République du Sénégal
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STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVE

VI. AMELIORER L’EFFICACITE DE L’INTERVENTION DE L’ETAT

En initiant la politique d’ajustement global, l’Etat a surtout pris conscience de la nécessité de créer de nouvelles bases à son action pour le développement du secteur privé. Cela s’est traduit par la dévaluation sur laquelle a été adossé un vaste programme de libéralisation économique et la formulation d’une nouvelle génération de privatisations concernant des secteurs jusqu’alors réputés stratégiques. Dans le but d’accroître le niveau et l’efficacité des investissements privés, l’Etat a entrepris de déreglementer davantage l’économie et de promouvoir un cadre de concurrence des initiatives privées. A cette fin, les ressources de l’Etat et les capacités de gestion de l’administration devraient être réaffectées et concentrées sur les domaines où l’intervention de l’Etat est jugé nécessaire parce que le marché ne saurait apporter une solution socialement acceptable. Ce faisant, l’Etat devrait veiller à maintenir un environnement et des politiques stables pour la visibilité du secteur privé. A cet égard, la privatisation des entreprises publiques contribue à mettre tous les producteurs d’un même secteur sur le même pied d’égalité, dans un cadre de concurrence, pendant qu’elle réduit le périmètre d’intervention de l’Etat et participe à la stimulation de l’investissement privé.

En 1994, à la faveur de la dévaluation, le gouvernement a pris une option ferme pour un abandon total de l’interventionnisme étatique dans la détermination des prix du marché. Cependant, en dehors des privatisations, l’investissement direct étranger n’afflue pas encore au Sénégal et l’investissement direct en général n’a pas encore atteint les niveaux généralement enregistrés dans les économies performantes. Cette situation laisse entendre que le degré d’engagement de l’Etat et de l’administration en faveur des réformes ne serait pas encore perçu par les investisseurs à la hauteur des prétentions. Il serait alors attendu que l’Etat maintienne le cap des réformes afin de créer les conditions nécessaires à la stimulation des investissements privés et des exportations, notamment de produits manufacturés. Pour les besoins de l’élaboration d’un plan d’action axé sur la réalisation de ces objectifs, sont explorées ci-dessous la situation et les perspectives de réformes dans les domaines suivants :

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