République du Sénégal
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REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un Peuple-Un But- Une Foi

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Ministère de l’Economie et                        0561/MEF/DGF/DB4

Des Finances                                                   Dakar, le 18 jan. 2007  

Direction Générale des Finances

           -----------------

Direction du Budget

 

 

 

                       Le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie et des Finances

A

- Messieurs les Ministres d’Etat,

- Mesdames et Messieurs les Ministres,

- Mesdames et Messieurs les administrateurs                   de crédits délégués,

- Mesdames et Messieurs les comptables publics et administrateurs comptables

 

 Obje: mise en place des crédits et exécution du budget

             de l’Etat au titre de la gestion 2007.

 

              La loi de finances de l’année 2007 a été votée par l’Assemblée Nationale en sa séance du lundi 18 décembre 2006 et promulguée par le Chef de l’Etat sous le numéro 2006 - 42 du 21 décembre 2006.

 

              Ces deux  conditions essentielles ayant été remplies, le budget de l’Etat au titre de la gestion 2007 est exécutoire.

 

              En vue du démarrage de cette nouvelle gestion, je vous communique ci-après, les indications qui pourraient faciliter l’exécution du budget, voire assurer une meilleure gestion des crédits.

 

I.- DEMARRAGE DE LA GESTION 2007.

 

               1.1.-Mise en place des crédits

 

                 La mise en place des crédits est faite grâce au logiciel dénommé Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP) qui prend en compte tout le processus budgétaire, de la préparation à l’exécution. L’automatisation de cette phase cruciale permet le démarrage de l’exécution du budget dès le premier mois de l’année.


                1.2 –Délégations de crédits

 

                 L’automatisation des délégations semestrielles de crédits entamée depuis la gestion 2002 avec la mise en application du logiciel de gestion de la dépense va se poursuivre avec le SIGFIP. Par ailleurs, le SIGFIP offre aussi la possibilité de faire des délégations ponctuelles sur demande des Ministères. Cependant, les administrateurs de crédits devront valider les propositions de délégations qui leur seront envoyées.

 

                 Néanmoins, je rappelle aux Contrôleurs Régionaux des Finances qu’ils doivent faire parvenir à la Direction du Budget l’état justificatif de l’utilisation des crédits délégués durant la gestion 2006 accompagné d’un rapport spécial mettant l’accent sur les erreurs, les omissions éventuelles et les difficultés rencontrées pendant l’exécution.

 

                  Par ailleurs, conformément à ma circulaire n° 08508/MEF/DGF/DB/DDI du 25 octobre 2006 relative à la clôture de la gestion 2006, les engagements nouveaux des services ayant bénéficié de procédures exceptionnelles de dépenses au cours des années antérieures ne seront acceptés qu’après la régularisation intégrale desdites dépenses. Aucune dérogation ne pourra être accordée à cause des contraintes de clôture des gestions et de production des comptes de l’Etat.

           

II. CONDITIONS ET MODALITES DE NOMINATION DES ADMINISTRATEURS DE CREDITS ET DES COMPTABLES-MATIERES

 

                  Les Ministres sont administrateurs des crédits qui leur sont affectés par la loi de finances. A ce titre, ils exercent les attributions qui s’attachent à ces fonctions qu’ils peuvent tout de même déléguer, par arrêté, à un fonctionnaire de la hiérarchie A ou B conformément aux dispositions de la circulaire n° 02978/MEF/DGF/DB du 23 mai 2000.

 

                  Pour cette dernière éventualité, la nomination d’un, voire de deux suppléants, constitue une précaution non négligeable dont l’intérêt se vérifie en cas d’empêchement ou d’absence de l’administrateur de crédits titulaire. Les personnes  déléguées dans les fonctions d’administrateurs de crédits devront déposer la copie de leur acte de nomination et leur spécimen de signature ; le spécimen ainsi recueilli devra permettre aux services de contrôle de s’entourer de toutes les garanties. 

 

                  Les comptables-matières sont responsables des magasins d’approvisionnement et des écritures des mouvements d’entrées et de sorties. Leur nomination, sur proposition de leur ministre de tutelle, relève de la compétence exclusive du Ministre de l’Economie et des Finances. La pratique qui consiste à les faire nommer, même à titre provisoire, par des personnes non habilitées, est proscrite.

