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NOUVEAU CODE DES INVESTISSEMENTS
I -
Justification et objectifs :
-
Amélioration des
incitations à l’investissement, grâce à une meilleure prise en compte des
pratiques dans la sous région et dans les pays émergents ;
-
Mise en cohérence
avec la reforme fiscale ;
-
Adaptation du code
des investissements au contexte actuel (champ d’application, uniformisation du
dispositif, conditions d’éligibilité, phase d’investissement, phase
d’exploitation, obligations des entreprises agréées, garanties accordées aux
investisseurs…) ;
-
La création
d’entreprise nouvelles ;
-
La création
d’emploi ;
-
L’implantation
d’entreprises dans les régions ;
-
Le développement
des entreprises existantes.
II - Champ d’application du
code des investissements
-
Agriculture, pêche,
élevage,
-
Activités
manufacturières de production ou de transformation,
-
Tourisme,
aménagements et industries touristiques et autres activités hôtelières,
-
Industries
culturelles (livre, disque, cinéma, centre de documentation, centre de
production audio-visuelle…)
-
Santé,
-
Education et
formation,
-
Montage et
maintenance d’équipements industriels,
-
Télé-services,
-
Transports aérien
et maritime,
-
Infrastructures
portuaires, aéroportuaires et ferroviaires,
-
Réalisation de
complexes commerciaux, parcs industriels, zones touristiques et centres
artisanaux.
Le montant de l’investissement projeté doit être égal ou supérieur à
cent millions (100.000.000) F CFA pour les activités de production de biens ou
de services éligibles à l’exception des secteurs ci-après pour lesquels un
montant plancher de quinze millions (15.000.000) F CFA est fixé :
-
secteur primaire
et activités connexes : agriculture, pêche, élevage et activités de
stockage, de conditionnement et de transformation des produits locaux d’origine
végétale, animale ou halieutique ; industrie agroalimentaire ;
secteurs
sociaux : santé, éducation-formation ;
services :
montage, maintenance d’équipements
industriels et télé-services.
III -
Garanties, Droits, Libertés et Obligations de l’entreprise
-
protection contre
la nationalisation, l’expropriation ou la réquisition ;
-
disponibilité en
devises ;
-
garantie de
transfert de capitaux ;
-
transfert des
rémunérations ;
-
accès aux matières
premières ;
-
égalité de
traitement ;
-
droits et libertés
de l’entreprise (liberté économique et concurrentielle) ;
-
obligations de
l’entreprise (ordre public, protection de l’environnement et des consommateurs,
règles et normes sur les produits,
fourniture d’informations pour un contrôle de ses obligations…).
IV - Avantages douaniers et fiscaux (Régimes privilégiés)
|
Régime |
Avantages |
|
-
Entreprises
nouvelles |
-
Exonérations
douanières (3 ans) -
Suspension
TVA (3 ans) -
Crédit
d’impôts : §
40%investissement
éligible §
5 ans §
50% du
bénéfice imposable -
Exonération
CFCE = cinq (05) ans et huit (08) ans si création d’au moins 200 emplois ou
si 90% des emplois créés sont hors de la région de Dakar |
|
- Projets
d’extension |
-
Exonérations
douanières (3ans) -
Suspension
TVA (3 ans) -
Crédit
d’impôts : §
40%
investissement éligible §
cinq (05)
ans §
25% du
bénéfice imposable -
Exonération
CFCE =cinq (05) ans et huit (08) ans si création d’au moins 100 emplois ou si
90% des emplois créés sont hors de la région de Dakar -
Conditions
(alternatives) §
Accroissement
de 25 % de la valeur d’acquisition des actifs immobilisés ou de la capacité
de production §
Investissements
en matériels de production d’au moins 100 millions FCFA |
V -
Procédures d’agrément
-
dépôt du dossier
et délivrance d’un récépissé ;
-
instruction et
délivrance de l’agrément (10 jours ouvrables) en deux phases (réalisation et
exploitation) ;
-
obligations de
l’investisseur bénéficiaire d’un agrément.
VI -
Innovations apportées par le code des investissements
Les innovations
apportées par le nouveau Code des Investissements se situent au niveau de :
v l’institution d’un système de crédit d’impôt qui
prévoit une réduction d’impôt jusqu’à hauteur
de 40 % des investissements en immobilisations, sur une
période de cinq (05) ans et plafonné pour chaque exercice à 50 % du bénéfice
imposable pour les entreprises nouvelles et 25
% pour les extensions ;
v la suspension de la TVA au moment où la suppression
de son exonération était perçue comme une solution unique ;
v l’élargissement du champ d’application du code à
des secteurs stratégiques (télé services, parcs industriels, cyber-villages,
complexes commerciaux…).
v Déplafonnement du montant des investissements
projetés dans les services ;
v L’obligation pour l’investisseur de fournir des
informations sur le niveau de réalisation du projet et le démarrage des
activités ;
v La délimitation entre la phase d’investissement et
celle d’exploitation, ce qui permet à l’investisseur de jouir entièrement des
avantages d’exploitation pendant la durée prévue de (05) ans et à
l’administration de collecter toutes les informations relatives à la
réalisation du programme agréé et au démarrage des activités ;
v L’élargissement des garanties aux normes
internationales (protection contre l’expropriation, droits et libertés des
entreprises) et leur application à tous
les investisseurs quelque soit leur origine ;
v La suppression du minimum de fonds propres
exigible ;
v L’encouragement des activités à haute intensité de
main d’œuvre et l’incitation à la création d’emplois dans les régions autres
que celles de Dakar ;
v Le respect des dispositions du code de
l’environnement.
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