitation de CDESP dans les communes -
Construction
foyers jeunes dans les communautés rurales |
|
Objectif stratégique 1 |
|||||||
|
Améliorer
l’accès aux services sociaux de base (Santé, Education, Eau) |
|||||||
|
Actions |
Acteurs |
Cibles |
Contributions locales |
Mécanismes de mise en œuvre |
Période |
Résultats attendus |
Indicateurs |
|
- création et équipement postes
et cases de santé |
Etat, collectivités locales (CL), ONG, Privés,
bailleurs |
Populations Villages quartier |
C.L OCB |
Comité local de gestion |
1èreannée Action permanente
|
Amélioration Santé populations |
Taux de couverture sanitaire |
|
Création et réhabilitation des infrastructures
scolaires |
IDEM |
Eléves |
CL OCB |
I.A IDEN Privés APE |
Année scolaire 2002 |
Lutter contre l’illettrisme |
Taux de scolarisation |
|
- création et réhabilitation des forages et puits,
renforcement de la politique des branchements sociaux |
IDEM Etat, CL/ONG,
privés |
Populations Urbaines et rurales |
CL OCB Chefs religieux CL OCB |
Comité de gestion Société d ‘exploitation des eaux |
1ére année 2002 |
Accès facile à l’eau Satisfaction des besoins en eau |
Nombre de branchements Action permanente jusqu’à la satisfaction du taux de
couverture |
|
Objectif stratégique 2 |
|||||||
|
Renforcement
des capacités |
|||||||
|
Actions |
Acteurs |
Cibles |
Contributions locales |
Mécanismes de mise en œuvre |
Période |
Résultats attendus |
Indicateurs |
|
Renforcer les organisations |
CERP ONG CL Bailleurs |
OCB Elus Locaux |
-
en
nature -
investissement
humain |
- Définir la structure maître d’œuvre Identification des structures d’appui des OCB |
_ |
Des OCB dynamiques et opérationnelles |
Fonctionnalité des groupements |
|
Faciliter l’accès aux crédits |
Bailleurs Mutuelles Banques ONG CL |
OCB Individus Autres |
Apport social des bénéficiaires |
Mise en place d’un fonds local d’appui |
_ |
Autonomie financière |
Nombre de financement |
|
Mise en place de programmes de formations |
CL Bailleurs et ONG |
Membres des OCB Populations |
Mobilisation des population |
Former en fonction des besoins |
_ |
Maîtrise des rôles et responsabilités dans le
développement communautaire |
Nombre E d’acteurs formés Engouement des participant |
|
Objectif stratégique 3 |
|||||||
|
Améliorer
la productivité |
|||||||
|
Actions |
Acteurs |
Cibles |
Contributions locales |
Mécanismes de mise en œuvre |
Période |
Résultats attendus |
Indicateurs |
|
Sensibiliser les sur :le phosphatage de fonds et
le compostage pour une bonnes gestion des sols |
CL Populations ONG Bailleurs |
Exploitants agricoles |
CL populations |
- Installation de fosses
compostées - Application dans les parcelles de terre - Nouvelles semences et engrais - Observation des résultats par des visites
organisées |
Avant les pluies |
Amélioration de la production |
Nombre de de cultivateurs touchés |
|
Faciliter les crédits pour renouveler les moyens de
production |
Etat ONG Privés Bailleurs |
Agriculteurs organisés |
Bénéficiaires |
- Recensement des besoins - Constitution de demande de crédits - Appui aux actions de production - Tracer des pistes de production - Organiser l’écoulement des produits |
Période de mise en place du programme |
Accroissement de la production |
Résultats Sondage des rendementss Nombre de superficies intensifiées |
|
Appui institutionnel des services techniques |
IDEM |
-Structures d’encadrement, ONG Organisations paysannes |
CL ONG locales |
-Elaboration de projets de
recrutement -Expression des besoins -Concertation permanente entre les acteurs |
En permanence |
Amélioration du niveau d’encadrement Opérationalité des services Retour à la terre , de la main d’œuvre agricole |
Nombre de bénéficiaires par rapport au nombre de
paysans |
|
Objectif stratégique 4 |
|||||||
|
Création
de richesses au niveau local |
|||||||
|
Actions |
Acteurs |
Cibles |
Contributions locales |
Mécanismes de mise en œuvre |
Période |
Résultats attendus |
Indicateurs |
|
Création de fonds d’appui aux initiatives locales |
Etat ONG Bailleurs |
Populations porteuses d’initiatives |
CL Emigrés OCB ONG |
Comités local de gestion |
Année 2002 |
Création d’emplois Niveau de vie plus élevé |
Diminution du taux de chômage Amélioration des conditions de vie |
|
Objectif
stratégique 5 |
|||||||
|
Assurer la sécurité alimentaire |
|||||||
|
Actions |
Acteurs |
Cibles |
Contributions
locales |
Mécanismes de
mise en œuvre |
Période |
Résultats
attendus |
Indicateurs |
|
Développement des cultures vivrières et maraîchères |
Etat ONG Bailleurs |
Populations cultivatrices |
OCB, ONG Chefs religieux |
Appui des structures telles que CNCR- ANCAR |
Année 2002 |
Couverture des besoins alimentaires |
Accroissement des rendements |
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