 

 

 III. DISPOSITIONS PARTICULIERES SUR LA GESTION DES CREDITS

 

                  La loi organique n° 2001-09 du 15 octobre 2001 relative aux lois de finances dispose en son article 2 alinéa 3 que la loi détermine les sanctions applicables à toute personne qui aurait irrégulièrement engagé les finances publiques et les conditions dans lesquelles les fonctionnaires et agents de l’Etat sont, sans préjudice des sanctions disciplinaires et pénales encourues, rendus pécuniairement responsables des irrégularités commises.

 

                  Conformément aux dispositions de l’article 18 de la loi de finances de l’année 2007, tout acte de dépense qui engage les finances d’une personne morale de droit public est subordonné à l’existence de crédits suffisants et au respect des règles organisant les dépenses publiques que sont : l’engagement, le contrôle, la certification du service fait, la confirmation de sa régularité et de sa prise en charge par l’ordonnateur, la liquidation, l’ordonnancement et le paiement.

 

                  Tout contrat, conclu en violation de ces obligations, est nul et de nullité absolue.

 

                  De même les dispositions de l’article 45 du Code des Obligations de l’Administration  relatives à la compensation financière pour des livraisons de biens ou de services ne s’appliquent qu’aux travaux d’un montant inférieur ou égal à cinquante millions (50.000.000) francs ou aux travaux dont les marchés, quel que soit le montant, sont approuvés par le Ministre chargé des Finances.

 

                  Le rappel de ces dispositions a pour but principal de confirmer le respect du principe de l’engagement préalable en matière de dépenses publiques et de prescrire son respect strict.

 

                  En effet, aucune dépense, quelle que soit l’autorité qui la propose à l’engagement, ne peut recevoir un début d’exécution avant que le créancier éventuel de l’Etat ait reçu la confirmation de sa régularité et de sa prise en charge dans la comptabilité de l’ordonnateur.

 

                  La demande de mise en règlement immédiat ne peut être utilisée que dans les cas où l’obligation mise à la charge de l’Etat n’a pas pour contrepartie une prestation de service ou une fourniture,  sauf dérogation expresse du Ministre chargé des Finances.

 

                  Toutes les lignes budgétaires, à l’exception de celles concernant les dépenses permanentes (eau, électricité, téléphone, télex) et les crédits évaluatifs, sont soumises au contrôle du rythme de consommation. En fonction de la conjoncture, une modulation des dépenses pouvant concerner même les caisses d’avances, peut également être instaurée pour régler des dépenses d’intérêt national.

 

                  En outre, en prévision de difficultés pouvant survenir au cours de la gestion 2007, un blocage d’un pourcentage des crédits pourrait être effectué en vue de la réalisation d’une économie budgétaire.

 

                  Conformément aux dispositions de l’article 2 du décret n° 2003-657 du 14 août 2003, les régies de recettes et les régies d’avances sont créées par arrêté du Ministre chargé des Finances.

 

                  Toutefois, dans les limites et conditions fixées par l’arrêté                        n° 008447/MEF/DGCPT/DCP du 04 décembre 2003 du Ministre chargé des Finances, sous réserve de l’avis conforme du comptable assignataire, les Gouverneurs de région sont habilités à instituer des régies de recettes et des régies d’avances auprès des services relevant de leur circonscription administrative.

 

                  L’article 3 du décret sus-mentionné dispose que le régisseur est nommé par décision du Ministre chargé des Finances  sur proposition du Ministre auprès duquel la régie est constituée.

 

                  Je voudrais rappeler par ailleurs que la création de régies d’avances ne se justifie que par le fait qu’elle permet de faciliter le règlement de menues dépenses et d’accélérer celui des dépenses urgentes. A ce titre, leur existence n’exclut pas la possibilité d’exécuter les dépenses éligibles, suivant la procédure normale.

 

3.1 Dépenses de personnel

 

                  Sur la base des états de solde du mois de  décembre 2006, les Directeurs et Chefs de service de l’Administration Générale et de l’Equipement doivent élaborer par section, titre, chapitre, article et paragraphe, l’état certifié exact des effectifs présents dans leur département à la date du 1er janvier 2007.

 

                  L’état des effectifs présents donnera lieu à l’établissement d’une liste nominative selon le modèle joint en annexe.

 

                  Cette liste accompagnée de toutes les pièces justificatives relatives aux mouvements du personnel doit être déposée auprès du Contrôleur des Opérations Financières ou directement au Bureau du courrier de la Direction du Budget (4éme étage du C.C.A.P, pièce n° 410) au plus tard le 16 février 2007.

 

                  L’état des effectifs devra faire ressortir, outre le personnel présent, la situation des agents en position de stage dûment autorisé. Les agents en situation irrégulière doivent être signalés.

 

                  S’agissant des dossiers de renouvellement d’indemnités kilométriques, ils doivent être déposés au plus tard le 30 mars 2007. Passé ce délai, les demandes de renouvellement ne seront prises en compte qu’à compter de la date de réception et  ne peuvent donc ouvrir droit à aucun rappel.

 

                  En ce qui concerne les demandes nouvelles, le mandatement de l’indemnité ne prend en compte que la date de l’autorisation accordée à la suite de l’avis favorable de la commission ad hoc.

 

                  A cet effet, je vous prie de bien vouloir vous conformer aux dispositions de l’instruction présidentielle n° 19/PR/SG/IGE du 16 juillet 1984 portant application du décret n° 80-780 du 28 juillet 1980 modifié, réglementant l’attribution et l’utilisation de véhicules administratifs et fixant les conditions dans lesquelles des indemnités compensatrices peuvent être allouées à certains utilisateurs de véhicules personnels pour les besoins du service.

 

                   En application des dispositions sus- mentionnées, je vous rappelle que les véhicules administratifs sont,  sauf dérogation, conduits par les chauffeurs de l’administration et ne doivent pas circuler en dehors des jours ouvrables sans ordre de mission.

 

 

                  Conformément au décret n° 79-208 du 03 mars 1979 modifié, les catégories d’emplois dont les titulaires peuvent être autorisés à effectuer des travaux supplémentaires rémunérés par des indemnités horaires sont déterminées, pour chaque gestion budgétaire, et suivant les besoins des différents services, par des décisions conjointes du Ministre intéressé et du Ministre chargé des Finances. Le paiement est effectué dans la limite des crédits ouverts. Aucun dépassement ne sera accepté.

 

3.2 Dépenses de matériel

 

 

        3.2.1 Reprises en engagement sur les crédits de l’année 2007

 

                  L’article 173 du décret n° 2003-101 du 13 mars 2003 portant règlement général sur la comptabilité publique dispose que : « les engagements dont l’exécution n’est pas intervenue au 31 décembre ou dont l’ordonnancement n’a pas été effectué dans les délais de prise en compte prévus à l’article 148 dudit décret, sont repris en engagement sur les crédits du budget de l’année suivante. »

 

                  La liste de ces engagements, établie le cas échéant après réévaluation par les administrateurs de crédits, doit être visée par l’Ordonnateur et le Contrôleur des Opérations Financières et adressée aux ministres concernés.

 

                  Cette disposition particulière doit inciter les administrateurs de crédits à assurer un bon suivi des opérations de fin de gestion afin d’éviter ces reprises assimilables à des diminutions de leurs crédits. Elle ne concerne pas les opérations effectuées en violation de l’article 18 de la loi de finances de 2007, c’est à dire celles qui n’ont pas respecté les règles organisant les dépenses publiques.

 

        3.2.2. Marchés publics de fournitures, travaux et services

 

                   En application du décret n° 2002-550 du 30 mai 2002 portant code des marchés publics, il est obligatoirement passé un marché lorsque la valeur des besoins annuels égale ou excède quinze millions (15.000.000) francs pour les fournitures et vingt cinq millions (25.000.000) francs pour les travaux ou les prestations de services.

 

                    En ce qui concerne les services de l’Etat, les collectivités locales et les établissements publics, si le montant des besoins est inférieur à ces seuils mais supérieur à trois millions (3.000.000), il est fait recours à la procédure de demande de renseignements et de prix et par toute forme de publicité appropriée.

 

                    A propos de la responsabilité des agents publics, tout fonctionnaire coupable des fautes prévues à l’article 180 du décret n° 2002-550 est déféré devant la chambre de discipline financière de la Cour des Comptes.

 

                     Les soumissionnaires ou titulaires de marché sont quant à eux  passibles, en cas de corruption, de mesures coercitives sans préjudice des sanctions pénales prévues par les lois et règlement en vigueur. En outre, les entités qui passent marché peuvent proposer l’exclusion générale des marchés à l’encontre d’un co-contractant pour faute commise dans la passation et l’exécution des marchés.

 

 

                     Par ailleurs, l’article 2 du décret n° 2003 -701 du 26 septembre 2003 portant modification du décret n° 2002-550 du 30 mai 2002 portant code des marchés publics, dispose que les achats de carburant ne sont pas soumis à la procédure de passation de marché. Cette disposition a été introduite à cause de l’uniformisation du prix du carburant au détail, ce qui ne nécessite plus l’utilisation d’une procédure de passation de marché.

 

                     Enfin, l’article 205 du décret n° 2004-819 du 29 juin 2004 abrogeant et remplaçant certaines dispositions du décret n° 2003-701 visé au paragraphe précédent, introduit des innovations concernant l’autorité habilitée à approuver les marchés de l’Etat, selon le montant et l’avis de la Commission nationale des Contrats de l’Administration ou de la Commission régionale :

- Le Premier Ministre en cas d’avis favorable ou défavorable de la Commission nationale ou régionale des Contrats de l’Administration et si le montant est supérieur ou égal à 300.000.000 francs CFA ;

 - Le Ministre chargé des Finances en cas d’avis favorable de la Commission nationale des Contrats de l’Administration si le montant est égal ou supérieur à 100.000.000 francs mais inférieur à 300.000.000 francs CFA ;

  -Le Ministre dépensier en cas d’avis favorable de la Commission nationale des Contrats de l’Administration et que le montant est égal ou supérieur à 30.000.000 francs CFA mais inférieur à 100.000.000  francs CFA ;

  - Le Gouverneur de région en cas d’avis favorable de la Commission régionale  des Contrats de l’Administration et si le montant est inférieur à 30.000.000 francs CFA, à l’exception de la région de Dakar pour laquelle l’approbation des marchés reste de la compétence du Ministre dépensier.

 

                    Afin d’éviter le dénouement tardif des dossiers de marchés et le recours abusif à la procédure de gré à gré, le Premier Ministre a, suivant circulaire n° 4 en date du 26 avril 2005, ordonné à toutes les administrations contractantes, d’élaborer et de publier leur plan de passation de marchés dès la fin des arbitrages budgétaires (voir modèle joint en annexe).

 

                    Le plan de passation de marchés est un outil de planification qui permet de faire jouer pleinement la concurrence et de laisser suffisamment de temps aux soumissionnaires pour mieux préparer leurs offres.

 

                     Je rappelle à votre attention que, sur instruction de Monsieur le Premier Ministre, la Commission nationale des Contrats de l’Administration n’examinera plus aucun dossier de marché d’un ministère qui ne lui aurait pas, au préalable, soumis son plan de passation. Cette disposition sera rigoureusement appliquée en 2007 ; aucune dérogation ne sera accordée.

                    

                     Par ailleurs, je rappelle qu’il est interdit à l’autorité co-contractante de fractionner les dépenses afin de pouvoir rester en deçà des seuils de passation d’un marché. Toute violation de cette disposition entraînera un rejet de la dépense par les services du Ministère de l’Economie et des Finances.

 

                     En outre, la procédure de demande de renseignements et de prix est requise auprès de trois fournisseurs ou prestataires de services au moins pour les fournitures dont la valeur est égale ou supérieure à trois millions et les travaux ou prestations de services d’un montant égal ou supérieur à six millions.  

       

        3.2.3. Dépenses permanentes (eau, électricité, téléphone, télex)

 

                     L’engagement des dépenses permanentes doit être fait, en priorité, dès le début de la gestion. Ce genre d’engagement est dispensé du contrôle du rythme de consommation.

 

        3.2.3.1- Services régionaux (en dehors de Dakar)

 

                     Pour éviter la constitution de stocks d’arriérés préjudiciables aussi bien aux concessionnaires qu’aux services, les crédits de dépenses permanentes sont  depuis la gestion 2003, délégués aux Contrôleurs Régionaux des Finances qui doivent les engager régulièrement et en priorité. Cette mesure permet d’éviter les engagements tardifs et les insuffisances de crédits.

 

                     En ce qui concerne les Préfectures ou les Sous-Préfectures qui ne disposeraient pas de courant continu ou de réseau d’adduction d’eau raccordé à celui de la Sénégalaise des Eaux, les chefs de circonscriptions administratives peuvent utiliser les crédits d’électricité et d’eau pour acheter du gaz, du pétrole lampant, du gasoil et participer, dans la limite des autorisations de dépenses accordées, au fonctionnement des forages.

 

                     Les bons d’engagement relatifs à des dépenses de cette nature devront être accompagnés d’un certificat administratif du Chef de la circonscription administrative attestant que la S.D.E. et la SENELEC ne disposent pas d’installations au niveau du chef-lieu de la circonscription.

 

        3.2.3.2-Services centraux

 

                       La gestion des crédits d’eau relève de la Direction du Budget, à l’exception de ceux du Ministère de l’Education et du Ministère de la Santé et de la Prévention Médicale. Les crédits d’électricité et de téléphone sont gérés par les  différents  départements ministériels. Plus que par le passé, une attention particulière devra être apportée au suivi de ces consommations et à leur règlement dans les délais.

 

                     Dans le cadre de l’assainissement des relations financières entre l’Etat et les sociétés concessionnaires, les administrations défaillantes pourraient voir leur fonctionnement perturbé par les mesures coercitives que celles-ci seraient appelées à prendre puisque liées elles aussi à des contraintes de bons résultats.

 

3.2.3.3-Postes diplomatiques

 

                     L’élargissement de la carte diplomatique de notre pays a nécessité l’octroi de moyens supplémentaires dont l’utilisation rationnelle aiderait à mieux poursuivre la progression de la stratégie utilisée. A cet effet, je rappelle aux Chefs de missions diplomatiques qu’il n’existe aucune solidarité entre les lignes budgétaires. A défaut de virements de crédits, le budget doit être exécuté tel qu’il est voté par l’Assemblée Nationale.

 

                     Le respect strict de la nomenclature budgétaire doit être privilégié en vue d’une bonne exécution des dépenses.

 

        3.2.4 Imputation des achats de matériel et mobilier de bureau et de véhicules

 

                       Le matériel et le mobilier de bureau ne doivent être achetés que sur les crédits de dépenses communes gérés par le Ministère de l’Economie et des Finances (Direction du Matériel et du Transit Administratif). A titre exceptionnel, des allocations peuvent être faites à des départements ministériels, compte tenu de leurs spécificités.

 

                     Les grosses réparations effectuées sur les bâtiments administratifs ne doivent être réglées que sur les crédits gérés par la Direction de la Gestion du Patrimoine Bâti. La seule exception accordée concerne le Ministère des Forces Armées.

 

                     L’achat de moquette ne devra pas se faire sans l’autorisation du Ministre chargé des Finances.

 

                     Les Ministères désireux d’acquérir des véhicules devront faire procéder à des virements de crédits au profit de la Direction du Matériel et du Transit Administratif.

 

 

        3.2.5. -Engagement des autres dépenses de matériel

 

                     Le règlement d’arriérés n’est pas permis  par respect au principe du paiement au comptant en ce qui concerne les régies d’avances. Ces régies ne dérogent pas au principe de la concurrence. Le défaut de compte d’emploi des avances consenties lors de la gestion précédente empêche le renouvellement au titre de la gestion 2007.  Compte tenu de l’application de la nouvelle nomenclature budgétaire, l’imputation des dépenses sur plusieurs lignes est tolérée à condition que les rubriques concernées figurent sur l’acte de création.

 

                     Je rappelle qu’en application des dispositions de l’article 9 du décret   n° 2003-657 du 14 août 2003 relatif aux régies de recettes et aux régies d’avances de l’Etat et de l’arrêté n° 8446/MEF/DGCPT/DCP du 04 décembre 2003, le montant maximum des dépenses de matériel, de travaux d’entretien et de transfert payables par l’intermédiaire d’un régisseur d’avances est fixé à 200.000 francs CFA par opération ; toutefois ce montant est ramené à 50.000 francs CFA dans les régions autres que Dakar par l’arrêté n° 8447/MEF/DGCPT/DCP du 04 décembre 2003 habilitant les Gouverneurs de région à instituer des régies.

 

                     Les dossiers de règlement de frais d’hôtel ou de restauration doivent être accompagnés de bons de commande (d’hébergement ou de restauration), de l’état des rationnaires, conformément à l’arrêté n° 6058/MEF/DGCPT en date du 22 août 2003 portant établissement de la nomenclature des pièces justificatives des dépenses de l’Etat ou d’un certificat administratif en tenant lieu, si le nombre des bénéficiaires est élevé. Ce certificat administratif est différent de celui qui atteste de la réalité de la dépense. Le contexte de l’évènement justifiant la dépense doit être précisé afin que l’ordonnateur délégué puisse valablement viser le certificat administratif.

 

                     Les contrats sont soumis aux formalités d’enregistrement et de timbre sauf dispense prévue par les lois et règlements. La tacite reconduction doit être évitée. Les contrats arrivés à terme doivent être renouvelés si le besoin se fait sentir. Ces contrats doivent être établis sur la base de demandes de renseignements et de prix ou d’appels d’offres selon les seuils réglementaires et non par entente directe et sans autorisation préalable.

 

                     En cas d’exclusivité, une attestation de justification doit être jointe au dossier.

 

                     Pour ce qui concerne les acquisitions d’œuvres d’art auprès des  artistes, il convient de joindre un certificat d’authenticité des objets d’art commandés.   

 

                     L’abonnement aux journaux nécessite un bulletin d’abonnement à défaut du contrat.

 

                     Le paragraphe 2 et la ligne 1 de l’article 62 sont destinés à l’entretien du matériel informatique ; le nettoiement des locaux et l’entretien de tout autre matériel ne doivent pas y être imputés.    

 

                     La confection d’effets vestimentaires destinés aux agents de l’Etat doit être confiée aux entreprises, sociétés ou tailleurs agréés, retenus après un appel d’offres à la suite duquel la  Direction du Matériel et du Transit Administratif publie la  circulaire portant liste des soumissionnaires autorisés à exercer dans le cadre de l’Administration. A titre exceptionnel, les tenues spéciales de corps comme ceux des Forces Armées, des Eaux et Forêts et des Parcs Nationaux, les bonnets, gants et pantoufles du personnel de la Santé, des chirurgiens notamment, peuvent être confectionnés par d’autres entreprises, sociétés ou tailleurs retenus après un appel à la concurrence.

         

                     Les déplacements des fonctionnaires et agents de l’Etat à l’intérieur du pays doivent être rationalisés. En effet, le décret n° 77.080 du 28 janvier 1977 relatif au régime des déplacements des magistrats, fonctionnaires et autres agents de l’Etat à l’intérieur du pays est modifié par le décret n° 2006-597 du 10 juillet 2006. La durée d’une mission autorisée à l’intérieur du territoire national ne peut excéder dix jours sauf dérogation du Premier Ministre, après avis du Ministre chargé des Finances. L’indemnité d’intérim n’est allouée que pour une durée maximum de soixante jours.  

 

                     Les nouvelles dispositions en la matière se présentent comme suit :

 

     - Groupe I : indice égal ou supérieur à 2296 ; pour les agents non fonctionnaires : solde et accessoires d’un montant annuel égal ou supérieur à 2.429.500 francs CFA ;

     - Groupe II : indice égal à 1728 et inférieur à 2296 ; solde et accessoires d’un montant annuel égal ou supérieur à 2.109.610 francs CFA ;

     - Groupe III : indice inférieur à 1728 ; solde et accessoires d’un montant annuel inférieur à 2.109.610 francs CFA.

 

Frais de tournées :

     - Groupe I : 25.000 francs CFA par jour ;

     - Groupe II : 20.000 francs CFA par jour ;

     - Groupe III : 15.000 francs CFA par jour.

Frais d’intérim :

      - Groupe I : 5.000 francs CFA par jour ;

      - Groupe II : 4.000 francs CFA par jour ;

      - Groupe III : 3.000 francs CFA par jour.

 

                     D’une manière générale, en vue de faciliter le contrôle, en ce qui concerne la chronologie des actes, les pièces justificatives que sont les factures,les devis estimatifs, les procès-verbaux de réception, les certificatifs administratifs joints aux bons d’engagement,  doivent être numérotées et datées.

 

                     Concernant l’entretien et la réparation des véhicules, le volet ayant trait à la fourniture de pièces détachées ne doit pas être perdu de vue et à chaque fois qu’un aspect des opérations n’est pas pris en compte par le cachet portant les mentions de certification, il est permis de l’ajouter à la main. En tout état de cause, les mentions qui conviennent sont les suivantes :

 

    -Certifié le service fait pour l’entretien du véhicule n° ….affecté  à … ;

    -Certifié la fourniture faite pour l’entretien et la réparation du véhicule n° …affecté à …;

    -Certifié les travaux effectués pour l’entretien du véhicule n° …affecté à ….

 

 

                     Pour les dépenses de formation, stage ou séminaire, le certificat administratif doit être accompagné de toutes les pièces justificatives y afférentes, en particulier l’état d’émargement des participants.

 

                     En vue d’une mise à niveau générale de tous les acteurs impliqués dans le processus de l’exécution des dépenses de l’Etat, je vous invite à vous référer,  à chaque fois que de besoin, à l’arrêté ministériel n° 6058/MEF/DGCPT du 22 août 2003 portant établissement de la nomenclature des pièces justificatives des dépenses publiques.

 

        3.2.6-Virements de crédits

 

                     Ils sont prévus par la loi organique n° 2001-09 du 15 octobre 2001 relative aux lois de finances mais doivent être maintenus dans la limite du dixième (1/10è) de la dotation de chaque chapitre concerné. Ils sont autorisés par arrêté à condition d’intervenir à l’intérieur d’un même chapitre du budget et de chapitre à chapitre par décret.

                    

        3.2.7- Demandes de crédits additionnels

 

                     Compte tenu des contraintes qui s’attachent à la gestion 2007 et au vu  des efforts consentis en matière d’allocations budgétaires, aucune demande de crédits additionnels ne pourrait être satisfaite.

 

        3.2.8-Subventions et transferts

 

                     Les administrateurs de crédits sont informés qu’aussi bien pour l’investissement que pour le fonctionnement, il leur revient de procéder à la préparation des décisions de versement. Le rythme de versement des subventions est soumis à la règle de modulation des dépenses au même titre que les autres dépenses de fonctionnement hors personnel.

 

                     Les crédits d’investissement ayant un caractère de contreparties feront l’objet de décisions de versement établies par le Ministre chargé des Finances, sur saisine du Ministre de tutelle du projet.

 

                              

                     Cette innovation répond à deux soucis : permettre aux ministères techniques d’exercer pleinement leur compétence d’administrateur de crédits sur les crédits d’investissement d’une part et au Ministre chargé des Finances d’assumer sa mission de garant des accords de financement, qui postule le respect des engagements en matière de contrepartie d’autre part.

    

             3.3- Dépenses d’investissement

 

                     Les crédits de paiement disponibles sur les opérations en capital peuvent être reportés sous certaines conditions par arrêté du Ministre chargé des Finances pour s’ajouter aux crédits ouverts au titre de la gestion 2007.

 

           3.4- Cadre de dépenses à moyen terme

 

                     Dans le cadre de la gestion 2007, les Ministères sous CDSMT devront exécuter leurs programmes conformément aux données intégrées dans le SIGFIP  pour faciliter le suivi- évaluation de leur CDSMT. A cet effet, ils devront préciser sur les bons d’engagement l’activité concernée. Aussi, les rapports de performance devront être produits selon la périodicité indiquée dans le plan d’action de mise en œuvre du CDMT. Il faudrait également signaler que toute demande de virement de crédits qui risque de dénaturer les programmes ou de remettre en cause les indicateurs de performance fixés,  fera l’objet d’un rejet.      

 

           3.5- Dépenses sur les comptes spéciaux du Trésor

 

                     Le fonctionnement des comptes spéciaux du Trésor est assorti, après le vote de la loi de finances, de l’adoption du compte prévisionnel.

 

                     Les comités de gestion devront se réunir dans les meilleurs délais afin que les comptes prévisionnels soient adoptés avant le 13 mars 2007.

 

                     A l’exception des dépenses de personnel, aucun engagement ne peut être effectué avant l’approbation du compte prévisionnel dont l’élaboration relève de la compétence du Ministre chargé de la gestion du compte spécial du Trésor après avis du comité de gestion.

           

                     Ce compte prévisionnel est approuvé par le Ministre chargé de la tutelle  du compte spécial du Trésor et par le Ministre chargé des Finances.                                     

                                                                                                                

                                                           *     *       *

                    Je compte sur la collaboration de tous les administrateurs de crédits, ordonnateurs et comptables afin que le budget de l’année 2007 soit exécuté dans de bonnes conditions.      

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